Si je devais nommer 10 choses pour lesquelles je suis reconnaissante, quelles seraient-elles ?

Pas mal facile, je pense, pour quelqu’un qui fait cette liste toutes les semaines !

  1. Sentir mon bébé bouger. Ça fait un tremblement de terre dans ma bedaine.
  2. M’être sortie de toutes les merdes que j’ai traversé.
  3. Être partie de chez mes parents à 20 ans. Pas d’argent, aucune idée de ce qui s’en venait mais, au moins, j’étais indépendante.
  4. La thérapie a fonctionné.
  5. Je vis avec un homme merveilleux.
  6. Avoir de l’argent qui rentre.
  7. Avoir des assurances.
  8. Je ne manque de rien. De rien du tout.
  9. Quand je suis fatiguée, je peux faire une sieste.
  10. Je viens de réaliser que si mes amies ont été aussi présentes depuis que je suis en arrêt de travail c’est peut-être parce que je vis enfin une situation où elles peuvent faire quelque chose et que je les laissent faire : elles me divertissent !
Publicités

Lundi reconnaissant

  1. La mère de mon amie est décédée, mais, mon amie va bien. Je suis contente qu’elle ait eu le temps de parler, rire, chanter avec sa mère.
  2. Cette amie-là m’a appelée quand elle a eu besoin de parler. J’ai senti qu’elle me faisait confiance.
  3. J’ai reçu à souper hier et mon gâteau aux carottes était tellement bon !
  4. Mon chum a fait la moitié de la vaisselle quand la visite est partie.
  5. J’ai enfin deux jupes de maternité, un pantalon (il faut que je fasse faire les bords) et mon manteau d’hiver.
  6. Ma collègue de travail revient aujourd’hui après une semaine et demie de congé.
  7. Mes cheveux sont beaux ce matin.
  8. Ma mère est toute excitée par le bébé. C’est pas mal drôle.
  9. J’ai plein de livres à lire !
  10. L’aménagement de notre appart s’en vient bien !

Palmarès de la semaine

  1. Ma collègue est en vacances, j’ai eu une semaine épuisante. Mais…c’est le genre de semaine que j’avais avant qu’elle soit là et ça passe pas mal plus vite. Être en contrôle de tout fait qu’il n’y a pas de change qui tombe dans les craques. Je sais à quelle étape je suis rendue pour tout ce qui se passe.
  2. Je veux des amies. Mais, j’ai de la misère à embarquer totalement, finalement. Comme j’ai dit souvent, ça me prend deux ans. Après deux ans, je suis là.
  3. Je veux des amies, mais, en même temps, je ne veux pas parler au téléphone, je ne veux pas les voir chaque semaine. Me semble que c’est yo-yo pas mal.
  4. Le bébé ne bouge pas encore. Je veux dire que je ne le sens pas bouger encore.
  5. J’ai de la misère à m’endormir et à rester endormie après 3h du matin.
  6. Mes pantalons sont trop serrés !
  7. J’adore le YMCA. Mais c’est le temps de me réabonner et je pense que je vais regarder ailleurs. C’est cher le Y.

Les gens que j’attire

Les gens que j’attire présentement ne sont pas nécessairement comme les gens que j’attirais avant.

Avant, j’attirais les gars non disponibles.J’ai aussi attiré les vieux pets et les grands ténébreux.

En amitié, j’attirais personne, je pense. Probablement parce que je ne voulais pas d’amiEs, les amIs m’intéressaient. Mais, les gars qui se disaient mes amis finissaient toujours par me faire des avances. Non disponibles, c’était pas sérieux.

En ce moment, je ne sais pas qui j’attire comme gars, mais je sais que j’ai choisi mon chum peu importe les abeilles qui essayaient de me butiner (les non disponibles et les vieux pets). Et je ne remarque pas vraiment si j’attire d’autres gars. Eh que c’est relaxant avoir un chum. Pas de questions à se poser sur les autres gars.

En amitié, j’attire les chiâleux, les gens intenses et dramatiques, les gens qui ont besoin d’aide. Les piteux pitous. En général, ils sont soit des rejets ou ils font d’eux-mêmes des rejets. Ils manquent d’estime, sont dépendants, ont des sautes d’humeurs…

Étrangement, avant, les piteux pitous m’attiraient mais ils me rebutent maintenant. Mais, pour ce post, je vais rester avec ceux que j’attire.

Moi aussi j’ai été un piteux pitou. J’ai attiré des sauveurs aussi pendant cette période-là. C’est ça, ça dépend des périodes.

En ce moment, je suis indépendante, je dis ce que je pense, je sais ce que je veux, j’aime passer du temps seule alors j’attire les gens faciles à intimider, à manipuler. Le genre de personne tellement transparente que ça prend une ou deux rencontres et je sais sur quels pitons peser pour qu’elles doutent d’elles-mêmes et qu’elles freakent. C’est pour ça que je ne le fais pas. Mais, je me tanne tellement de faire attention que ça me donne le goût…

C’est le genre de personne qui est susceptible aussi. Il suffit de niaiser pour que ça soit pris au sérieux. Qui calque son comportement ou son humeur sur ma propre humeur. Même si mon humeur ne dépend pas de la personne. Je me ramasse donc avec quelqu’un qui soit force la bonne humeur, soit se tasse et boude quand je suis de mauvaise humeur.

J’attire les victimes. C’est jamais de leur faute, personne les aime, sont sûrs que leur boss aime mieux quelqu’un d’autre et ils passent leur temps à chiâler sur leur famille, leur job, les transports en commun, leur varices, les punaises de lit…et awoye que ça rumine encore et encore. Elles aiment ça, les victimes, rappeler comment elles sont malchanceuses.

Ce sont aussi des champions du déni. Même si c’est écrit gros de même que le gars l’aime pas et ne l’a jamais aimée, elle fonce dans le mur et s’obstine à brailler pour ce que le gars a fait. Si seulement elle ouvrait les yeux, si seulement elle lisait « He’s Just Not That Into You ». Mais, non.

En plus, ce sont des gens qui adorent les drames. Étire la sauce, remets-en, ça finit pus. Tout est compliqué, tout est une source de questionnement, de crises de larmes. L’amie que j’ai flushé ne se rendait pas compte que presque tous ses amis étaient ses ex, que chaque fois qu’elle décidait d’arrêter de parler à un, un autre à qui elle avait arrêté de parler auparavant refaisait surface. Parce qu’elle l’avait appelé. Ex= drames, malentendus, vieilles histoires pas réglées.

Mais, pour l’amie qui est dramatique mais qui ne vit pas dans le drame, ça va.

C’est pas pour rien que je manque d’énergie après peu de temps passé avec eux. Avant, je les trouvais amusants, entertaining. Maintenant, je les trouve immatures émotionnellement, épuisants, plattes et je leur souhaite un bon thérapeute !

Qui pense peu se trompe beaucoup ? Je pense beaucoup, je me trompe aussi.

J’ai « cassé » avec ma nouvelle amie hier. Je cherchais une façon de lui dire puis elle m’a écrit un courriel pour me dire qu’elle sentait que je m’éloignais et me faire d’autres reproches.

Je me suis couchée plus tard pour être sûre de lui écrire une réponse qui ne semble pas un reproche ou une accusation.

Je suis en très grosse réflexion sur l’amitié. Encore. J’ai beau y avoir pensé…comme en amour, ça prend de l’entraînement. 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage. J’ai beaucoup appris sur le genre de personnes que j’attire, qui m’attire, les drapeaux rouges que j’attribue en amitié.

Ce matin, je suis donc fatiguée. Merci Second Cup de me fournir en caféine.

Legacy

J’aimerais léguer les choses suivantes à ma future fille ou mon futur garçon. Il y a sûrement des choses qui se recoupent :

  1. L’importance d’une bonne santé financière. Payer ses dettes avant de mettre de l’argent de côté, planifier le règlement des comptes en fonction des paies, mettre un petit peu d’argent au cas où, que payer ses comptes et l’épicerie c’est une richesse parce que tu mets l’argent où t’en a besoin.
  2. Le respect de son corps. Ne pas laisser les gens te toucher si tu ne veux pas et être capable de le dire, faire de l’exercice chaque semaine vu qu’on vit longtemps, ne pas se priver côté bouffe mais bien manger quand même, que la sexualité n’est pas sale et qu’elle est bénéfique et très le fun (inclut la masturbation), que tout le monde a un corps et que personne n’est parfait donc il faut aimer ce qu’on a.
  3. L’importance d’une bonne santé mentale. Gérer son stress, diviser les grosses tâches pour qu’elles paraissent moins grosses, se réserver des moments de loisirs pour mieux travailler, avoir du fun, savoir prendre du recul face au jugement des gens et face au travail, ne pas laisser les autres dicter nos émotions ou nos actions, exprimer ses émotions, savoir pleurer pour décompresser, respirer par le ventre, accepter ses limites, savoir laisser aller, reconnaître et accepter ses émotions, reconnaître ses torts et s’excuser, reconnaître avoir besoin d’aide n’est pas un signe de faiblesse.
  4. L’amitié passe presque avant tout et en amitié comme en amour… Savoir choisir ses amis et ses amoureux, reconnaître les bons coups, être capable de reconnaître les drapeaux rouges, savoir communiquer sans crier ni frapper, savoir quand lâcher prise, être capable d’être là pour les autres en écoutant et en posant des questions sans chercher à réparer ce qui nous semble brisé mais qui ne l’est pas, savoir exprimer ses besoins, savoir quand partir…
  5. Cuisiner ! Entre autres, comment suivre une recette et quand improviser, l’hygiène dans la cuisine.
  6. C’est bien d’être inquiet pour certaines choses, mais c’est pas nécessaire de virer fou.
  7. Si on ne réussit pas du premier coup, réessayer en gardant en tête que si tu fais toujours les choses de la même façon en espérant des résultats différents, c’est pas logique. Ça marche avec tout. Quand il se passe toujours la même chose, qu’il y a des patterns, il est temps de changer de chemin !
  8. Ça donne rien de chiâler pendant cent ans. Si tu es insatisfait, change les choses.
  9. Personne ne lit dans tes pensées, exprime-toi.
  10. Les adultes ne sont pas des super héros, ils sont humains. Ils font des erreurs. Les adultes tombent amoureux aussi, ils ont de la peine aussi, ils méritent une vie à part de leurs enfants.
  11. Les dents ne sont pas faites que pour mordre, il faut aussi sourire.
  12. Qui pense peu se trompe beaucoup.

Et bien d’autres !

Déception

Maudit que je suis déçue.

J’ai souvent dit que quand je suis passionnée par quelqu’un c’est qu’il y a quelque chose de louche. J’ai une « amie » qui ne le restera pas longtemps. Je pensais vraiment avoir trouvé une bonne amie…mais, non.

Il faut que j’apprenne à rester loin des gens comme elle qui compliquent tout, qui ruminent les mêmes affaires sans passer à autre chose, qui chiâlent sur tout, sont insécures, et m’appellent en braillant.

J’aurais dû voir les drapeaux rouges…

Bref, quand je lui annoncé que je suis enceinte, elle n’a presque pas eu de réaction. Elle m’a dit qu’elle s’en doutait parce que j’avais pris du poids quand on s’était vu la dernière fois. La dernière fois qu’on s’est vu c’était au mois de juillet ! Ça paraissait pas, loin de là.

Elle s’est penchée sur son menu et ça a pris du temps avant qu’elle relève la tête. Elle ne m’a demandé son nom, si je savais ce que j’allais avoir. Mais, elle m’a demandé si j’avais eu des effets indésirables. That’s it.

Éventuellement, elle a dit que quand le bébé va être né, on va se voir moins souvent. Cette fois-ci, je ne l’ai pas démentie. Mets-en qu’on va se voir moins souvent.

Depuis que je la connais, j’ai été là pour elle. Pendant qu’elle pleurait, pendant sa rupture, son deuil de sa grand-mère qui date d’un an, pour l’aider à lui trouver un psy, pour parler de sa job, etc. Elle est super bonne pour être là dans les périodes de drame. Vu que je n’en vis pas vraiment depuis longtemps, c’est platte. On parle du passé. Mais, mon passé est fini. Et je n’ai pas envie de le revivre. J’ai fait ma thérapie ! Ça été efficace.

Je planifiais déjà de ne pas l’inviter au party de Noël et je me sentais mal. Sauf que je ne voulais pas endurer de drames, de silences, de complications à cause que son ex, le meilleur ami de mon chum, serait là. C’est le meilleur ami de mon chum et le futur parrain, je ne le désinviterai pas pour elle ! Il est venu au party chaque année ! Sa blonde va être là aussi. En plus, elle a dit qu’elle trouvait ça platte comme bouffe, pas excitant. On ne changera pas le menu pour elle non plus. Là, c’est officiel qu’elle ne sera pas invitée.

Je trouve ça dommage. Une chance que je me suis fait une autre amie dernièrement qui, elle, est super gentille, positive, souriante, aimable ! Je trouve ça dur d’avoir à laisser tomber L. Mais, je n’ai plus de fun à être avec elle.