Du piano au désintérêt

Quand je me suis réveillée, c’était de la musique de piano qui jouait. J’ai repensé à mon rêve dans lequel mon ex, le Troll, utilisait SFX dans sa librairie et j’avais peur que ça f*** mon système de bibliothèque. Dans mon rêve, mon chat me suivait partout. Il marchait à côté de moi. Il ronronnait. Ben quand je me suis réveillée, mon chat dormait sur mon dos et je recommençais à avoir chaud.

Puis la tite musique de piano m’a fait penser à B.B., je me suis demandé c’est quoi déjà le nom du gars qui faisait la musique sur le CD qu’il m’avait prêté ? Puis, j’ai pensé à son ami, P.B. Le gars mystérieux par excellence. Jamais un mot et quand il parle, il faut tendre l’oreille sinon on entend rien. Hey, j’ai eu de la misère à me rappeler son nom de famille. On travaille sur le même étage, il ne me dit toujours pas salut sauf dans des cas extrêmes…comme quand il me regarde en pleine face !

Ce gars-là n’ira jamais hors de son chemin pour dire salut à quelqu’un. Un p’tit mur de brique silencieuses. Ou silencieux. Mur silencieux ou briques silencieuses…comme avoir l’air fou (même quand t’es une fille parce que c’est l’air qui est fou). Anyway. Il ne pose pas de questions, ne raconte rien sur sa vie privée, ne rit jamais à haute voix. Quand il éclate de rire, c’est un silence secoué. Tu vois deux épaules bouger, la bouche s’ouvrir un peu, les yeux se plisser un brin. Le temps que tu te demandes s’il a ri, c’est déjà fini.

Je me suis demandé comment un gars aussi bien repassé de sa personne, aussi silencieux dans ses éclats de rire, qui ne s’intéresse à personne et dont on pourrait oublier l’existence…ben, comment il fait pour se trouver une blonde ? Il est beau bonhomme, bien préservé pour le grand âge de au moins 40-45 ans. Mais, il n’a pas de charisme, pas le quotient niaiseux québécois ou le quotient chaleur tropicale étranger pour pogner.

Bon. Moi, je l’ai toujours trouvé étrange et mystérieux. Ce qui fait que je le trouvais intrigant et donc, intéressant. Mais, je savais que mon pattern me poussait vers les grands ténébreux qui disent rien. En plus, le gars est aussi vivant qu’une roche. Comme j’ai écrit, il ne sort jamais de sa route pour venir dire bonjour. Il ne raconte rien. Mais, il réussit à se faire des blondes et il a au moins un ami.

Conclusion ? Il est pas intéressé !! Soit il ne veut pas d’amis de la job (Sauf la pétasse de 22 ans qui travaille avec et qui le suit comme un chien de poche. Elle est vraiment conne, je vous jure. Je ne veux même plus manger sur mon étage quand elle est là. Tsé, innocente, blonde, qui connaît rien ? Anyway). Soit il ne veut rien savoir de moi. Peut-être que c’est moi qu’il trouve conne.

J’ai fini par me demander comment les gens font pour s’accrocher à des gens qui sont pas fins, pas drôles, pas intéressés. Patterns, nianiania blabla. Ça fait un bout que j’ai décroché de vouloir avoir des bonnes relations avec lui. Nos relations sont bonnes parce qu’elles sont inexistantes. Mais, j’ai jamais renoncé à la faire éclater de rire comme une tomate trop mûre échappée par terre en revenant du marché Atwater. Anyway.

Bon, là, c’est une espèce de musique de chambre qui joue et je n’ai pas fait mon lunch. Pis j’ai un stagiaire aujourd’hui. Il faut que j’y aille.

10 chansons préférées

Oh…je sais, je sais, celle-là…Okay attends…Euh…Me semble que je l’aimais celle-là ?…Oh boy, qu’est-ce que ça va dire de moi…ah oui, celle-là…Bref, ça doit faire 20 minutes que je regarde ce que j’ai sur itunes. Okay, là, ça fait une heure…

Bon, j’ai 28 chansons que j’aime vraiment beaucoup. Je vais tricher et en metter 10 sur mon autre blog, héhé.

Voyons voir…J’ai pas le choix, ça me prend une liste de chansons anglos et une liste de chansons francos.

Je dois dire que je suis étonnée de voir que la plupart des chansons ont rapport avec mes ex ou avec mon enfance.

  1. If I Were Your Woman / Gladys Knight and the Pips : Quand j’ai découvert cette toune-là, je la chantais plusieurs fois de suite par jour, à tue-tête, bien sûr. C’était pendant ma période de célibat et des chasteté, je pense.
  2. Dreams / Fleetwood Mac : Cette chanson-là a marqué ma vingtaine. Je me rappelle la première fois où je l’ai entendue. C’était dans la chambre d’un de mes colocs. On était une gang à écouter de la musique pendant qu’ils fumaient. M.T. était là et cette chanson-là va toujours me faire penser à lui. Quand je l’écoute, j’ai l’impression qu’il pleut. La chanson a été reprise par The Corrs sur un disque hommage à Fleetwood Mac, Legacy.
  3. Like it or not / Madonna : C’est la chanson de mon indépendance et de mes phases Fuck You. J’adore cette chanson-là parce que ça met des mots sur ce que je pense : Je suis qui je suis, that’s it.
  4. Sarasa / Susheela Raman : C’est la chanson qui a fait que je me suis mise à écouter les disques de Putumayo et la musique internationale.
  5. If You Were a Carpenter / Dolly Parton & Joe Nichols : J’ai plusieurs versions de cette chanson, mais celle-ci est celle que je préfère parce qu’elle est enjouée. Quand j’étais petite, Ma Soeur et moi étions fascinées par Dolly Parton…je vous laisse deviner pourquoi. C’est une version country et ça doit me venir de mon père qui trippe country.
  6. One / Johnny Cash : J’avais demandé à Y. de me faire des CD et j’ai écouté ces cd-là à répétition et je trouvais des messages cachés partout. J’aurais donc aimé que Y. m’ait choisi ces chansons-là pour m’envoyer un message pour vrai…Quand je veux penser à lui, j’écoute ses CD. J’étais surprise de trouver cette chanson-là dans ses compilations…punk. J’avais aimé la version de U2, mais celle de Johnny Cash est émouvante à cause de sa voix. Frissons.
  7. Way Back into Love / Hugh Grant and Drew Barrymore : Oui, je suis quétaine. Mais, bon, j’aime les comédies romantiques et j’aime Drew Barrymore et pendant ma période de célibat, le soundtrack de Music and Lyrics m’a donné de l’espoir et de la joie.
  8. Anyone at all / Carol King : Encore une chanson de trame sonore. Je trippe sur Meg Ryan et j’ai écouté You’ve Got Mail mille fois. C’est la chanson de la fin du film et elle me faisait pleurer chaque fois. Je m’en fous de déjà savoir la fin. C’est comme si la fin pouvait changer, on sait jamais. Alors quand la toune jouait et que je voyais arriver Tom Hanks avec son chien…je braillais. Et je pensais à mes ex que j’aurais aimé aimer plus longtemps. Pis ça me donne l’impression d’être dans The Sound of Music. Allez savoir.
  9. It Wouldn’t Have Made Any Difference / Todd Rundgren : Ah cette chanson-là je l’associe aux ruptures, ça me rend triste. Je l’ai découverte dans le film Almost Famous, un de mes films préférés. Et son autre chanson qui me rend triste je l’associe à l’amitié entre hommes et femmes. J’ai découvert Can we still be friends ? par le film Vanilla Sky.
  10. Slingshots / Morley : Celle-là vient de la trame sonore de Felicity, la série télé. J’avais une période de déprime et Felicity m’amenait dans cet état-là, le genre de funk où je descendais quand je pensais à mes ex. C’était dans la vingtaine et j’étais encore plus nostalgique que maintenant.
  1. Toutes les chances / Mara Tremblay : Au travail, j’écoutais souvent Espace Musique et j’ai découvert Mara tremblay comme ça. Eh bien, cette chanson, me fait penser à mon chum. Amourrrr. Je passe mon temps à penser à toi…J’ai toutes les chances d’échapper mon coeur.
  2. Les oreillons / Tricot Machine : C’est une amie qui m’a fait écouter ça pendant qu’on passait du temps à son chalet et il a fallu que je me retienne de pleurer quand j’ai écouté cette chanson-là. Je pensais à C. mais, je ne suis jamais passée proche de lui dire…mais, j’ai pensé à Y., à M., à ma solitude. Ça fait cent fois que je me rends pas à ton oreille…cent fois que j’t’le dis pas…Grosse émotions.
  3. Fais-moi une place / Julien Clerc : J’ai fait mon spectacle de ballet sur cette chanson quand j’avais six ou sept ans. Mais, c’est le Troll qui est venu me chercher dans les trippes avec ça. C’était tellement pathétique et triste que j’ai craqué. Je pense que c’est la seule fois où il a été honnête et vulnérable avec moi.
  4. Je suis venue te dire que je m’en vais / Carmen Consoli : La soeur de H. est revenue d’Italie avec le CD de carmen Consoli dans ses valises. Je comprends rien à l’Italien mais cette chanson en français a frappé juste. Pour la salope en moi qui a cassé avec bien des hommes sans me retourner…hum. A aussi été chantée par Jane Birkin ainsi que  par Jo Lemaire.
  5. Je m’appelle Solitude / Romane Serda : J’étais curieuse d’entendre le CD de la blonde de Renaud et j’ai été enchantée. Et toute pognée. Aime-moi, aime-moi comme si tu m’avais inventée…Je pensais à l’homme que je voulais rencontrer quand j’écoutais ça.
  6. Montréal / Ariane Moffatt : Encore le Troll. J’avais le coeur qui volait dans ma poitrine quand j’écoutais la chanson qui me faisait vivre l’espoir pendant qu’il était en voyage. Elle est restée une chanson que j’aime parce qu’elle est joyeuse. J’ai des visions d’aéroports ensoleillés.
  7. Saskatchewan / Trois Accords : Okay c’est niaiseux les chansons des Trois Accords, mais je ne peux pas résister à celle-ci. Pathétique, évocatrice, triste. Bouhou.
  8. Et si tu n’existais pas / Doba Caracol : La version est encore mieux que celle de Joe Dassin. Une chanson qui me fait penser à J. D. La chanson des peines d’amour, du romantisme.

Je ne sais plus quoi choisir.

Arrête de te plaindre, farme ta yeule pis déniaise

4 avril 2006

Je ne sais pas comment commencer alors voilà.

Mes émotions actuelles ne sont pas un caprice. Si je t’en ai parlé c’est que j’avais besoin de support, de réconfort. Je ne demande pas qu’on me répare, qu’on me botte le derrière. Je demande seulement la présence de l’autre, toi, que tu me prennes dans tes bras et que oui, tu me dises que ça va passer, de ne pas me décourager.

De la même façon que mon amour pour toi est fort, ce que je vis en ce moment est également très fort et déconcertant.  Je me sens déboussolée, triste, en colère, je me demande à quoi il sert de vivre. Quand tu m’as demandé : tu veux un revolver ? j’avais le goût de te dire que oui j’y pensais mais je ne voulais pas te faire peur. Mais ton coup de pied au cul a eu justement pour effet de me rendre encore plus triste d’autant plus que mes émotions semblent t’avoir affecté. Je me suis donc dit que je ne pourrais plus te raconter mes trucs. À quoi ça sert de ne pas pouvoir parler avec quelqu’un ? Surtout si c’est un amoureux ?

Quand je suis partie, j’étais tellement triste, je ne voyais plus à quoi ça servait d’être ensemble ni de vivre. Je me sentais seule, incomprise, rejetée.

Ce que je vis n’a pas rapport avec toi. Et si je ne crois pas à « pour toujours », ça n’a pas rapport à toi. Ce que j’ai vécu et ce que je vis toujours fait de moi qui je suis. Je te prends au jour le jour et je t’aime. Et oui, il m’arrive de rêver que je puisse être amoureuse de toi longtemps. Je ne serais pas avec toi si je ne pensais pas que ça puisse marcher. Mais je ne prends pas notre très courte relation pour acquis. À mes yeux, nous sommes toujours en probation.

Quand je t’ai appelé, je t’ai dit que j’étais désolée. Je suis désolée que ça se passe comme ça. Désolée de ne pas avoir pu te dire autre chose quand je suis partie de ta job, le cœur en miettes. Désolée que tu ne m’ait pas retenue. Désolée mais j’avais vraiment envie de mourir parce que je me suis fait botter le cul au lieu d’avoir été écoutée comme j’en avais besoin. Désolée d’en avoir parlé à ta job, mais, j’étais en état d’urgence. En fait, je n’aurais pas dû rester et juste passer te dire bonjour. Comme ça, tu n’aurais pas su que je suis dans une passe rough. Et moi, je n’aurais pas eu à voir ta dureté quand j’ai eu les larmes aux yeux.

Ensuite, j’ai appelé un paquet de monde avant de tomber sur M. Il fallait que je trouve une solution. Tu sais, avoir envie d’en finir ne veut pas dire envie de mourir nécessairement. Mais je devais en parler. Il fallait que je sorte ça de mon système parce que j’étais en urgence. Si je ne trouvais pas quelqu’un à qui parler, je bustais. J’étais encore plus à vif depuis mon départ de ta job.

En attente

20 mai 2006

Veuillez rester en ligne…un préposé sera avec vous sous peu…votre appel est important pour nous…

Il paraît qu’il n’y a pas de hasards. Que chaque fois qu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre. Paulo Coelho nous fait comprendre dans ses livres qu’il faut saisir les indices quand ils se présentent à nous, saisir les opportunités. Alors voilà. Je ne peux pas toujours repousser les gens. Je le fais mais il faut que j’arrête. Et si je prends l’opportunité de me laisser approcher ou d’approcher quelqu’un, bien, je devrais le faire de la bonne façon, hein. En maintenant mes limites et en respectant celles des autres.

Je viens d’arriver chez moi, il est 18h, j’ai passé la journée ailleurs. J’ai déjeuné à la Binerie avec le Troll, j’ai été à mon cours de yoga puis j’ai été à la bibliothèque et j’ai été lire et manger dans un restau. Je n’ai aucun message sur mon répondeur. Je ne suis pas surprise mais, je suis désenchantée. C’est ce qui arrive quand depuis près de deux ans, je m’isole et je rejette les peu de propositions de sorties de mes amis ou que j’essaie de modifier ma vie. C’est ce qui arrive quand tout le monde autour de moi change : nouveaux couples, emménagements, bébés…

Pour ma part, ma thérapie fait en sorte que j’ai encore plus le goût d’être seule. J’ai encore moins le goût de parler, je ne sais pas quoi dire ou comment le dire. Ou je ne veux pas en parler. Pas facile non plus quand tu ne peux en parler à personne. Pas de la thérapie, juste de…tout.

J’ai tellement de trucs dans ma tête, il me semble. Avant, je parlais tout le temps. Maintenant, il me semble que je n’ai plus rien à dire. Je suis vide. Est-ce que ça se peut ? En fait, le fait que ma vie n’a aucun sens, que je ne sache pas où je vais, que mon enfance fait de moi une adulte qui fait exprès de tout saboter pourrait expliquer au moins mon vide. Si tu savais la violence qu’il y a eu dans ma vie. Je n’ai jamais réussi à expliquer ça à personne sauf à mon ex, J-F. Pauvre lui, il a pété sa coche. J’ai encore plus appris à fermer ma gueule de peur…de faire peur. De peur d’être jugée, mal comprise, d’être encore plus abandonnée et rejetée. Puis, de le faire à mon tour, en réaction.

J’ai des nouvelles portes dans mon appartement. Bientôt, je vais avoir des nouvelles fenêtres. Je me sens plus en sécurité. J’ai moins peur la nuit. Mon histoire avec la police s’est soldée par un échec. La bataille était perdue d’avance. Il aurait fallu que j’ai des bleus, des os cassés, pour que la policière me prenne au sérieux. Mais, le fait d’y repenser en détail, de l’écrire, de me fâcher, de pleurer, d’en parler, enfin après tout ce temps m’a fait beaucoup de bien. Cette histoire me hantait encore avec mes chums suivants. Ça me rendait folle. Des fois, j’ai encore des visions. En fait, j’en ai de plus en plus. Il paraît que c’est parce que je recommence à habiter mon corps, à vivre mes émotions. Je trouve ça dur. Hyperventilation, palpitations, visions, panique, rêves. Plein de choses qui se superposent. Ça aide pas à aimer le sexe ou le sexe opposé.

Mes cours de yoga et d’aquaforme sont amusants et m’aident à relaxer. Et la semaine passée, j’ai fait un super ménage dans mon appart. J’ai pas fini, je veux réorganiser mes épices, nettoyer mes armoires. Depuis deux ans, je suis folle de ménage on dirait. Il y a des périodes où je nettoie comme une dingue. J’achète plein de gadgets au Dollarama et je frotte, ça libère l’esprit. Je donne des affaires que je ne veux plus avoir aussi, je vends mes livres, mes CD. J’ai vendu presque tous mes DVD. PAS mes DVD de Anne la Maiosn aux Pignons Verts, jamais ! Je les ai regardés plusieurs fois cette année. Je n’ai pas regardé la télé de novembre à avril. J’ai regardé des DVD. Je faisais une cure de télé après avoir été quatre mois avec Monsieur qui passait sa vie devant la télé. J’en pouvais pus.

Là, je suis avec le Troll et vraiment, j’essaie de le faire ralentir. En fait, c’est bizarre. Il travaille 50 heures par semaine, j’ai l’impression d’être en attente depuis qu’il est revenu de vacances. On a commencé ensemble, une semaine après il partait trois semaines, puis pas longtemps après sa cousine s’en venait pour trois mois. Elle est encore ici et elle reste chez lui. Elle travaille aussi à la boutique. Bravo l’intimité. Dès la première semaine, il voulait que ça soit exclusif…pas le temps de se connaître, ni de voir si quelqu’un d’autre fittait mieux, il est intense. Quand un autre gars me regarde, il met sa main sur moi. Ou il m’embrasse à pleine bouche d’une façon vraiment dégueu. La semaine passée, il a cassé parce que je lui demandais de me respecter en me demandant si ça me dérangeait qu’il mette de la musique quand j’écoutais déjà la télé. Sa vision des choses ? Il devrait pouvoir faire ce qu’il veut chez moi. Il ne devrait pas devoir me montrer de considération ni de politesse puisque je suis sa blonde. Tant pis si ça me choque qu’il pète, rote ou mâche la bouche ouverte. Je n’ai jamais manqué d’affection. D’écoute, de temps, oui. D’affection, non. Il ne veut pas d’enfants, mais il m’en ferait un quand même. Il voudrait prendre des années avant d’habiter avec moi mais il m’a proposé ça à matin quand même. Et il ne croit pas au mariage mais il m’a demandé de le marier il y a deux semaines.


Ah, et après sa cousine, une amie vient habiter chez lui trois semaines. Je vais pouvoir faire du vélo avec lui et me baigner avec lui, à la fin du mois d’août (on est en juin et c’est maintenant, l’été). Mais, au mois d’août, la boutique ferme à minuit. Pas pire. Il a quand même changé ses horaires pour qu’on puisse se voir tous les dimanches et un samedi sur deux. Mais, il passe quand même à la boutique ces jours-là. Pourtant, dès la première soirée j’avais dit que ça ne marcherait pas si j’étais avec quelqu’un qui travaillait autant. Mais, il a fait cet effort-là. Et il appelle. Même s’il ne répond pas aux emails. À moins, que je lui dise que je veux une réponse. Je te dis, je suis en attente. J’attends qu’il grandisse, qu’il m’écoute, qu’il ait du temps.

Je ne suis pas mieux. Quand je suis frustrée, je m’éloigne. Alors, j’ai décidé de prendre du recul en général. L’avantage est qu’on sort pour déjeuner ensemble assis à la même table pour au moins une demi-heure (c’est au moins ça), on est allé au cinéma pour la première fois, on va parler d’autre chose que sa job ou de sexe. L’autre avantage c’est que je vais voir si ce gars-là est vraiment pour moi. Tsé, il a cassé la semaine passée. Mais, il a continué de faire comme si rien n’était arrivé quand je suis allé lui porter ses affaires le lendemain. Il n’a rien dit de la semaine. Il me prend pour acquis. Je lui ai dit qu’on n’était plus ensemble, il n’avait pas dit qu’on reprenait. Ça a l’air qu’il fait ça au travail aussi.

C’est platte. Mes murs s’étaient baissés au début. Là, je les sens bien remontés. Je peux voir les drapeaux rouges.

****

AH ! Eh ben, il a rencontré une fille pendant ses vacances et toutes les conneries qu’il faisait c’est pour que je casse avec !! Il continuait de lui écrire. Il se sentait mal. Ben oui, il me rendait folle avec ses conneries, il me blâmait parce que je ne faisais pas assez d’efforts alors que je lui donnais des chances depuis le début et pendant ce temps, Le Troll, se faisait aller le grand charme avec une greluche française ! Ah ! Il est chanceux que je ne lui envoie pas une pluie de poissons d’argent, la lèpre, une brique…

Pas de contrôle

26 mai 2006

Je me sens tellement fatiguée et lourde. La tristesse commence à rentrer. Je suis tannée aussi de ces relations-là qui ne vont nulle part. Il faut que je me rappelle que si j’ai rompu avec le Troll c’est justement pour être seule, savoir ce que je veux pour ne plus avoir à vivre ça.

Mais, je trouve très dur de voir comment on était ensemble, d’entendre ses commentaires, de voir comment il redevient. Il recommence à dormir au travail. Je ne peux pas contrôler sa vie mais ça me fait de la peine.

Oh what a feeling

25 octobre 2007…

Oh what a feeling indeed. All I want is to eat Doritos and chocolate, drink some Coke with a twist of lime, watch DVDs until it is so late that I can hear birds outside, stop everything good I do…Oh what a feeling.

I don’t do any of this. But I’m in a crappy mood since I discovered The Troll had an affair someone else while we were together. I have written about it and talked about it in therapy and with my school councillor (I couldn’t concentrate on what classes had to be taken first) and since last week, I have just been like a wolverine. It started as hot red anger, rage pulsing through me like hot lava. Then blue sadness, tears menacing to erupt, choking me. After that it was white anger, I would have pulvarized him with my Jedi powers if I had seen him (but it would have made me a partisan of the Dark side so…). Now I’m just hurting all over. And no I don’t want to be hugged.

I feel betrayed.

I know it’s less painful than it was last week and I try not thinking about it. It’s just another very good reason not to have a boyfriend, so he won’t betray you. I was afraid he was going to but he did it before I was thinking it…it makes it worse. I didn’t see how all his very bad habits and behavior came from him feeling like crap.

Someone asked me to trust them last week or this week and I asked why should I. He said for certain things I could and it’s not good enough for me. I trust or not so I don’t. Why should I when he says stuff so unconsequent with other things he just said ? His behaviour is illogical. He projects an image that I don’t like most of the time and I don’t trust him completely. « I like you » and then « What you just said is so stupid ». It stings and for me, liking me means nothing if the person thinks I’m stupid. Saying he disagrees would have been okay. It made me angry that he was so judgemental when I make a lot of efforts not to reply sharply at all the stupid things he says. But he doesn’t mind saying things to me and I have lost patience lately. I have tried not judging and accepting but he’s making it very hard for me.

Enough ranting.