The lowers and the uppers

The title makes me think of when I was bipolar but I’m in fact talking about the program at the gym ! 🙂 I am trying on a three-months program I found in older issues of Oxygen and I’m in the first month where I train the upper and then the lower. I wonder why can’t we just train them both at the same time and save some time ?

In fact, I was thinking about depression yesterday. It seems so far away, so long ago, that I was in a depression. It seems unreal when I think about it now. But it was very real. Difficult, painful. Horrible. Fall is also the time when it creeps back. Well, it used to.

I feel so much better than I used to. I feel so normal. When I become irrational, suspicious, moody it’s because of PMS. So I’m grateful for PMS. Because it’s only PMS. Not a rapidly cycling bipolar event. I’m grateful I survived. I’m grateful I’m feeling better and that tears mean I feel pain or sadness and if I cry it’s going to make me feel better…instead of making me go for a loop. I’m grateful all my energy is there and that when I’m tired I can sleep.

So today I’m going to go to the gym and train the lower, the upper if I have time, and then pilates if I feel like it. Pilates will train the abs so I hope I feel like it. Nothing is better for the abs !

Une personne bipolaire ne devrait pas avoir d'enfants ?

Une fois, j’étais dans un groupe de discussion chez Revivre et je ne sais pas comment, mais le sujet est venu aux enfants. Je crois que ça se passait en 2001 après mon changement de médicaments et ma rupture avec le Prince charmant. Je ne voulais plus d’enfants. Il aurait fallu que j’arrête les médicaments pendant la grossesse et ça me terrifiait. Je ne pensais pas pouvoir prendre soin d’un bébé dans cet état non plus.

Il y a quelqu’un qui a réagi fortement après mon aveu de ne pas vouloir d’enfants. Si je me rappelle bien, c’était une femme et elle a fait un commentaire du genre : « Je suis contente que tu dises ça parce que je pense qu’on (les bipolaires) ne devrait pas avoir d’enfants. »

Je vous rappelle que en 2001, j’étais en dépression majeure (merci Wellbutrin), j’avais 25 ans, j’étais encore un être impressionnable, en déni, et fucké.

Première réaction : Euuuuh…

Deuxième réaction : Plein de gens bipolaires ont des enfants.

Troisième réaction : Honte d’avoir déjà voulu des enfants. La femme avait peut-être raison.

Avec le temps, le doute est resté. Est-ce que c’était mieux comme ça ? Ouin, peut-être. Peut-être que je ne devrais pas avoir d’enfants. Je ne serais pas une bonne mère, je ne pourrais pas prendre soin du bébé, je ferais un baby blues c’est sûr, j’endommagerais mes enfants.

Tout le temps que j’ai pris des médicaments j’ai pensé à ça. Depuis que je n’en prends plus, j’y pense encore. J’en ai parlé en thérapie et ça a aidé à clarifier les choses. Pour moi. Mais, je connais une bipolaire qui ne prends pas de médicaments et qui a eu un bébé et qui essaie d’en avoir un autre. Ça ça me choque. Beaucoup. Je trouve que si tu as des enfants, prends soin de toi bonyenne.

C’est comme dans l’avion. Si les masques descendent du plafond, mets le tien avant d’aider tes enfants ou ton voisin. Sinon, tu vas mourir. Même affaire.

Qu’en pensez-vous ? Pour ou contre avoir des enfants ? Pourquoi ?

Show and Tell 7

When I was a kid, I used to draw houses, cats, princesses. I took arts in school every year. I was planning to get a degree in arts one day. I went to college in arts too. I used to be very figurative in what I did. It used to be that you could clearly see what I was drawing and painting. And then it changed.

Maybe it was the depression. Maybe it was that I just couldn’t concentrate or breathe or live. I started to paint more gestually. Like I had to get stuff out of my system faster. Maybe it was everything I was keeping inside but that I still needed to get out : the agression, my parent’s drinking, my breakup with D. We had to do a remake of a painting and that’s when it started. My plan was to remake the painting in another colour but it wasn’t different enough. So I went at it differently by being more gestual and it was liberating. I was in a zone and I was surprised by the result but so were the teachers and students.

After that, I went to study something else in Montreal. The depression was still there but I didn’t have the time to draw or paint. Until 2002 when everything was threatening to crash down. Well, it had crashed. I was a train wreck. New meds, a roommate I was afraid of, relationships that went nowhere, a workplace that made people lose their sanity, learning that My Sister had almost been raped by my biodad…it was horrible. And I wanted to keep everything under control all the time. But sometimes it was just bubbling inside me, threatening to eat me alive and then I had to paint or go mad.

So I started painting again and the only thing I could do was abstract. Full of colour, full of movement. Dyptics, tryptics, huge canvases or many small ones.

This one was made in the small hours of the morning.  I was thinking about my ex-roommate. I was afraid, couldn’t sleep even if I kept a knife near my bed. I write this and everything seems so far away, so unbelievable. This painting is a witness of that time when I was deeply afraid, deeply ashamed, a time when I couldn’t speak. I just couldn’t. I was lost, completely lost. The only thing I had was my job and my cat (a beautiful white and black female with huge green eyes). And all I could do was paint when I couldn’t bury myself in my work anymore, or watch TV until I black out.

I rarely have time to paint anymore but every time I do a painting, it’s abstract, it’s huge, it’s colorful and a bit haunted.

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J'ai tué M.N.

La nuit passée, j’ai rêvé que j’avais tué M.N. Ça m’a réveillée et je n’ai pas été capable de me rendormir. Ce matin, je suis fatiguée. Grâce aux congés des fêtes, je sais que je vais pouvoir faire une sieste plus tard.

Je ne me rappelle pas vraiment mon rêve. Mais je sais que je l’ai tué et qu’après, il fallait que je deale avec son frère. Dans la vraie vie, M.N. a deux frères. C’est lui le plus vieux et je crois que c’est le seul à avoir le genre de problèmes qu’il a. Il est érotomane et c’est un sociopathe. Je ne voulais pas tuer son frère, je voulais juste m’en aller. Je pense que j’ai poignardé M. avec le couteau que j’ai vu dans l’émission, hier.

Son frère ressemblait au fils aveugle dans l’émission de Criminal Minds que j’ai regardé hier. Dans l’émission, le tueur a tué la mère mais a développé un rapport avec le fils. Il lui dit à la fin que jamais il ne lui ferait de mal. Il utilisait un couteau pour tuer ses victimes. Dans une autre émission, il ya avait un tueur appelé le Reaper de Boston et c’est son couteau à lui que j’avais dans mon rêve. Une lame courbe.

Dans l’émission, ce tueur passait plus de temps avec ses victimes féminines plus jeunes. Plus elles étaient jeunes, plus il prenait son temps, plus il prenait de temps allant jusqu’à les poignarder 67 fois. Le tueur était un sadique sexuel qui utilisait sa lame et le geste de poignarder comme substitut pour la pénétration. La jeunesse des victimes parlait de l’âge qu’il préférait : jeune vingtaine. Pour les plus vieilles et les hommes, c’était le pistolet. Pour les femmes plus vieilles que 24 ans, c’était toujours le couteau mais moins de coups. C’était un substitut qui voulait dire qu’il était entouré de jeunes filles auxquelles il ne pouvait pas toucher, qu’il avait un poste d’autorité…dans une école.

Je me rappelle avoir ressenti quelque chose quand je me suis réveillée de mon rêve. Est-ce que c’était de la peine, de la culpabilité ? Je sais que je n’étais pas en paix, j’étais troublée. J’ai fantasmé souvent de le tuer. J’ai élaboré des plans, je les ai défaits. Je savais que je ne pourrais pas me venger sans qu’on sache que c’est moi. Pas compliqué, quelqu’un pourrait me voir et il y a seulement une poignée de filles qui ont porté plainte contre lui, seulement une qui a été en cour et a prouvé qu’il est malade. Il suffit de vérifier les alibis parmi les filles qui ont eu le plus de problèmes avec lui, de savoir que j’étais bipolaire, que j’ai fait de la thérapie pour qu’on sache que c’est moi.

De toute façon, ma méthode de choix dans mes fantasmes est la torture et les explosions en progression. Je prenais mon temps. J’allais chercher ce qu’il aimait le plus, ce qu’il utilisait pour projeter son image de lui-même. Sa voiture. Je la vandalisait, je la maganais pour qu’il ait régulièrement besoin de la faire réparer et qu’il ne puisse pas s’en servir. Je mettais le feu à sa maison…juste un peu. Puis, je faisais exploser sa maison, notre ancien appartement, en fait. Un endroit que j’estime qu’il m’a volé.

Le résultat est le même, c’est la mort.

Je ne connais pas sa famille, mais ils ne sont pas proches et il n’est pas apprécié parce qu’il est bizarre. Il n’a pas d’amis. Il ne peut plus faire de bénévolat ni avoir d’emplois. Il a passé 4 mois en prison et doit aller en thérapie pour des années.

Je pense moins à lui qu’avant. Mais, j’avoue que rêver à lui me fait toujours replonger dans l’angoisse et c’est une des raisons qui font que je blogue. Je veux me le sortir de la tête. J’ai besoin de me purger de lui. C’était une des raisons de ma thérapie. Mais, je n’ai pas vraiment été acapable d’en parler. Sauf qu’en parlant du reste, je suis arrivée à comprendre ce qui a fait que j’ai accroché sur lui, que je l’ai attiré, lui. J’ai compris pourquoi j’étais incapable de m’en sortir à ce moment-là. Les conditions étaient réunies pour que je sois victime. Une victime presque consentante, paralysée, coupable, pognée, sans autonomie, avec du stress post-traumatique, des pilules, en dépression, qui venait de rompre avec son chum, qui avait peu d’amis, qui ne parlait pas. Contrairement à A. Une chance qu’elle a tout gardé pour porter plainte.

Je suis rendue à un point dans mes rêves où je me défends, où je tue, où je crie. Pour moi, ça veut dire que j’ai confiance, que je suis plus forte.  D’ailleurs, j’ai fait une sieste tout à l’heure et j’ai rêvé qu’un homme du FBI était couché sur mon lit pour me montrer un video de lui en train de chanter. Sur l’écran il y avait aussi Fringe. FBI = autorité. Fringe = savant fou. Un chanteur avec la voix de Kevin Parent = séduction. Bref, il a failli rouler sur moi, mais j’ai été plus vite et je l’ai repoussé pour me tirer de là. Je suis bien contente. Avant, j’aurais rêvé du pire.

Ungh.

Hate me / Blue October

J’écoutais la radio au travail, le poste Big R Radio – The Mix sur Itunes pour être plus précise, quand la chanson est passée.

« Hate me today
Hate me tomorrow
Hate me for all the things I didn’t do for you

Hate me in ways
Yeah ways hard to swallow
Hate me so you can finally see what’s good for you

I’m sober now for 3 whole months it’s one accomplishment that you helped me with
The one thing that always tore us apart is the one thing I won’t touch again
In my sick way I want to thank you for holding my head up late at night
While I was busy waging wars on myself, you were trying to stop the fight
You never doubted my warped opinions on things like suicidal hate
You made me compliment myself when it was way too hard to take
So I’ll drive so fucking far away that I never cross your mind
And do whatever it takes in your heart to leave me behind »

Je ne sais pas pourquoi j’ai écouté les paroles plus que celles d’une autre chanson. Peut-être à cause du « hate me » qui est à l’opposé de ce qu’on entend d’habitude.

En tout cas, ça m’a touchée. J’ai trouvé le vidéo sur Youtube et je l’ai regardé au complet (pas mon genre). Ça me fait penser à ma famille d’alcoolos, à moi et mon trouble bipolaire que les gens ont enduré…à tous ces moments où je voulais qu’on me déteste, qu’on me laisse tranquille. Combien de fois j’ai essayé d’éloigner quelqu’un avant que la personne ne « découvre » qui je suis ou avant que je m’attache ?