J’y ai pensé mais ça fait longtemps

Ton dernier commentaire a rouvert mes souvenirs sur notre relation. Vu qu’on ne se voit plus comme avant (pas un reproche, c’est une constatation et c’est normal), tu n’es plus un sujet de pensées comme tu l’as été. Il faut que j’enlève les toiles d’araignées.

C’est vrai que tu corresponds à mon pattern. Tu es le genre de personne que j’attire pour certains points, tu es aussi le genre de personne qui m’attire. Au moment où on s’est connu, je pense qu’on répondait tous les deux à nos patterns. C’est ce que je pense. C’est pour ça que c’était vraiment le fun pour moi d’être avec toi dans ce temps-là.

Inquiète-toi pas, chaque fois qu’on se voit ou que je te parle au téléphone le naturel revient au galop… 🙂
Je me rappelle que j’aimais le drame, dans le temps. Notre histoire m’en faisait vivre. Mais, c’était un drame agréable, le genre que je reproche à mes amies adultes d’aimer vivre. Je n’ai pas été traumatisée. J’ai vraiment aimé ce que j’ai vécu avec toi. Tu m’as ouvert l’univers. C’est quétaine à dire, mais, c’est quand même vrai.

Tu m’as acceptée comme j’étais (tout croche et vraiment naïve). Tu as pris soin de moi (tu me flattais, tu me faisais à manger, tu me massais).  Tu m’as écoutée quand je voulais parler (combien d’heures je t’ai tenu au téléphone à parler sans te laisser dire un maudit mot). Tu as été là pour moi à un moment de ma vie qui était vraiment très difficile et tu as rendu ma vie plus amusante, excitante. Tu m’as fait rire ! Tu m’as fait manger végétarien. T’étais tellement masculin, je te trouvais beau et fort.

Tout n’étais pas rose et je sais que tu te sens coupable parce que tu m’en as parlé. Je ferme le sujet chaque fois. Donc, je vais l’écrire ici. J’ai choisi de vivre ces moments-là avec toi même en sachant ce que ça voulait dire. Te voir juste aux deux semaines. Ne jamais rencontrer ta fille ou ta famille. Savoir que tu voyais d’autres filles. Ne pas se tenir la main en public.

Ça a duré 8 mois. Pis, c’est encore un beau souvenir.

Maudit que j’ai pleuré quand tu as choisi l’autre. Et j’étais vraiment pas contente quand tu m’as avoué que tu voyais encore ton ex, des fois, souvent. Oui, j’ai été triste des fois. Vu que j’étais dépendante, ça me serrait le coeur chaque fois que te disais au revoir pour une semaine.J’ai été confuse, fâchée, triste…

J’ai surtout été contente, allumée, excitée, et je me suis quand même sentie aimée. C’est grâce à toi si ma sexualité est comme elle est. Tu m’as aidée à me réconcilier avec la sexualité après des années à vraiment trouver ça pénible. J’ai eu du fun, j’ai été relaxe (je pense). Pour toi, c’était probablement ben ordinaire, mais pour moi c’était magique. Chaque fois qu’on s’embrassait, chaque fois, je prenais en feu. Je pense que c’est de ça que je me rappelle le plus.

Je suis passée à autre chose depuis le temps et…ce qu’on a vécu m’a permis de déterminer ce que je voulais pas dans une relation. Et ce que je voulais pas. D’ailleurs, ma liste du gars idéal a bien des points qui te correspondent. Je voulais quelqu’un de disponible, qui me voulait juste moi, qui voulait une famille. Je voulais voir la personne régulièrement, je voulais être amoureuse.

Mais, es-tu vraiment surpris de voir que tu corresponds à mes patterns ? Que j’ai choisi d’être avec quelqu’un qui je le savais partirait, qui n’était pas vraiment disponible ? Moi, je ne suis pas surprise. Mais, ça fait longtemps de ça.

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Les gens qui m’attirent

Les gens qui m’attirent, genre coup de foudre, genre passion intense…sont des gens qui correspondent à mes patterns et donc, devraient être évités…mais pas nécessairement. Ça dépend où la personne est rendue dans sa vie, si elle a travaillé des affaires. Je ne choisis pas les gens qui ont les particularités suivantes. Ça adonne que même si j’étais dans une foule, je me dirigerais vers quelqu’un qui posséderait une ou plusieurs des éléments suivants :

  • Intense
  • Drôle
  • Vite à faire des confidences
  • Ont du vécu et c’est pas du vécu le fun
  • Parlent beaucoup trop
  • Ont un ou des proches alcooliques ou avec un problème de santé mentale
  • Ont de la misère à s’attacher, mais ils sont dépendants

J’ai besoin de penser plus à ça parce que pour l’instant, c’est juste ça.

Les gens que j’attire

Les gens que j’attire présentement ne sont pas nécessairement comme les gens que j’attirais avant.

Avant, j’attirais les gars non disponibles.J’ai aussi attiré les vieux pets et les grands ténébreux.

En amitié, j’attirais personne, je pense. Probablement parce que je ne voulais pas d’amiEs, les amIs m’intéressaient. Mais, les gars qui se disaient mes amis finissaient toujours par me faire des avances. Non disponibles, c’était pas sérieux.

En ce moment, je ne sais pas qui j’attire comme gars, mais je sais que j’ai choisi mon chum peu importe les abeilles qui essayaient de me butiner (les non disponibles et les vieux pets). Et je ne remarque pas vraiment si j’attire d’autres gars. Eh que c’est relaxant avoir un chum. Pas de questions à se poser sur les autres gars.

En amitié, j’attire les chiâleux, les gens intenses et dramatiques, les gens qui ont besoin d’aide. Les piteux pitous. En général, ils sont soit des rejets ou ils font d’eux-mêmes des rejets. Ils manquent d’estime, sont dépendants, ont des sautes d’humeurs…

Étrangement, avant, les piteux pitous m’attiraient mais ils me rebutent maintenant. Mais, pour ce post, je vais rester avec ceux que j’attire.

Moi aussi j’ai été un piteux pitou. J’ai attiré des sauveurs aussi pendant cette période-là. C’est ça, ça dépend des périodes.

En ce moment, je suis indépendante, je dis ce que je pense, je sais ce que je veux, j’aime passer du temps seule alors j’attire les gens faciles à intimider, à manipuler. Le genre de personne tellement transparente que ça prend une ou deux rencontres et je sais sur quels pitons peser pour qu’elles doutent d’elles-mêmes et qu’elles freakent. C’est pour ça que je ne le fais pas. Mais, je me tanne tellement de faire attention que ça me donne le goût…

C’est le genre de personne qui est susceptible aussi. Il suffit de niaiser pour que ça soit pris au sérieux. Qui calque son comportement ou son humeur sur ma propre humeur. Même si mon humeur ne dépend pas de la personne. Je me ramasse donc avec quelqu’un qui soit force la bonne humeur, soit se tasse et boude quand je suis de mauvaise humeur.

J’attire les victimes. C’est jamais de leur faute, personne les aime, sont sûrs que leur boss aime mieux quelqu’un d’autre et ils passent leur temps à chiâler sur leur famille, leur job, les transports en commun, leur varices, les punaises de lit…et awoye que ça rumine encore et encore. Elles aiment ça, les victimes, rappeler comment elles sont malchanceuses.

Ce sont aussi des champions du déni. Même si c’est écrit gros de même que le gars l’aime pas et ne l’a jamais aimée, elle fonce dans le mur et s’obstine à brailler pour ce que le gars a fait. Si seulement elle ouvrait les yeux, si seulement elle lisait « He’s Just Not That Into You ». Mais, non.

En plus, ce sont des gens qui adorent les drames. Étire la sauce, remets-en, ça finit pus. Tout est compliqué, tout est une source de questionnement, de crises de larmes. L’amie que j’ai flushé ne se rendait pas compte que presque tous ses amis étaient ses ex, que chaque fois qu’elle décidait d’arrêter de parler à un, un autre à qui elle avait arrêté de parler auparavant refaisait surface. Parce qu’elle l’avait appelé. Ex= drames, malentendus, vieilles histoires pas réglées.

Mais, pour l’amie qui est dramatique mais qui ne vit pas dans le drame, ça va.

C’est pas pour rien que je manque d’énergie après peu de temps passé avec eux. Avant, je les trouvais amusants, entertaining. Maintenant, je les trouve immatures émotionnellement, épuisants, plattes et je leur souhaite un bon thérapeute !

Du piano au désintérêt

Quand je me suis réveillée, c’était de la musique de piano qui jouait. J’ai repensé à mon rêve dans lequel mon ex, le Troll, utilisait SFX dans sa librairie et j’avais peur que ça f*** mon système de bibliothèque. Dans mon rêve, mon chat me suivait partout. Il marchait à côté de moi. Il ronronnait. Ben quand je me suis réveillée, mon chat dormait sur mon dos et je recommençais à avoir chaud.

Puis la tite musique de piano m’a fait penser à B.B., je me suis demandé c’est quoi déjà le nom du gars qui faisait la musique sur le CD qu’il m’avait prêté ? Puis, j’ai pensé à son ami, P.B. Le gars mystérieux par excellence. Jamais un mot et quand il parle, il faut tendre l’oreille sinon on entend rien. Hey, j’ai eu de la misère à me rappeler son nom de famille. On travaille sur le même étage, il ne me dit toujours pas salut sauf dans des cas extrêmes…comme quand il me regarde en pleine face !

Ce gars-là n’ira jamais hors de son chemin pour dire salut à quelqu’un. Un p’tit mur de brique silencieuses. Ou silencieux. Mur silencieux ou briques silencieuses…comme avoir l’air fou (même quand t’es une fille parce que c’est l’air qui est fou). Anyway. Il ne pose pas de questions, ne raconte rien sur sa vie privée, ne rit jamais à haute voix. Quand il éclate de rire, c’est un silence secoué. Tu vois deux épaules bouger, la bouche s’ouvrir un peu, les yeux se plisser un brin. Le temps que tu te demandes s’il a ri, c’est déjà fini.

Je me suis demandé comment un gars aussi bien repassé de sa personne, aussi silencieux dans ses éclats de rire, qui ne s’intéresse à personne et dont on pourrait oublier l’existence…ben, comment il fait pour se trouver une blonde ? Il est beau bonhomme, bien préservé pour le grand âge de au moins 40-45 ans. Mais, il n’a pas de charisme, pas le quotient niaiseux québécois ou le quotient chaleur tropicale étranger pour pogner.

Bon. Moi, je l’ai toujours trouvé étrange et mystérieux. Ce qui fait que je le trouvais intrigant et donc, intéressant. Mais, je savais que mon pattern me poussait vers les grands ténébreux qui disent rien. En plus, le gars est aussi vivant qu’une roche. Comme j’ai écrit, il ne sort jamais de sa route pour venir dire bonjour. Il ne raconte rien. Mais, il réussit à se faire des blondes et il a au moins un ami.

Conclusion ? Il est pas intéressé !! Soit il ne veut pas d’amis de la job (Sauf la pétasse de 22 ans qui travaille avec et qui le suit comme un chien de poche. Elle est vraiment conne, je vous jure. Je ne veux même plus manger sur mon étage quand elle est là. Tsé, innocente, blonde, qui connaît rien ? Anyway). Soit il ne veut rien savoir de moi. Peut-être que c’est moi qu’il trouve conne.

J’ai fini par me demander comment les gens font pour s’accrocher à des gens qui sont pas fins, pas drôles, pas intéressés. Patterns, nianiania blabla. Ça fait un bout que j’ai décroché de vouloir avoir des bonnes relations avec lui. Nos relations sont bonnes parce qu’elles sont inexistantes. Mais, j’ai jamais renoncé à la faire éclater de rire comme une tomate trop mûre échappée par terre en revenant du marché Atwater. Anyway.

Bon, là, c’est une espèce de musique de chambre qui joue et je n’ai pas fait mon lunch. Pis j’ai un stagiaire aujourd’hui. Il faut que j’y aille.

Second Psych homework done

It’s done ! I have sent it to the instructor. I have heart palpitations, cold hands and a feeling like I’m on a bipolar high. I feel like cords inside of me are tight and I could scream any moment. My second psychology homework !

It is a huge deal to me because I love learning but after getting my diploma in 1998, I just couldn’t go back to school. I died a little inside at the thought of it. I know we don’t have to go to school to learn but I wanted to learn about things I couldn’t by myself. The challenge of passing the class is a motivation to keep going when I feel comatose. Comatose from the information overload I’m getting.

I hesitated for years and I even went to see a school councilor. I was tested, we talked. It appears I should be in science ! That’s where you see how your role in a family determines your futures sometimes…my family thought of me as an intellectual and artist. I hated math because my mom had hated it too and thought it was hard. So I took the basic classes in high school and took the optional classes of drama, arts and beauty classes. No physics, advanced math or chemistry.

I went to college in arts before deciding I wanted to be a library technician. But my tests showed I could have easily gone into science in college (if I had done the prerequisite). And what appealed to me was microbiology like my mom used to do. She’s retired and…a volunteer guide in a museum. Isn’t it ironic ? She’s the arty type.

I didn’t want to go in psychology or sexology because I felt it was my pattern of wanting to classify everything, explain everything. I guess I’m not far off as a lib tech because everything in its place, a place for everything. In psychology or sexology, an explanation for everything, everything has an explication whatever the theory is. But I chose psych because I would have to ditch my job to go back to school if I want to go in science. And I can do psych classes in my home instead of at the university.

So I finally chose. I registered at a school that offers only home classes and I chose a short program in personality psychology. I love it. I take only one class at a time or I wouldn’t have time to go to the gym, work, write, read, cook etc. I have lots of free time because the boyfriend goes to night school too.

I had 90% in my first homework. I hope I get a good mark on the one I sent yesterday. I’m scared as hell to discover I didn’t understand a thing and that I’m way off in my understanding of phenomenology and theories based on learning. I’m scared to discover I’m even better than I thought. I want to exceed my expectations. I want to be the best. But I can’t compare myself, alone in my kitchen. I just really want to be great.

I guess that’s why I chose phenomenology as a theory. Carl Rogers said that humans strive for self-actualization. I’m the best example there is.

Je vis dans The Matrix

19 septembre 2007

Does it happen to you that you feel like most people live in an illusion, concentrating on material things, never really living true emotions or talking about real stuff; never asking themselves questions about the world, their Self or taking hold of their spiritual environment ?

I feel like I live in the Matrix, surrounded by people who live like this. And I feel like everything is an illusion and will not last for ever. The sun is shining now. But it may not be shining tomorrow.

I know that we are conceived a blank slate, fresh and pure, full of possibilities. When we are born we are already on a journey influenced by what happened while we were growing inside the womb and we already have the possibility to become good or evil. I can’t just be bubbly. I sense and see and feel what surrounds me. I can’t be in denial thinking nothing is ever going to happen to me, I know what is out there. There is a Power greater than us but there is not just A Power there is more.

Denying this is what gets me in trouble with myself and denying what I feel in general is what gets me in trouble with myself and others. Usually I just shut up. I won’t anymore.

Perception et obligation

Je suis en train de lire sur l’approche phénoménologique de Rogers quand je lis cette phrase (pas pour la première fois et elle me saute à la figure chaque fois) : « Les individus se comportent toujours de manière à conserver et à confirmer la perception qu’ils ont d’eux-mêmes ».

Et il y a ce mot qui revient toujours : perception.

Ça revenait toujours en thérapie. On était souvent dans le domaine de la perception. Comment je perçois les choses par rapport à comment une autre personne perçoit les mêmes choses. Chaque personne vit les choses différemment. Ce qui est traumatisant pour moi va passer six pieds au-dessus de la tête de quelqu’un d’autre. Ce qui me laisse indifférente va vraiment fâcher quelqu’un d’autre.

Puis, il y a la perception qu’on a de soi-même. Une de mes amies se perçoit comme quelqu’un qui a toujours besoin d’aide, qui n’a pas le choix, qui est perdue. Comme la phrase le dit plus haut, les gens se comportent de façon à conserver et confirmer la perception qu’ils ont d’eux-mêmes…mon amie persiste à dire qu’elle se perd toujours, qu’elle est incapable de trouver son chemin seule, elle refuse qu’on lui explique où est le nord. Elle se voit comme une personne vulnérable. Moi, je ne la vois pas du tout comme ça.

Je ne sais pas pourquoi, mais rendue là dans mes réflections, je me rappelle chaque fois comment j’avais dit à ma psy que je ne m’attachais pas à elle. Comment pourrais-je m’attacher à quelqu’un que je paie ? Elle n’a pas le choix de m’écouter, je la paie. Elle travaille pour moi.

Pis ça me rappelle comment je disais à ma mère qu’elle n’avait pas le choix de m’aimer ou de s’occuper de moi parce que c’est ma mère. C’est à ce moment que ma mère m’a appris que…elle ne devrait peut-être pas me dire ça mais…il y a des mères qui n’aiment pas leurs enfants, qui ne s’en occupent pas. J’étais surprise mais pas tant que ça. Ça ne m’a pas troublée. mais, en ce moment, je vois un parallèle entre ce que j’ai dit à ma mère et ce que j’ai dit à ma psy.

Un p’tit melting pot, ce soir.