Symptômes bizarres

Ça, c’est weird. Ça fait des mois que je m’absente du bureau de 1 à 3 jours par mois autour de mes règles parce que je ne me sens pas bien. Nausées mais pas de vomissements, crampes digestives, gaz, toute la patente.

Tantôt, je vais chez l’acupuncteure pour voir ce qu’elle peut faire. Je suis tannée, là. En plus que ça vient après une journée de congé et la fin de semaine et avant ça, la réunion de marde de vendredi.

On dirait des symptômes de stress et après ma fin de semaine super difficile, je ne serais pas surprise. Je vais essayer de garder le burnout sur le burner (ahah). Je m’en tirais bien ces dernières années. Depuis 2005, ça allait assez bien.

Mettons que le climat au travail est pas super le fun. Ma boss superwoman s’est fait tassée de côté. Un moron a pris sa place en attendant que la vraie directrice s’en vienne, il s’est empressé de semer le chaos comme c’est son habitude, puis, elle est arrivée avec sa grandiose émotivité mal placée. Elle capote pour rien, ne s’intéresse pas vraiment à ce qu’on fait, prend tout personnel, communique mal puis s’offusque que personne a compris ça de même. Seigneur.

Entre le climat au travail et Trump…même affaire.

Superwoman était ben trop intense. Sauf qu’elle, elle savait ce qu’elle faisait, ne le prenait pas personnel quand on s’obstinait et me laisser faire en autant que je ne cause pas de catastrophe. Elle était stressante parce qu’elle était stressée.

Là, je me demande si je tough ça en m’obstinant et en refusant les tâches qu’elle veut nous mettre dessus ou si je fais autre chose comme me trouver une autre job. Peut-être que caissière chez Maxi serait pas trop mal. Pas vrai! Ahahah. Mais, sûrement que d’autres tâches ou un autre milieu serait possible…

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S’habituer au monde

Ça me prends deux ans pour m’habituer à quelqu’un. J’ai ben de la misère avec le nouveau monde. Demandez à mes amies C. et S. …maudit que ça m’a pris du temps.

Même chose au travail, ça fait presque deux ans que je suis revenue de mon 1er congé de maternité et je me suis enfin habituée à mes nouveaux collègues. L’âge et le sexe n’ont pas d’importance, sont nouveaux, je veux rien savoir. C’est automatique, je sais que je fonctionne comme ça alors j’essaie ben fort quand il faut. Comme avec ma collègue A.

Quand elle est arrivée en avril 2010, j’avais vraiment les quételles. J’avais peur de lui faire peur. Je suis indépendante, perfectionniste (jusqu’à ce que j’ai un bébé) et maîtresse de mes outils à la job. J’ai essayé fort fort de ne pas la repousser. Je ne suis pas sûre d’avoir réussi avant mon départ en congé de maladie en 2011. Mais, là, ça va vraiment bien, je pense.

Une personne à laquelle je ne m’habituerai jamais c’est ma mère ( ma soeur aussi, mais c’est une autre histoire). Ça marche juste pas. Est-ce que c’est son baby blues ? Ses dépressions ? L’alcool ? Sa passivité face à ce que mon père biologique me faisait endurer et le fait qu’elle en a parlé devant moi à quelqu’un qui était un inconnu (une des pires humiliation ever) ? Tsé « j’ai finalement dit quelque chose quand la 2e est née »…chus quoi, moi? Une chance que j’étais voulue, hein. Peu importe qu’elle ait décoré ma chambre, qu’elle m’ait fait des sandwichs au beurre de pinottes et au miel, qu’elle adore la fête et qu’il fallait souligner la Saint-Valentin, Pâques, Noël, alouette… Ça marche juste pas. Quand je pense que ça va s’arranger, ça se désenligne. Manque de considération, commentaire déplacé sur Facebook, pas capable de poser des questions personnelles (désintérêt? peur d’avoir une vraie conversation?) whatever. C’est dur de s’entendre avec quelqu’un avec qui on n’a pas de vraie relation. Ça m’a pris des années avant de pouvoir parler de moi, de mes émotions. Elle n’est pas rendue là encore. C’est une championne du cacassage à propos de n’importe quel sujet (mon neveu, mes soeurs, ma grand-mère, la nécrologie de Valleyfield, le foie gras, son jardin, ses voyages, le chat miteux sur sa galerie…), mais elle est incapable de parler d’elle. Comment voulez-vous avoir une meilleure relation avec quelqu’un qu’il est impossible de connaître ? Je suis une adulte, je suis capable d’entendre parler de ses peurs, ses peines, sa déprime, son cancer, alouette. « Je veux pas en parler ». Ben, c’est ça d’abord, reste tu seule.

C’est comme ça avec d’autres personnes aussi. Pas capable de parler de toi? Je ne suis pas capable de t’écouter. Au moins, mes amies je peux les voir face à face. Je n’ai pas le temps de parler au téléphone pendant des heures pour rien dire et rien entendre. Tsé le monde qui aime ça s’écouter parler ? Je n’ai pas le temps et pas le goût d’avoir des fausses relations juste parce que c’est de la famille, des collègues que je croise chaque jour, etc.

Reconnaissance

  1. Aujourd’hui, ça va mieux. Hier, j’ai fini de travailler tôt, j’ai marché un peu, j’ai aprlé avec J. et j’ai bien dormi. Un Huberto pour 2, ça aide aussi. 😉
  2. Avoir un chum qui est de mon côté, ça aide aussi.
  3. Mon fils qui est en pleine forme ! Les plus belles caresses et les plus beaux bisous du monde.
  4. 3 paies ce mois-ci! Une chance, j’ai dû prêter des sous à mon chum pour sa passe de métro.
  5. Ça va bien à la garderie de mon fils.
  6. Le bébé bouge bien.
  7. La fin approche, il reste 8 semaines à travailler.
  8. J’ai assez de congés en banque pour pouvoir prendre une journée complète par semaine jusqu’à la fin.
  9. De la bouffe,m encore de la bouffe, dans le congélateur. Il faut que j’en fasse plus d’ailleurs comme le filet de porc cacciatore à la mijoteuse, omg, délicieux.
  10. Ce vidéo qui nous bien fait rire mon chum et moi :

Le coeur en miettes

Hier, je suis retournée chez la psy… Ça a pris même pas la moitié de la rencontre pour réaliser que la raison pour laquelle je suis si fâchée contre ma mère c’est qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant. Avant quoi, je ne sais pas parce que je ne sais pas ce qui a changé, mais elle est redevenue un monstre, la mauvaise mère de mon enfance.

J’ai le coeur en miettes. Dire que c’est elle qui dit que je l’ai poignardée en annonçant ma grossesse sur Facebook au lieu de l’appeler. Franchement. Sa résolution pour 2015 c’est de ne plus se laisser marcher sur le coeur. FRANCHEMENT.

Va falloir que je me concentre sur l’essentiel. Mon fils qui va naître en avril, le fils que j’ai déjà, mon chum, notre vie ensemble.

100 ans plus tard dans les Maritimes

Hey mon dernier post date de février. Étrangement, je suis encore fâchée ! Mais, c’est parce que ma mère en rajoute…

Quoi de neuf ?

  • Un bébé pour avril ! Enfin ! Ça aura pris 3 fausses couches, des tests de fertilité, la fin de l’allaitement et du Clomid !
  • C’est un garçon…
  • On a bien de la misère à lui trouver un nom.
  • Je me tiens loin de ma mère pour le moment parce qu’elle a décidé de faire Noël chez elle alors qu’elle était invitée chez nous depuis un an. Tout est une question de perception et beaucoup de choses m’ont fâchée dernièrement…depuis que mon fils est né.
  • Des nouvelles amies, des nouveaux engagements…
  • J’ai fait le programme de Jamie Eason sur Bodybuilding.com au début de 2014. Je suis très fière d’avoir complété mes 12 semaines. Ça a demandé beaucoup d’organisation et bien du courage. Ma masse musculaire s’est développée…
  • Bien sûr, la fin de Weight Watchers a caché ma belle masse musculaire. Pas grave, je recommence après l’accouchement !

Faces de Keanu Reeves

Ma mère m’a demandé « Pis, la fertilité? » en fin de semaine. Je lui ai raconté ce qui se passe (en gros, HCG trop bas annonçant une 3e fausse couche qui se paserait d’un moment à l’autre, puis on allait avoir des tests, etc.J’ai juste raconté ce qui se passe. Pas de larmes, de drame, de grands épanchements.). Ben, câline, elle et mon père (son chum) ont eu ZÉRO réaction. Pas de soupir, de grognement. Pas un regard. Pas de « Câline, c’est poche ». Pas de « Oh non, je ne sais pas quoi dire. ». RIEN.

Là, je suis dans l’émotion avec ça parce que je ne suis pas surprise, ce n’est pas la première fois qu’ils font ça quand je leur annonce quelque chose de gros (pis je leur ai annoncé des affaires ben ben pires), mais je suis quand même fâchée. Ma mère passe sont temps à se plaindre de ses bobos et elle veut qu’on compatisse, qu’on la plaigne. Elle a eu le cancer. Elle a été extrêmement chanceuse dans sa malchance et elle a quand même vécu des affaires très poches. J’ai été là dès le début quand elle a fini par me le dire (elle me l’a dit parce qu’elle savait que j’allais être fâchée si elle gardait ça pour elle…ça faisait des mois!!!). Anyway, c’est ça. Hier, j’avais besoin de sortir ça de mon système en disant au monde que quand on ne sait pas quoi dire, un bonhomme pas de sourire ça fait la job (juste une expression faciale, me semble que c’est pas compliqué). Je suis sûre que je ne suis pas seule à avoir des parents robotisés avec une face de Keanu Reeves. Mon vrai père est comme ça aussi (en pire si ça se peut). Je suis exaspérée, je ne sais pas quoi faire avec eux autres, vraiment, là. Une psy me dirait que j’ai le deuil des parents parfaits ou de la famille parfaite à faire. Mais, c’est pourtant fait. C’est peut-être le deuil du respect des conventions sociales ? Soupir. Bref, je suis en turmoil comme on dit en anglais. Ben tiens, au début je parlais d’attentes. C’est ça le problème, je savais que mes parents ne réagiraient pas, je ne suis pas surprise…je devais avoir des attentes que suite au cancer de ma mère, elle aurait changé au moins ça. Elle continue de boire et de ne pas faire d’exercice. Mais, c’est sa vie…elle dit même qu’elle espère ne pas vivre trop longtemps. 0_O Ça, c’est un autre travail à faire… Ça a l’air que le cancer, c’est pas comme dans les films. C’est pas vrai que la personne malade a des grandes révélations et décide de changer sa vie.

3e fausse couche

Bon, la 3e fausse couche a commencé.

Les taux de hcg étaient à 8. Jeudi, une autre prise de sang et quand ça va être à zéro, on va faire les autres tests.

Une partie de moi est découragée et l’autre est contente de passer à autre chose. Cette grossesse-ci, on a même pas parlé de prénoms, on a rien acheté, rien prévu, je n’ai même pas pris rendez-vous avec un ou une obgyn. Je m’étais dit que j’attendais de voir si je dépassais la 6e semaine. Nope.