Le coeur en miettes

Hier, je suis retournée chez la psy… Ça a pris même pas la moitié de la rencontre pour réaliser que la raison pour laquelle je suis si fâchée contre ma mère c’est qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant. Avant quoi, je ne sais pas parce que je ne sais pas ce qui a changé, mais elle est redevenue un monstre, la mauvaise mère de mon enfance.

J’ai le coeur en miettes. Dire que c’est elle qui dit que je l’ai poignardée en annonçant ma grossesse sur Facebook au lieu de l’appeler. Franchement. Sa résolution pour 2015 c’est de ne plus se laisser marcher sur le coeur. FRANCHEMENT.

Va falloir que je me concentre sur l’essentiel. Mon fils qui va naître en avril, le fils que j’ai déjà, mon chum, notre vie ensemble.

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Very sad

I just read a post written by a daddy who lost his 13 days-old son and it’s making very sad. It is such a heartbreak to read what he writes and I find him very courageous. I’m sure it’s difficult for his wife/girlfriend also. I wish them the best for the rest of 2012. Toutes mes condoléances encore une fois, je vous souhaite un restant de 2012 plein d’espoir malgré tout.

I have a doctor’s appointment this week and I hope the doctor will tell me where the baby is at in his growth. What size of baby can we expect ? Please, doctor, tell me he will weigh under 10 pounds… I’m grateful that things went so well with my pregnancy. I still have lots of shopping to do (lots for a pregnant woman with a bladdervagina that hurts). And I’m nesting like crazy with my superpower of organization. Our friends told us we won’t be able to put some of our stuff in storage with them because they are cancelling their storage unit so we have to rearrange our stuff in our apartment and ask my parents to keep some things at their house until we move to a bigger place.

The nightmares keep on coming but  can’t remember them all. I just know that I wake up sweaty many time every night.

 

 

Nightmare

This morning I woke up crying. I dreamed that my mom was dead because of me. The assassin coming for me had murdered her instead.

No one was crying for her. No one would let me live my grief. I felt so alone and guilty, I called my ex-therapist to make an appointment.My superiors didn’t understand why I was crying.

My family did an intervention. It was only a few days after my mom had died and I was supposed to just let it go.  I wanted everyone to just leave me alone.

The smallest things would make me cry like a book, girls in green dresses.I was pregnant and my mom wouldn’t be there.

The guilt, the sadness, the anger.

What a terrible dream to wake me up. I cried for a full five minutes after I woke up. Luckily my boyfriend wasn’t gone for work so he cuddled me.

Let’s hope the rest of the day goes better !

Maudite communication, maudits secrets

J’ai été tellement toute seule longtemps. Peu d’amis, une famille que j’haïssais, des chums insignifiants, pas importants. J’ai été seule dans une famille de cinq, seule dans un couple, seule toute-toute-seule. Seule face à un agresseur, seule face à l’échec, seule devant le temps qui s’étire, qui finit pus.

Entre les secrets qu’on m’a demandé de tenir, les miens que je ne pouvais pas raconter, les choses que j’ai découvert par hasard, j’ai ressenti beaucoup de colère.Il y a, en plus, les choses « pas importantes » qu’on tait. J’ai découvert la solitude. Le silence.

Je ne sais pas combien de fois j’ai tu des choses vraies, des émotions intenses, des malaises profonds. Je ne sais pas combien de fois je suis allée seule à l’hôpital sans en parler à personne ou en faisant semblant que ce n’est pas grave. Combien de secrets j’ai gardé, importants ou non. Des secrets sur des viols, de l’inceste, des maladies mentales, ces choses qui devraient être dites. Des secrets niaiseux sur qui reçoit un plus gros cadeau, qui a un blog, qui a le plus gros salaire. Pourquoi on se dit rien ? Pourquoi, comment ça se fait que les gens ne posent pas les vraies questions ?

Au primaire, j’ai eu une amie qui se faisait battre par sa mère. J’en ai eu une autre que son père avait touchée. Et ce n’étaient même pas mes premiers secrets. J’étais troublée. Mais, je n’avais personne avec qui en parler de toute façon.

Il y a quelques années, ma mère ET ma soeur m’ont raconté qu’elles ont vécu de l’inceste. C’était un premier pas qui s’est pas mal fini là. Pas moyen de vider le sac, de faire le tour de la question. Moi, j’étais pognée avec ça parce que c’est un secret. Moi, j’étais en ébullition, mais je ne pouvais raconter ça à personne. J’haïs les secrets. Pis les surprises. Ça m’est tombé dessus comme une brique. Ma mère n’a pas jugé important de nous dire ça avant. Elle n’a pas jugé important de me dire qui lui avait fait ça. On a probablement cette personne-là dans notre entourage encore… Pour ma soeur, eh bien, je suis tombée malade. À retenir ce secret-là, j’ai fait une dépression.

Je déteste les surprises. Comme quand j’ai appris sur internet qu’un membre de la famille était décédé. Deux fois! Comme quand j’ai appris juste avant que ça arrive que mon chum crissait sa job là sans en avoir une autre qui l’attend ou comme quand j’ai appris qu’un de mes ex avait écrit sur son blog qu’il m’avait trompée.

Est-ce que c’est par peur de la colère que les gens se taisent ? Par peur de se faire juger ? Ou, comme mon chum m’a dit tantôt, parce que c’est pas important ? Comment est-ce que quelqu’un peut juger de ce qui est sans importance ? Parler de ce qui se passe, ça permet de dédramatiser, de rire, de ne plus être seul, de voir la vérité, de se soulager, d’être avec la personne qui écoute. Parler peut rapprocher. Et si ça éloigne, c’est que l’autre personne ne mérite pas de faire partie de notre vie.

Comment faire pour qu’un couple sacre le camp dans les poubelles ? Ne rien se dire. Parce que c’est pas important ou que c’est platte. Laisse-moi te dire que « j’ai fait une lasagne aujourd’hui » c’est crissement plus platte à se dire que « hey, ma prof n’a pas transmis nos notes et l’école nous a mis un échec sur notre bulletin ». Chacun dans sa cuisine, dans son bureau, dans son salon, il y a un tas de mots qui se perdent dans l’espace. Je trouve ça enrageant d’entendre les affaires les plus poches du genre « on as-tu quelque chose à écouter », d’être obligée de poser des questions pour savoir ce qui se passe, peu importe ce que c’est. « Il ne se passe rien ». Ça me décourage quand quelqu’un me dit ça. Il ne se passe rien, ça veut dire que la vie est platte en maudit. Il n’y a pas de découvertes, pas de réflexions, pas de questions existentielles, pas de comédie loufoque sur la vie quotidienne.

Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « je veux savoir ce qui se passe dans ta vie parce que je m’intéresse à toi »? Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « je suis ton amie, je suis là pour toi, parle-moi »? Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « on est ensemble, je veux (presque) tout savoir, je veux partager avec toi ta vie »?

J’en ai des amis maintenant. J’ai un chum que j’aime aussi. Je suis présente. Je suis LÀ. Comme je ne l’ai jamais été avant. Mes oreilles sont ouvertes. Comment ça se fait d’abord que j’ai su que mon amie avait eu peur d’avoir un cancer de la peau des semaines après le rendez-vous chez le médecin ? « Pas important » qu’elle m’a dit. Scuse ?!

Comment ça se fait que j’ai eu des tas de relations supposément intimes où on ne se disait rien ? Je n’écoutais pas ce que l’autre disait la moitié du temps et je ne parlais pas. Pas pire, hein, j’avais la paix. L’autre ne demandait pas comment ça va non plus.  Comment ça se fait que j’ai encore des relations supposément intimes qui ressemblent à ça même si j’ai changé ?

Je me demande franchement si ça vaut la peine d’être intéressée si c’est pour avoir l’impression d’achaler le monde, pour me faire dire que c’est pas important, ou, même, si c’est pour écouter du monde parler, chiâler ! pendant des heures et ne pas demander sincèrement comment, moi, je vais. Il y a ça aussi. Il y a du monde qui ne parle pas. Il y a des gens qui n’écoutent pas.

Moi, j’essaie. Maudit que j’essaie. Mais, je ne sais plus si ça vaut la peine. Je trouve ça négatif de ma part. Mais, en quelque part, si quelqu’un ne parle pas, ben, qu’elle s’arrange toute seule. Et si quelqu’un passe son temps à parler d’elle-même sans arrêter deux secondes (tsé le genre de personne qui ne dit pas comment elle se sent, elle fait juste chiâler sur tout, mais elle ne veut rien changer), ben qu’elle ne se demande pas pourquoi je n’écoute plus.

Argh.

Est-ce que ça veut dire que je ne devrais plus parler ? Que ce que je dis n’est pas important ? Comment connaître vraiment quelqu’un si la personne « cache » des choses ? Je ne veux pas tout savoir ni tout dire. Mais, il y a des choses qui sont importantes.

Headache, heartbreak

I can’t stop thinking about it, I’m sad. I know it’s not going to last forever. What I’m feeling is the friend breakup…and PMS. In fact, PMS probably contributed to my Tchernobyl explosion of rage.

My headache is really from PMS. I hadn’t noted on any calendar at home when was my last period so I had to wait until I got back to work and check my agenda. BAM, today is the 28th day. My headaches are on schedule. If I had known I was this close to having my period, I would have gone for a walk before instead of having such a fit.

No use crying over spilt milk. I can still…cry a bit. Not for what I did but for the loss of this friendship I thought I had. For the relationship I idolized.

I feel like crap.

What I did to feel better :

  • Took my time opening and reading my million emails today.
  • Grocery shopping and making a lasagna
  • I ate 3 chocolates and half a bag of popcorn. 2 chocolates before dinner as well. And a Cozy Shack tapioca pudding. A bit of an overkill.
  • I wrote to my friend I was sure her man was coming soon. It made me better to encourage her.
  • I’m going to read in bed.
  • I watched 2 episodes of La Galère
  • I did only 30 minutes of homework.

I would like to say that friendship is crap but I don’t mean it. I’m already thinking of ways I could meet more people. Making friends at 35 isn’t as easy as it was when I was 20.

Vendredi de vacances

C’est ma dernière journée de vacances avant la fin de semaine, puis, le retour au travail.

Hier, j’ai reçu une réponse au courriel que j’avais envoyé le matin à H. J’ai même reçu un email de sa blonde, J. J’étais contente et triste. J. a le cancer, elle est en rémission, mais elle est à bout. Elle est dure avec H. et lui, n’est pas très présent. Lui, il ne sait pas quoi faire. C’est une situation qui m’est familière, c’est la même que H. et moi avons vécue ensemble. Mais, je n’avais pas le cancer. J’étais bipolaire, en dépression majeure. J’étais triste pour leur situation, mais contente d’avoir de leurs nouvelles surtout que leur petit garçon se fait opérer aujourd’hui. Alors, un courriel, c’est du temps qu’ils ont pris chacun de leur bord alors qu’ils sont débordés par leur vie de couple qui va mal, leur vie de parents inquiets, pour m’écrire.

Aujourd’hui…je ne sais pas ce que je vais faire.

Les deux derniers jours, j’ai été au café voir J. Je lui ai fait des biscuits qui lui ont tellement fait plaisir. Elle passe un temps difficile elle aussi.

J’ai un livre à terminer, il est en retard…je vais donc aller lire en buvant du café. Yum. Java U ? Sûrement. Je vais aller dîner en lisant. Je vais me payer la traite chez Reitman’s. C’est la première année où je vais pouvoir me payer du nouveau linge avant que tout le monde ait déja acheté les grandeurs qui me font. Première année où je vais avoir mon linge de printemps-été avant qu’il fasse assez chaud pour le porter !

Et je vais chez la coiffeuse. Le vrai luxe c’est aller chez la coiffeuse en pleine journée, à un moment où les gens travaillent. Génial. Puis, je vais me faire enlever le vernis gel que j’ai sur les orteils. Avoir su que j’aurais l’argent que j’ai là, j’aurais demandé un pédicure complet…

La fin d’une amitié

J’ai commencé à écrire ça le lendemain du party chez H. C’est demeuré un brouillon jusqu’à maintenant.

En fin de semaine, il y avait un party pour H. qui a eu 35 ans ce mois-ci. C’était chez lui, dans une autre ville, dans sa maison, dans sa cave. Là où il habite avec sa fiancée et ses deux enfants. En banlieue.

J’avais reçu une invitation et je croyais que c’était une erreur parce que c’est sa blonde qui l’avait envoyée. Finalement, oui oui j’étais invitée avec mon chum et C. J’étais super contente. Ça me faisait bien de la peine de penser que je n’étais pas invitée.

Ça faisait des années que je n’avais pas vu H. Sa blonde ne voulait plus qu’on se voit parce que H. lui a conté une menterie de trop. Il lui a dit qu’il allait chez C. et que j’allais être là. Mais, non. Il était chez moi et C. était là, je pense. Bref, on ne s’est pas vu depuis ce temps-là et c’est supposément ma faute parce que j’ai assumé que sa blonde le savait et que j’ai dit sur son répondeur qu’il faudrait bien qu’elle vienne la prochaine fois. Il ne m’avait pas dit qu’il lui avait menti.

Alors, on est allé au party voir des gens que je ne voyais plus depuis notre rupture, manger légumes et trempettes, boire de l’alcool ou de la liqueur, manger des chips (pas moi, c’est carême), manger du gâteau (pas moi, c’est carême). H. a insisté pour avoir un party de sous-sol comme dans le temps. Évidemment, c’était lui le DJ. Mon chum a trippé. Il a dansé comme un fou.

Je ressentais un léger malaise. Je me sentais loin de ces gens-là et je pense qu’eux aussi se sentaient loin de moi. Ils ont presque tous eu des enfants. Ils ont presque tous une maison et une voiture. Ils se voient encore et ils habitent tous en banlieue dans la région de Montréal sauf la soeur de H. qui habite près de chez C., dans le nord de la ville.

La conversation était superficielle. Que pouvais-je leur dire ? Même à H. je ne savais pas quoi dire et je ne savais pas  comment agir. Chassez le naturel, il ne revient pas toujours. Ça n’aide pas que je n’ai pas eu de nouvelles de lui pendant aussi longtemps et que même si je lui fait des coucous sur Facebook, il ne répond pas. Je ne sais pas pourquoi j’ai été invitée.

Quand j’ai maigri, je n’étais plus de son goût parce que mes seins devenaient trop petits. Maintenant que j’ai une poitrine encore plus volumineuse qu’avant, je me demandais si quelqu’un allait faire une remarque. J’espérais que non. Mes seins ont souvent été un sujet de conversation, mettons. Personne n’a fait de remarque sur ma reprise de poids ni sur mes seins et c’est tant mieux. J’ai quand même surpris H. à me regarder la craque de seins bien comme il faut. Pas de doute, il a remarqué, lui.

J’ai appris pendant le party que sa blonde était en rémission de cancer. Il ne me l’avait pas dit. C’est quelqu’un d’autre qui me l’a dit. Je pense que le fait qu’il ne m’ait pas dit ça la dernière fois où on s’est écrit, c’est un signe que c’est vraiment fini l’amitié qu’on avait. Alors que mes ex me recontactaient pour toute sortes de raisons…lui, il était entouré de ses vrais amis.Il vivait le cancer de sa blonde avec eux et avec elle.  Ça m’a touchée de savoir qu’elle avait encore passé à travers ça et lui avec elle. J’ai trouvé ça triste. Je pense qu’il a peut-être eu peur, s’est peut-être senti démuni. Moi, je n’étais pas là.

J’ai pensé longtemps qu’on était des âmes soeurs. On a toujours été connectés. Plus maintenant. Ça me rend triste d’écrire ça. Le côté amoureux de l’affaire, ça fait tellement longtemps que c’est parti. Mais, l’amitié, je pensais qu’elle avait encore une place.