Ah les bonnes idées !

Février 2005

Je m’en retourne à Montréal après une fin de semaine mouvementée. Le wagon est empli d’ados de retour d’un weekend en ville et d’étudiants de McGill. Je suis assise avec quatre beaux étudiants mâles, d’ailleurs.

J’ai donné son cadeau à L. Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour jaser avec les femmes hyperactives, joyeuses et dédiées de l’organisme envers lequel je suis engagée. J’ai encore pris trop de responsabilités avec beaucoup de joie, évidemment. I am very pleased to be doing all of this. Je veux et je vais faire encore plus. Et, ce qu’il y a de bien c’est que j’ai rencontré encore plus de gens extraordinaires dont celle qui s’occupera de la Newsletter et du site web. On a connecté, elle est gentille et je lui ai dit que lorsqu’elle viendrait à Montréal, elle devrait m’appeler !

Je ne sais pas comment je fais pour vivre toute l’année sans ces filles-là. Je retiens mon souffle en attendant de les revoir. C’est ça que je fais. Thank God for emails.

Bien que je n’ai rien écrit hier à ce sujet, j’ai pensé à Patrick 1er toute la fin de semaine. Je suis tellement heureuse de l’avoir re-rencontré. Hier, j’en pleurais, seule dans mon lit, sur mes oreillers doux comme des nuages. Il y a une telle chose qu’un bonheur trop grand pour être contenu à l’intérieur de soi.

Je me sens libérée du poids que je portais pendant toutes les années où j’ai cru que j’avais rendu mes anciens amoureux tous très malheureux. Si Patrick 1er a pris la peine de me téléphoner et de me revoir, de me considérer comme une amie, c’est que je n’étais pas si terrible que je le croyais. J’ai hâte de le revoir.

J’espère ne pas avoir tout inventé et fabulé : son sourire et son rire quand on était ensemble. Et si je n’avais pas vu des signes d’irritation ? Des signes que les gars ont qui veulent dire le contraire de « je te rappelle »? Et si le fait qu’il veuille que je le rappelle est une façon de se désengager?

Je ne pense pas que je serai capable de perdre Patrick 1er en plus de ce que j’ai vécu cette année. Puis, il y a « ce que j’ai vécu cette année ». C’est lourd. Je ne veux pas qu’il ait à porter ça, mon passé récent dont il ne sait rien. J’ai juste envie d’être avec lui. S’il pose des questions, je répondrai. Sinon, on verra au fur et à mesure, je crois. Je ne veux pas qu’il fuie. Comme les autres qui se sont sentis responsables de mon bonheur. Personne ne peut me rendre heureuse sauf moi. Mais, je ne peux pas changer comment les hommes se sentent. Ni les moyens qu’ils prennent pour fuir.

Dix ans se sont passés depuis notre rencontre. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêvais que quelque chose comme ça se produise. Comment se fait-il que mes rêves se réalisent ? Est-ce que je suis récompensée parce que je suis une bonne personne ? Qu’est-ce que j’ai fait de bien ? Je le referais. Je suis tellement chanceuse. Ça m’a pris du temps, mais, j’ai fini par comprendre que j’ai une bonne famille (Maudit que c’est beau et puissant le déni, petit ajout de la rédaction quelque temps après ce billet) et que les amis c’est plus important que le reste. P2 et Val sont mes plus vieux amis et j’estime au plus haut point ma correspondance avec mes deux amies d’Australie et de Nouvelle-Écosse. De plus, je n’irais nulle part sans pouvoir me confier à une de mes collègues au bureau.

Après tout, les amis restent, l’amour passe et repasse et s’en va. Où sont les amants quand les problèmes sont là ? Nowhere in sight. Mes amis ne me jugent pas et m’écoutent et me donnent des bons conseils.

15 juin 2007 As it turned out, I had to live with rule number 4 and then 12. And then 16 : je parle des règles d’Olivia Joules.

Je ne parle plus à Patrick 1er-le nombriliste-fumeur-de-hasch. Eh oui, à ce moment, je ne le savais pas, mais j’ai appris quelques semaines après que c’est un grand consommateur de substances illicites. C’était également une des personnes les plus narcissiques que je connaisse. Finalement, j’ai sacré mon camp ! Mais pas avant d’avoir dormi avec lui (sublime) et d’avoir retesté la marchandise (quelle déception, quelle amère déception !).

En fait, j’ai été tellement triste de sa façon de faire que j’ai préférer « oublier ». Puis, j’ai développé l’idée qu’un gars trop beau, trop centré sur lui-même ne donne du bon service qu’à lui-même. Dommage, il était bien meilleur à 19 ans, avant la drogue, la grosse tête. « Pis, est-ce que t’as aimé ça ? » Euh…la vérité ou… Et voilà une autre preuve que quand je suis très enthousiasmée par quelqu’un ou vice versa, il y a quelque chose de croche. J’ai décroché seulement quand j’ai été capable d’effacer son numéro de téléphone.

Il faut dire qu’un gars qui veut coucher avec toi, après avoir prétendu des dizaines de fois qu’il ne ressent que de l’amitié, après que tu lui ait dit que non, toi, tu ne veux pas parce que (remplir ici avec une histoire d’agression qui resurface) et qui insiste et insiste et cela malgré que TU insistes pour dire que ça va tout changer…Il m’a dit « non, rien ne va changer ». Il n’a rien écouté de ce que j’ai dit. Étrangement, c’est ici que « Oupsydasy », pouf pouf dans la mitte. Je lui ai dit et je me suis dit « Ah ouin, ça va rien changer ? ». On va voir.

Ça a changé que j’ai sacré mon camp et je ne l’ai plus rappelé. Lui, il s’est fait une blonde la semaine d’après et c’est pourquoi ça a pris plusieurs semaines avant qu’il rappelle. Quand il l’a fait, je lui ai dit :

-Tu vois, ça change quelque chose. Parce qu’on n’est plus amis : t’as pas appelé cette semaine-là. Franchement, t’appelles n’importe quand et là, on couche ensemble et pouf, tu disparais ?

-Hein ? Ben non, ça change rien. J’ai une blonde. Silence.

-Ah. Eh bien. Depuis quand ?

-Je l’ai rencontrée la fin de semaine après. Et là, il commence…son nom, son âge (genre vingt ans comme les autres), elle travaille dans un magasin de lingerie et en plein ses tiroirs, il l’a rencontrée sur internet, ça a cliqué tout de suite…blablabla

-As-tu dit à ta blonde que j’existe ? Que je suis ton ex ou qu’on a couché ensemble récemment ?

-Elle a pas besoin de savoir ça.

-Hm. Bon, bien, je pense pas que c’est une bonne idée de continuer à se voir.

Il n’a pas compris ça comme je l’ai dit. Personne ne comprend le concept « Ce n’est pas une bonne idée ». Pour moi, un gars qui parle pas de moi à sa blonde est un gars qui se cache, c’est un gars malhonnête. Patrick 1er est devenu malhonnête dès que c’est lui qui a voulu coucher avec moi, quand je ne voulais plus coucher avec lui. J’avais ENFIN accepté qu’on ne serait jamais rien sauf des amis.

Je l’ai laissé parler, comme je fais avec ma mère. J’ai raccroché. Lorsqu’il a rappelé, il planifiait emménager avec elle. Ça faisait cinq mois qu’ils se connaissaient. Est-ce que j’ai mentionné qu’il a 31 ans et elle, 26 ans max, qu’il travaille de nuit et elle de jour ? Ah, à 26 ans, elle a encore le temps de réaliser qu’elle est sa maîtresse et que sa femme c’est le pot, le hasch, le speed, l’ecstacy, les sorties…

Dire que les gens pensent que je n’ai jamais été naïve. On a qu’à regarder l’année 2005 pour voir combien je l’étais.

Autre note de la rédaction…y’a pas que l’année 2005, ma grande !

20h20, chambre d’hôtel

J’ai mal au dos. J’ai eu une journée superbe, j’ai rencontré plein de monde. Le meeting était très intéressant avec une lecture de « Chanda’s secrets » et un spectacle de marionnettes.
J’ai pris une longue marche ce matin avant la rencontre en partant de ma chambre vers 8h. Le meeting étant à 9h30 sur la même rue et étant arrivée à 8h40, j’ai marché et je me suis rendu compte que j’étais dans le quartier chinois. Ce quartier de Toronto est bien différent de celui de Montréal. Les magasins et les restaurants sont petits et situés dans des vieilles maisons, tous sur une grande rue. Autour de cette rue, il y a un quartier plus résidentiel habité par des Asiatiques et des gens majoritairement d’autres cultures.
Ce qui me surprend, c’est de trouver des dépliants, des centres communautaires et d’autres choses en français à Toronto !

En route vers Toronto

Le vendredi 25 février 2005

En route vers Toronto, dans le train.
Hier, j’ai eu une surprise, une méga récompense. J’ai eu un email et un appel de P., un ancien chum que j’avais à 19 ans.

Nous étions tout feu tout flamme. Jaloux, possessifs, entêtés, irraisonnables et fous, on s’aimait comme ça n’avait pas d’allure. Certaines expériences et aventures n’ont jamais été recommencées avec d’autres et n’avaient pas à l’être. Et, à part pour mon voyage magique à l’Île d’Orléans il y a deux ans, l’été passé avec P.R. a été le plus bel été de ma vie. J’ai adoré nos balades en voiture, la musique à fond la caisse, les pieds par la fenêtre, j’étais un peu délinquante et déchaînée… Je le poussais à piquer la voiture de sa mère, je le poussais à ne pas porter de sous-vêtements… P. et moi, c’était les chicanes en plein milieu de la rue, les balades à vélo la nuit, sa mère qui appelle mes parents pour savoir où il est, la sexualité débridée de deux jeunes adultes aux émotions troublées, les crises de colère et de larmes.

Ce gars-là faisait des choses pour moi que j’étais incapable d’apprécier. J’étais spontanée comme je l’ai rarement été par la suite. J’ai été traitée comme une reine pour ma fête quand j’ai eu 20 ans. C’était le gars le plus affectueux, le plus dévoué que j’aurais pu connaître. Moi, j’étais folle. Folle.

Quand je suis déménagée à Montréal, mon moral a pris une drop. Ma vie s’est brisée, je ne trouvais plus mes repères. P. était là, mais loin. Il prenait la peine de faire le chemin de notre ville natale jusqu’à Montréal juste pour taper dans ma fenêtre. Je l’appelais et il m’appelait plusieurs fois par jour et toujours à 18h pendant le 6 à 6 de CKOI. J’étais tellement triste, seule à Montréal, et tellement dépendante de lui.

Personne n’avait jamais pris la peine de me chercher sur Internet et de faire le pas de me contacter de cette façon-là. Je suis surprise et enchantée, d’autant plus qu’il s’est « enmieuté ». Si c’est possible. C’est le dernier homme (c’était déjà un homme à 18 ans) qui m’a fait de l’effet juste en se déshabillant, en me regardant. Grand, belles épaules, P.  sent bon, et a un sourire d’enfer. Soupir. Désir charnel quand tu nous tiens. C’est pour ça que l’amitié entre hommes et femmes, ce n’est pas toujours une bonne idée.

Il a appelé quand il a dit qu’il le ferait. Il a été de bonne humeur malgré sa fatigue. Il est énergique et en forme bien qu’il travaille de nuit. Moi, j’avais une crainte : qu’il change d’idée, qu’il cancelle. Mais, non. Ce matin, il a rappelé pour qu’on y aille et peu de temps après, il était chez moi aussi beau et grand que dans mon souvenir.

Ce matin, nous sommes allés déjeuner au Cartet et jamais une rencontre n’a été aussi spontanée et joyeuse. Je suis charmée et c’est réciproque ! Pourtant, hier, tout semblait partir amicalement selon son courriel. Ma sœur a dit : « On ne sait jamais. » Puis, c’est P. qui l’a dit aujourd’hui. Qui sait ? Je n’ose pas y penser de cette façon. Je ne voudrais pas être déçue.

À partir d’ici, tout ce que j’ai à faire est être moi-même. Comment faire autrement avec quelqu’un qui me connaît, qui se rappelle tout ce qui fait que je suis moi-même ? Il se souvient de tous les détails. Rien de ce qui a gossé les autres ne le dérange, il a toujours trouvé bien que je lise autant, que je m’intéresse à l’art, et que je cuisine… Lui, s’intéresse à la philo, la psycho, aux évènements courants. Il est curieux et m’a déjà appris quelque chose que je ne connaissais pas sur le dôme de l’Oratoire Saint-Joseph. Je trouve ça pas mal cool. Il trippe encore sur la musique techno et va aller au Bal en blanc bientôt.

Je suis impressionnée malgré moi. Il a été constant et s’est renouvelé à la fois. Il est devenu plus mature et plus sage. Il ne parlait pas comme ça avant. Je suis consciente d’avoir changé moi aussi en 10 ans, mais, lui… Il parlait du couple et, je me demandais où signer le contrat. Depuis quand les hommes savent-ils quoi dire ? Depuis quand les hommes, un homme, se chargent-ils de me convaincre réellement ? Je peux dire sincèrement que le seul qui ait réussi à me convaincre qu’il ferait attention à moi c’est P.B. Il ne savait pas dans quoi il s’embarquait, mais, bon, on s’est bien débrouillé. Quant à P., même s’il demeure un ami, il me donne le goût d’être mieux, de faire mieux. J’ai arrêté de me sentir seule dès le moment où je l’ai entendu au téléphone. C’est pathétique, incroyable et merveilleux. Est-ce que c’est ça le sentiment de retrouver quelqu’un ? De retomber en amour ? Je ne sais pas. Il me donne le goût de voyager, de ramasser mon argent, de conduire ! C’est trop dingue. 24h, c’est tout ce que ça prend.

J’ai eu l’impression très forte d’ « être enfin à la maison » quand j’ai touché H. la première fois. Au festival de jazz, sur de Maisonneuve, dans les gradins nous nous sommes touchés et je savais que j’avais trouvé quelqu’un de spécial, mon âme sœur. Je ne savais pas que trouver une âme sœur ne voulait pas nécessairement dire qu’il fallait sortir avec juste parce que c’est quelqu’un du sexe opposé.

Ce qui m’a soulagée c’est d’apprendre que P. et moi, on s’est connu assez longtemps pour qu’il sache pour ma maladie, mes médicaments et plein d’autres choses. Je ne savais plus s’il était au courant. C’est drôle, mais, pour moi, ça fait une différence. P. est maintenant la personne que je connais depuis le plus longtemps puisque je l’ai connu un peu avant V.

Vendredi soir, chambre du Primrose Best Western
Aaaaaaahhh, une chambre d’hôtel de luxe juste pour moi. My God, j’adore. Pas de distractions qui m’empêchent d’étudier des documents importants, sauf…écrire. Bof, je m’en crée des distractions. Penser à I’m-too-sexy-P.R., penser à P.P.-je-suis-trop-occupé-pour-toi qui a appelé avant que je parte, ma pizza super épicée, la télé plein de postes, les petits savons et autres gadgets offerts par l’hôtel et la vue magnifique sur la ville ! Ma vie va bien quand je peux me réjouir de si petits plaisirs !

J’ai fait venir une pizza grecque qui a coûté trop cher. J’avais faim. Je suis en pyjama à 19h34. Le train est arrivé en retard et je ne me vois pas faire des choses toute seule ici. Je n’aime pas me faire suivre. Mais, s’il y avait un Jean-Coutu ou un Shopper’s Drug Mart à côté, j’irais ! C’est tellement le fun de magasiner ailleurs, ils n’ont pas les mêmes choses. Il y a un cinéma près de l’hôtel, mais, ça ne me tente pas. J’ai pas mal de lectures à faire. Tantôt, je veux prendre un bain ! Oooouuuuuuuuuhhhhh exciting ! Oui, ce n’est pas mon bain ! Coooool. Un rien m’amuse.

C’est comme dans le métro. Je suis fascinée quand je viens à Toronto. Toutes leurs pubs sont orientées sur la santé, l’éducation et plein d’autres trucs fous qu’on n’a pas. Oublie les films, les universités, les affaires plates de téléphone. À Toronto, il faut lire les pubs, ils en ont partout et elles ne se ressemblent pas. Je ne sais pas comment expliquer ça. C’est « sociétaire » ? Tantôt, j’ai vu une devinette sur un panneau dans mon wagon. Évidemment, j’ai été incapable de la décoder, je ne suis pas très bonne là-dedans, mais j’ai lu le reste : vous ennuyez-vous encore ? quelque chose du genre et c’était une pub de la TTC, la compagnie de métros. Ils font plein de pubs divertissantes. En tout cas, moi, je trouve que c’est amusant, je réfléchis dans ce métro-là. En plus, il est propre, les bancs sont beaux et il est aéré. Les portes qui mènent vers l’extérieur sont ouvertes alors l’air circule. De plus, les wagons sortent de la terre ce qui fait qu’on est moins oppressé.

Je crois que la rue qu’on voit de ma fenêtre c’est la rue Carlton. La ville de Toronto est tellement droite. C’est presque impossible de se perdre. Tout à l’heure j’ai tout de même planifié mon trajet pour demain et dimanche. Une ligne droite finalement. Hé hé. J’ai ouvert mes rideaux, je vois les lumières des voitures, les lumières des hôtels, des buildings, c’est beau. Est-ce que je suis une fille de ville tant que ça ? Moi qui rêve des grands espaces ?

Bien oui, P.P.-The-Jerk a appelé. Maudit pas fin. « Si t’as besoin de quoique ce soit, appelle-moi pis je m’en viens ». Hein ? À Toronto ? « Ben oui ». Tu vas dropper tes affaires pis venir me chercher dans une autre province si je te dis que je suis dans le trouble ? « Oui. » J’en suis toujours pas revenue et je ne le crois pas. Crisse, le gars n’est pas là de toute l’année pis là, Môssieu l’important Trou-du-Cul ayant gagné le trophée de l’année Merde-de-2004-2005, me dit ça avant que je parte et alors que je m’en vais déjeuner avec Monsieur Presque-Parfait-Shortcake-à-la-Fraise-vient-quej’telichepartout ! Y’a l’don de faire chier. Ou d’être fin aux moments les plus pas corrects.

Si j’ai besoin de quelqu’un c’est P.B. que je vais appeler. Lui, il est toujours là et pis, c’est sa carte de crédit que j’ai dans les poches. Ah !

Je pense à P.R. et je morve parce que je ne pensais pas que ça se pouvait être aussi heureuse juste à cause d’un ami. Hum. J’ai eu a very eventful week. La blonde de P.B. qui m’écrit, je flush P.P., P.R. qui sort de la brume, Toronto.

Tuesday night 22:59

I can’t wait to be in Toronto!

I am counting the nights until I finally wake up and it’s time to pack my last things and get ready to board the train. I know L. is doing the same. I have been waiting the whole year to see her again and talking on the phone during the conference calls just isn’t the same. Will the chemistry still be there? We had so much fun last year and we have so much to say. I shared more with her this year than I did with my ex. She inspired me and helped me a great deal during these very long and painful months. She made me laugh, think and smile. It’s so much fun when you discover someone new.

This is all very exciting. Tonight after meeting with my ex-fiancé, P., I went to Indigo’s and bought myself some books. I just started reading Millicent Min, girl genius from Lisa Yee and am really into it big time. I wonder if K. and L. read those books already because I also bought The Year of Secret Assignments by Jaclyn Moriarty. It seems funny. I bought two adult books and they make me feel like Bridget Jones. They will make my library look like Bridget’s anyhow! He’s just not that into you and Dateworthy. The first two are for having fun and the two others are for getting over this awful year and telling myself I was right for dumping the last two jerks! AND to let myself know I’m right for having high standards and keeping them. Somewhere, there is a right man for me, dammit.

P.P. is very nice. But he is not nice enough. So tonight I met with him and listened to what he had to say and when we parted I said “À la prochaine” he asked “When?” and I said that we would see. Well, we will see indeed. He kept me waiting two months. I am set in my mind that we are over. Of course I love him, he is great, but, hey, enough with being a fool and feeling I am not giving us and him enough of a chance. I did give us a chance.

I have given him chances for a year. When has he given me a chance? Where was he when I needed him? He said that he gave me what he could. Well, it is not nearly enough. He did not give any excuses but took “the blame” which is not enough and was really not clear on what he intended to change or ameliorate. P. called this meeting because he intended to change and things would be better etc. Pfft… what a crock n’est-ce pas. It looks like a husband promising is wife never to lay a hand on her again. Never believe that and never believe a man who says he’s gonna change. I do believe change when I see it though but I never saw anything promising in him during this last year. It just got worse so here you go.

So in my mind things are over. In my heart, I’m heavy. Another year passed and I wasted my time and I learned not to trust or maybe just another year where I learned that maybe my gutt instinct was right when it told me to dump him right from the start… shit. I should have listened instead of being honored he was interested and thinking that maybe it was my laaaast chance at happiness.