Feeling suicidal ?

« If you are feeling suicidal now, please stop long enough to read this. It will only take about five minutes. I do not want to talk you out of your bad feelings. I am not a therapist or other mental health professional – only someone who knows what it is like to be in pain. »

J’adore StumbleUpon, je tombe sur des choses vraiment pas pires !

Dans la page, ils donnent un no aux États-Unis alors si vous êtes au Québec : 1-866-APPELLE (1-866-277-3553) partout au Québec ou au 683-4588 pour la région de Québec et ce, 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

Anticonvulsants et risque de suicide accru

J’ai appris hier, par Psychomedia, qu’il y avait un risque accru de suicide quand on prends des anticonvulsants. Je prenais du Topamax. Mais, moi, je trouve que je suis passée plus proche avec Wellbutrin. Avec Topamax, ça allait.Très bien, même. Justement, dans l’article ils disent que la majorité des gens qui prennent des anticonvulsants prennent du topiramate (Topamax) mais d’après les statistiques, ce sont les autres médicaments qui seraient à surveiller.

Pour lire l’article.

Le voisin, une fiction

Je m’asseois sur le sofa de mes parents et je regarde dehors. C’est tellement calme. Le temps est gris, on entend rien. Même les tondeuses sont muettes. C’est étonnant pour un dimanche. Pas d’enfants qui jouent au hockey ou à kick-la-cacanne, pas de chants d’oiseaux. Ici, c’est sûr qu’on entends pas de sirènes de pompiers, de moteurs de camion. On est loin du centre-ville. C’est le calme plat. Ou ben le calme platte. C’est selon.

Je ne sais pas quoi faire de mes mains. J’ai un peu froid.

Je remarque que le voisin semble en contemplation. Il est debout, les mains derrière le dos et il regarde son asphalte. Qu’est-ce qu’il regarde comme ça ? Des fourmis ? Des craques ? Un spot d’huile ? Peut-être qu’il essaie de faire un avec l’univers, héhé.

Peut-être qu’il pense à sa femme ?

Quand on est déménagé ici, les voisins étaient déjà là depuis quelques mois. Eux aussi avaient de la garnotte dans l’entrée, un gazon qui poussait par patch et pas de piscine. Depuis ce temps-là, ils ont fait faire l’asphalte, ils ont installé une piscine hors-terre, ils ont planté des arbres à fruits, un jardin, construit un cabanon…Pendant qu’on a fait faire l’asphalte, installé la même piscine, installé un érable et un bouleau, fait un jardin, acheté un cabanon qui vient de chez Canadian Tire et rajouté deux enfants…et fini la cave pour faire des chambres…ils n’ont pas eu d’enfants. Mais ils ont accueillis tous les chats errants du coin. Ils auraient pu ouvrir une animalerie.

Louise est décédée il y a quelques mois.

Maintenant, il vit seul. Il ne reçoit plus autant de visites. Sa belle-mère avait l’habitude d’aller jouer au backgammon avec eux autres chaque jeudi et de venir souper chaque dimanche, mais elle le visite rarement depuis que sa fille est morte. Je peux seulement imaginer le silence dans cette maison-là. Ils n’ont jamais été extravagants, bruyants. Pas de visite, pas de partys. Pas de passions particulières. Je ne sais même pas ce qu’il faisait comme métier avant de prendre sa retraite.Il a 56 ans, pas toutes ses dents, une grande maison, un  grand terrain, pas d’enfants, pus de femme.

Je me demande si c’est à ça qu’il pense ? Peut-être qu’il pense à ce qu’il va faire maintenant. Je me demande s’il va quand même nourrir les chats.

Peut-être qu’il pense à comment sa femme est morte…j’ai entendu bien des choses. Quand j’ai été chez Yellow, la vendeuse m’a dit qu’elle avait le cancer, phase terminale. La serveuse au Bidon, elle, m’a dit que c’était plus grave que ça. Mes parents disent qu’elle a eu un accident d’auto. Un ami infirmier m’a dit que, oui, c’était dans une auto, mais qu’elle avait fait exprès. « C’est dur de penser à un accident avec une pomme de terre ou autre chose dans le tuyau, vitres et portes fermées, toute seule, sur le rang Ste-Marie, un terrain vague loin de tout. » C’est ce qu’il a dit. Elle a été retrouvée le lendemain. Sa voiture avait passé une partie de la veille et une grande partie de cette journée-là au gros soleil.

Évidemment, j’ai entendu les « pauvre madame », les « c’est peut-être mieux de même », les « franchement, elle aurait dû se battre plus que ça »…et j’ai vu les signes de croix. Je ne pensais même pas que les gens faisaient encore le signe de croix pour ça. Si elle s’est fait enterrer, les suicides ne doivent plus être considérés comme des péchés…mais je ne sais pas vraiment si elle a été enterrée. Qu’est-ce qu’ils font s’ils ne peuvent pas les enterrer au cimetière coudonc ?

Là, il arrache des touffes d’herbes qui dépassent de la bordure. Il se garde occupé, en tout cas. Mais, pas vite.

Mes parents m’ont dit que c’est lui qui est malade maintenant. C’est un peu triste hein. C’est bête la vie. Mariés à 22 ans, genre. Une trentaine d’années ensemble à mener une p’tite vie tranquille, à suivre une p’tite routine, à penser à la retraite qu’on va prendre ensemble…et pouf. La maladie, le deuil. Tout seul. Mondoux que c’est platte.

Je me demande à quelle heure passe l’autobus.

Séparée dans ma tête

Je n’ai jamais fait de tentatives de suicide. Je n’ai jamais été hospitalisée. Je n’ai jamais pris de drogues. Je ne suis ni accro au jeu, alcoolique ou fumeuse.

J’ai toutefois pensé être en relation avec Dieu. J’ai vraiment cru que j’étais en relation télépathique avec un de mes collègues. J’étais sûre que les chiens et les chevaux communiquaient avec moi. Et j’ai vu une de mes collègues en Robocop. J’ai pensé être invisible. J’ai aussi cru qu’on me suivait et qu’on me surveillait pendant vraiment longtemps.

Dans les yeux des médecins et des thérapeutes, je suis courageuse, un phénomène, une source d’incrédulité et un mystère.

Des fois, je ne suis pas sûre qu’on me croit quand je dis que je n’ai pas eu de problèmes de dépendances (excepté la dépendance affective). Ils sont incrédules quand je dis que j’avais fait mes plans pour mourir mais que je ne suis pas allée plus loin parce que je me suis rendue compte que j’avais des plans. C’est ce qui m’a menée chez l’infirmière pour lui dire que « peut-être que quelque chose n’est pas normal ». Je suis allée chercher de l’aide et ça les soulage. La façon que j’ai d’être séparée dans ma tête, ça les intrigue. Ça leur fait dire que je suis courageuse parce que je suis allée chercher de l’aide.

Une partie de moi sait toujours que quelque chose ne tourne pas rond quand l’autre partie prend le contrôle. Je ne suis pas exactement capable de mettre le doigt dessus mais je peux entendre cette partie de moi dire « Ohoh » ou essayer de me retenir avec les notions de bien ou de mal. C’est la partie qui s’est étonnée et a ressenti de la honte quand j’ai lancé des ciseaux par terre. Mais ça prend longtemps avant de s’enclencher.

Je me vois aller.

Alors, non, je n’ai jamais tenté de me suicider. Ça ne veut pas dire que je n’y ai pas pensé. Constamment. De toutes les façons. Avec ou sans lettre. Avec ou sans sang. Dramatique ou pathétique. Je voulais arrêter de me sentir aussi mal. Je voulais arrêter de souffrir.

À un moment donné j’ai suivi une formation sur le suicide. Je sais comment intervenir et j’ai eu à le faire. Mais, je ne suis même pas sûre que je veux empêcher quelqu’un de se suicider. Si la personne a décidé ça et qu’elle veut le faire c’est qu’elle souffre. Je compatis. Je sais c’est quoi. Je peux lui parler pour voir si elle a pensé à d’autres solutions mais, je ne la forcerai pas à vivre.

Je suis séparée autant pour moi que pour les autres.

Arrête de te plaindre, farme ta yeule pis déniaise

4 avril 2006

Je ne sais pas comment commencer alors voilà.

Mes émotions actuelles ne sont pas un caprice. Si je t’en ai parlé c’est que j’avais besoin de support, de réconfort. Je ne demande pas qu’on me répare, qu’on me botte le derrière. Je demande seulement la présence de l’autre, toi, que tu me prennes dans tes bras et que oui, tu me dises que ça va passer, de ne pas me décourager.

De la même façon que mon amour pour toi est fort, ce que je vis en ce moment est également très fort et déconcertant.  Je me sens déboussolée, triste, en colère, je me demande à quoi il sert de vivre. Quand tu m’as demandé : tu veux un revolver ? j’avais le goût de te dire que oui j’y pensais mais je ne voulais pas te faire peur. Mais ton coup de pied au cul a eu justement pour effet de me rendre encore plus triste d’autant plus que mes émotions semblent t’avoir affecté. Je me suis donc dit que je ne pourrais plus te raconter mes trucs. À quoi ça sert de ne pas pouvoir parler avec quelqu’un ? Surtout si c’est un amoureux ?

Quand je suis partie, j’étais tellement triste, je ne voyais plus à quoi ça servait d’être ensemble ni de vivre. Je me sentais seule, incomprise, rejetée.

Ce que je vis n’a pas rapport avec toi. Et si je ne crois pas à « pour toujours », ça n’a pas rapport à toi. Ce que j’ai vécu et ce que je vis toujours fait de moi qui je suis. Je te prends au jour le jour et je t’aime. Et oui, il m’arrive de rêver que je puisse être amoureuse de toi longtemps. Je ne serais pas avec toi si je ne pensais pas que ça puisse marcher. Mais je ne prends pas notre très courte relation pour acquis. À mes yeux, nous sommes toujours en probation.

Quand je t’ai appelé, je t’ai dit que j’étais désolée. Je suis désolée que ça se passe comme ça. Désolée de ne pas avoir pu te dire autre chose quand je suis partie de ta job, le cœur en miettes. Désolée que tu ne m’ait pas retenue. Désolée mais j’avais vraiment envie de mourir parce que je me suis fait botter le cul au lieu d’avoir été écoutée comme j’en avais besoin. Désolée d’en avoir parlé à ta job, mais, j’étais en état d’urgence. En fait, je n’aurais pas dû rester et juste passer te dire bonjour. Comme ça, tu n’aurais pas su que je suis dans une passe rough. Et moi, je n’aurais pas eu à voir ta dureté quand j’ai eu les larmes aux yeux.

Ensuite, j’ai appelé un paquet de monde avant de tomber sur M. Il fallait que je trouve une solution. Tu sais, avoir envie d’en finir ne veut pas dire envie de mourir nécessairement. Mais je devais en parler. Il fallait que je sorte ça de mon système parce que j’étais en urgence. Si je ne trouvais pas quelqu’un à qui parler, je bustais. J’étais encore plus à vif depuis mon départ de ta job.

ARG

Maudine. Hier, j’ai mis plein d’argent sur ma carte de crédit parce que c’est comme ça que je paie mon cours de psychologie de la personnalité. J’ai aussi décidé de cotiser à un REER. Et aujourd’hui, je me suis abonnée à Coup de Pouce sur ma carte de crédit. Je suis allée dans mon compte sur le site de la caisse pour transférer le montant tout de suite sur ma carte et il me restait seulement 185$ !! Hier, j’en avais 700$.

Le chèque de loyer du mois d’août n’était pas passé encore et je ne m’en étais pas rendue compte ! Il est passé le 1er septembre et le chèque de septembre est passé aujourd’hui ! Aaaaaaaaaaaaarg.

Double-arg. Une amie m’a annoncé aujourd’hui qu’elle avait des caillots au cerveau et qu’un médecin lui avait dit qu’elle avait un mois à vivre. Ça c’était au mois de juillet-août. Ils lui ont injecté un médicament pour faire fondre les caillots mais au lieu de faire fondre le gros caillot…il s’est séparé. De plus, des cellules cancéreuses se sont greffées autour des caillots. Comme c’est là, elle est « passée date » mais au prix de grosses migraines.

Elle m’a dit qu’elle retournait voir le médecin bientôt et que si c’était des mauvaises nouvelles, elle se suiciderait. Elle a fait son testament de façon officielle et elle en a seulement parlé à quelques personnes mais pas à sa mère ou sa soeur.

Ce qui me tracasse c’est que sachant qu’elle a peu de temps à vivre, je ne vois pas de raisons de l’empêcher de le faire. Mais…si elle vivait plus longtemps ? Les médecins se trompent parfois. Ils disaient aux gens qui étaient HIV positif qu’ils n’avaient pas longtemps à vivre puis ils vivaient 10-15 ans de plus !

Bref. C’est la merde !

Sur un côté plus positif, c’est la fiiiiin de semaiiiiiine !! Trois jours puisque lundi c’est la fête du travail. Et je peux enfin voir mon chum qui n’a pas été là de la semaine tout pogné dans son travail et ses études. YÉ!

Pourquoi j'ai pensé au suicide

Mars 2008…parler de suicide

Last week, in therapy, I talked a bit more about my suicidal ideas I had when I was sick. The therapist thought that I had those ideas because I had noone to talk to. It’s not the reason why I wanted to die.

I never really had anyone to talk to but in my mind I talked a lot and I was sure everyone knew what was what. Of course, now, I know I didn’t talk. But for me, being alone and having noone to share my stories with was ordinary. I didn’t think about it, I assumed everyone lived the same things I did.

I wanted to die because my life was shitty. I thought that if that was what life was all about, I didn’t want any of it. There was no way out. I felt I had already lived through most of what people live through and even more and I said to someone once that I didn’t need to jump off a plane with a parachute because my whole life seemed like an endless plane jump.

I was hopeless, I had no real goals and no future. All I had was my past and my present and it was shit. Shit, shit, shit. So why stay ?

So that is the reason. I wasn’t lonely and in need of a talk, I felt abandoned and betrayed by everyone. Scared that my life would continue the same way. Am still afraid of never finding someone to connect with.