Joe, Ranger, Tank, Ken et les autres

C’est drôle hein. J’ai lu des tonnes de romans Harlequin quand j’étais ado. C’était une passe. Ma voisine en avait une centaine d’empilés dans une chambre et dans le salon. Quand j’ai passé à travers, j’en ai acheté à la librairie de livres usagés. J’ai eu la phase photo-roman un peu plus tard quand je travaillais dans une station d’essence. À 5h30 du matin, y’avait rien de mieux qu’un photo-roman pour passer à travers les heures tranquilles, avec la radio, la lumière des lampes fluorescentes, l’odeur du gaz pis le bruit des fridges.

J’ai lu des romans aussi dont la série des Angélique (12 romans de 1000 pages chacun à l’âge de 13 ans peut-être), les romans de Juliette Benzoni, de Barbara Cartland, de Jude Deveraux, de Kathleen Woodiwiss et autres supposés romans historiques. Remplis d’aventures, de femmes au décolleté palpitant et d’hommes mystérieux, blonds aux yeux bleus ou bruns aux yeux foncés, musclés; des romans remplis de malentendus, de sexe, de larmes, de joie…un peu comme Le Cœur a ses raisons. C’est peut-être la raison de toute mon imagination débridée.

Présentement, je lis des romans indiens, de la chick lit et…Janet Evanovich. Son personnage s’appelle Stephanie Plum. Elle est supposément forte parce que c’est une bounty hunter, elle est plus chanceuse que talentueuse en fait, elle est sexy, réfléchie quand elle le veut. Son régime nutritif se constitue de « Joe Louis » américains, de beignes, de pizza, de poulet frit et autres cochonneries. Quand elle veut manger mieux, elle va chez sa mère. Sa collègue de travail est une ancienne prostituée qui s’habille en spandex malgré ses 200 livres et les gens qu’elle appréhende sont soit des psychopathes, des sociopathes, des drogués, ou des losers de toutes sortes. Elle se fait tirer dessus, les gens entrent chez elle comme dans un moulin même si elle barre sa porte avec trois chaînes de sécurité, elle passe près de mourir dans chaque livre, sa voiture se fait aplatir, explose ou prend feu dans chaque livre et sa famille est complètement déjantée. Elle est dinde avec les hommes, il lui arrive plein de trucs fous, les dialogues sont à pisser de rire. Elle fait rire d’elle…mais elle ramène toujours sa prise. Morte ou vivante.

Je ris comme une folle quand je lis ça. Si j’étais ma psy, je me demanderais : « Ça vous fait pas penser à quelque chose? » Euh…

Les romans de Janet Evanovich sont classés romans policiers. Mais, dans le fond, le gros de l’action, ce qui fait tourner les pages pour la plupart des filles, j’en suis convaincue, c’est ce qui se passe avec Joe Morelli et Ranger. Un est solide malgré un passé trouble, c’est le gars qui veut marier Stephanie, il est policier, il fait mouiller toutes les femmes. L’autre est un grand brun ténébreux monosyllabique, dangereux, qui fait mouiller toutes les femmes.

Comment ça se fait que des femmes continuent de tripper sur un gars comme Ranger alors que c’est dit dans le livre que c’est pas pour le mariage ? « Pas pour le mariage » dans le genre : on baise ensemble mais je te dis rien sur ma vie. Ranger, personne sait où il habite ni d’où vient son argent. Il tue des gens. Oh, mais c’est « probablement juste des méchants ». Il change de voiture régulièrement…et les plaques sont fabriquées. Il emploie une petite armée de gens qu’on retrouve habituellement en prison à cause de leurs « talents ». Il court des rumeurs sur ce qu’il fait, sur qui il est, mais on ne le sait pas vraiment. Il sourit mais ne dit pas grand-chose. Il faut deviner. Sexy mais chiant. C’est amusant quand on aime se compliquer la vie.

Joe, lui, vient d’une famille assez dysfonctionnelle, merci. Les hommes sont violents et/ou alcooliques. Ils trompent leurs femmes. Ils ne vivent pas longtemps. Il a fait partie d’une gang de motards. Puis, il a changé de camp, il est devenu policier. Il a changé de femme aussi souvent qu’il s’est brossé les dents. Mais, là, Stephanie est aussi permanente dans sa vie que son gun. Il espère la marier et avoir des enfants avec elle bien qu’il ait renoncé au mariage pour le moment. Il résiste vaillamment aux charmes dévastateurs de Terry Gilman avec qui il est obligé de travailler ce qui n’est pas à négliger et il a troqué son appart pour une maison. Tout le monde connaît son passé, son présent et tout le monde sait qu’il trippe sur Stephanie…qui se ramasse souvent chez lui parce que son appart explose, prend en feu ou parce qu’elle est poursuivie par un tueur. Il recueille même son hamster colocataire, Rex et a adopté Bob, le chien dévoreur dont elle a malencontreusement hérité (un gars s’est débarrassé du chien en lui disant qu’il partait en vacances, il n’a jamais voulu le reprendre). Il n’a même pas peur de sa grand-mère Bella qui, elle, fait peur à tout le monde avec ses visions et son mauvais œil. Il n’a pas peur de Stephanie avec son maquillage qui coule, se cheveux tout croche et son linge de gars. Hey, il n’a pas peur d’elle en fille non plus ! Bref, Joe est un maudit bon gars.

Dans les romans, le gars veut marier la fille même si elle manque d’estime, se pense un pichou et est vraiment stupide. Dans les photo-romans, ça se passe en 35 pages, tout le monde est en plastique, tout va vite. Ça va mal, on se rencontre et ça va mieux, on se chicane, ça s’arrange. Est-ce que les gens réalisent que dans la vie, le grand ténébreux ou Monsieur G.I Joe ils ne le toléreraient pas plus que la durée de la lune de miel ? Genre de 3 semaines à un an et demie ? On ne va nulle part avec un gars bâti comme un tank, qui ne parle pas, ne veut pas de relation durable et ne fait rien pour s’engager de quelque façon que ce soit.

« Sexy » n’est pas une valeur durable en amour. C’est une qualité qui dépérit. Et si ton tank tu le veux seulement dans ton lit, il faut être prête à l’assumer…et à en profiter, ce que peu de femmes sont capables de faire.

Alors comment se fait-il que les femmes continuent de tripper sur des gars comme Ranger ? Et d’encourager leurs amies à le faire ? C’est comme encourager une boulimique à s’enfiler une douzaine de Krispy kreams, du chocolat, des chips puis à les vomir. Pour son bien.

Les Variations Goldberg, des chandelles et sa main

Octobre 1994

I was in Montreal since August and had already made « friends » thanks to my bipolar illness that just took all shyness away and made me quite unhibited. I met Eric, a pianist from the Conservatory and we just took off. He was 26, I was 20 and we didn’t have that much in common.

He was always studying or composing. I was always his distraction. He made me feel safe but I didn’t feel wanted or loved and after a month and a half, I called him and said it didn’t work anymore. I really thought he wasn’t that much interested. But it seems he was, we just never talked about it. I guess we had more important things to do…

During that time, Eric made me see what romanticism was all about and I never forgot it. He had this studio near Ontario street and he didn’t pay much rent so he pretty much endured the cold. So did I. It wasn’t that big but it had a high ceiling, a small kitchen and a small and vetust bathroom with a door made of a closet door, it was see through. If I recall correctly, there was a lot of black : floor, walls… Along the walls he would light candles because it looked nice and it was romantic. It helped set the mood. And he would put on the Goldberg Variations which soon became our music since I would ask him to put it on almost every time I would see him once or twice a week.

The utmost romantic thing he did was to sleep while holding my hand. I couldn’t see how difficult it was at the time but now I can’t believe I let go a guy who would hold my hand while sleeping. It did move me but what really moved me was my illness, I just couldn’t stand one minute in place.

The Variations, holding hands, candles, reading Tristan & Iseult were all very romantic, and I wasn’t into that, really. But it did touch me to a point that I never forgot him even if I « moved away ».

27 juillet 2008 : Marche matinale

On Saturday, we made lasagna and Amarulla chocolate pudding. My boyfriend met my best friend and it went so well!

We went to bed early (we are early-risers) and I woke up at around 4. He woke up too and after we had a bit of « sport », I jokingly said we could go for a walk. He asked why not. We put clothes on (of course) and proceeded to find somewhere that was opened.

We walked around and finally thought about Dunkin’ Donuts or Tim’s. We found a Tim Horton’s at a gas station. We weren’t the only ones up and waiting for something to drink and eat. We ate near the Lachine Canal and after, we walked on the yellow lines in the middle of the street, we jumped on benches.

It was so much fun ! It was very romantic. We are going to make a list of places opened 24 hours so we don’t have to go to Tim’s. 🙂

Meilleure St-Valentin à date !

I have the most wonderful boyfriend. Maybe not but he sure knows how to please me. It’s what he thinks about that makes him so delicious to me.

He baked me a chocolate cake. Best one yet. And he left it at my apartment. I had to put half of it in the freezer because it wa starting to dry. He let me have a piece of cake for lunch instead of letting me wait for dinner. He cooked dinner. Okay it wasn’t perfect : the meat wasn’t cooked well enough, the potatoes lacked salt, the veggies were mush and the sauce looked more like a lump of brownish mash and it tasted horribly strong. He put 1/2 cup of (my very good) porto in it.

He gets many many points for the effort, and for thinking about the vegetables. He gets even more points for doing the dishes !! I was completely thrilled about him doing all this. At first I wanted to go to the restaurant, I would have to pay…again. So I deflated. Then he made those plans and I felt completely spoiled !! And so happy.

It really was the best Valentine’s yet. I didn’t even have to buy myself chocolate, he came at work to deliver a beautiful box of Juliette et Chocolat. *grinning like a fool*

LA date

I was so excited I had to get out of the bus before my stop so I would walk off the nerves. I arrived before him and although he said he might be late, he was on time.

Boy is he handsome. He has humor in his eyes. I just wanted to sneak up next to him and hug. Which I did not.

We talked for hours. Unfortunately I talked more than he did because he was asking questions that I had to develop. But I was feeling that I had all the time in the world to ask him more questions…later. There is definitelty « something » between us. I found it easy to talk and laugh. And his body language told me very clearly he was interested. I wanted to know more and more.

I am interested, very much. But I want to take my time. And it might be a problem for him because he would like to see me more than he can but for me, it’s perfect. He has a five year-old son that he sees when he comes back from his travelling. He travels a lot becasue it’s his job. He would like to have more kids if he finds the right woman but his travelling might make things harder.

I had a great time ! But waiting for him to contact me again is painful. I am afraid he’ll change his mind even if we have lots in common. He wants to go walking this Sunday if it’s not raining. I would like that too.

Tsk. Une chance que j’ai pris mon temps. Un rendez-vous n’est jamais assez pour juger quelqu’un ou les chances de faire un bon couple.