Est-ce que je peux changer de mère ?

J’aime bien ma mère. Mais, bon. Je ne suis pas la première à avoir des conflits avec la figure maternelle. Quand j’étais petite, je voulais avoir été adoptée ou me faire enlever par des extra-terrestres. Ma mère n’était pas seule en faute.

Mais, là, j’aimerais que ma patronne soit ma mère. Étonnant, mais pas tant que ça. Je ne me suis jamais sentie aussi bien défendue par personne de toute ma vie !

Le retour du gars « daté »

Pour le moment, tout est calme du côté des ex. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles…pour moi.

Par contre, un gars que j’ai daté s’est retrouvé dans mon équipe. Par chance, je ne travaille pas directement avec lui. C’est un goujat.

Après toute l’excitation de commencer à le « dater », ma balloune s’est totalement dégonflée. Mon agressivité originale n’est pas partie, elle est toujours là. Je me sens comme un tigre quand il est là. J’ai le goût de mordre et de griffer. Personne d’autre ne  me fait sentir comme ça. J’ai pensé que c’était parce que j’étais attirée, d’où l’idée débile de le « dater ». Mais, finalement, c’est mon instinct ! Je veux lui sauter dessus et le battre parce qu’il le mérite.

Ça me fait rire de penser à ça.

Éventuellement, j’ai décidé que l’agressivité n’avait pas sa place sur les lieux de travail et que la froideur était pas mal plus acceptable et indiquée.

Donc, quand il a commencé à travailler avec notre équipe, j’ai fait semblant qu’il n’était pas là. Aussi bien comme ça. Je vais laisser les autres femmes se frotter à son machisme.Je vais laisser les autres se faire dire qu’elles n’ont pas de goût, que leurs bras sont trop gros, etc.

Je suis tellement contente que ça n’ait pas dépassé la 3e date et qu’il ne se soit rien passé. En fait, depuis que j’ai su qu’il allait travailler avec nous, je me suis sentie extrêmement soulagée de n’avoir couché avec aucun gars de la job. Brrrr ça aurait été l’enfer. J’ai juste à penser à quand j’ai travaillé avec mon ex…argh.

Sti. Quelle vie.

Push

Je fais du push pour que D.P. vienne travailler avec nous autres. Il a des meilleures chances s’il est bilingue alors je lui ai demandé s’il pouvait passer ses tests d’anglais. Il va les passer lundi et il a déjà envoyé son CV à ma boss.

Juste à temps, je pense. Ça barde chez eux. Leur boss a donné sa démission du jour au lendemain et j’ai entendu qu’il y avait des conflits dans l’équipe. L’équipe est petite alors c’est pire, je trouve. Et une des employées que j’ai vu en avril à Québec est en burnout. Pas drôle.

Ça fait longtemps que je n’ai pas travaillé avec lui. Ça serait vraiment le fun !

Les nouvelles ne m’intéressent pas

Un de mes collègues a presque pété une fuse quand je lui ai dit que je ne regardais pas les nouvelles (pas de télé) et que je ne lisais pas le journal. Les nouvelles ne m’intéressent pas.

C’est déprimant, je me sens lourde quand je regarde Salut Bonjour ou que je regarde le cahier A de La Presse. Je deviens étourdie, je vois des points noirs, je respire trop. Puis, je fais des cauchemars. Tsé quand on parle de « trop d’informations »? Pour moi, TMI c’est les nouvelles.

Je comprends que, pour lui, c’est important. Mais, je ne comprends pas trop. Qu’est-ce que ça change de savoir tout ça ? La guerre, le terrorisme, les chiens écrasés, l’infertilité de Céline…ça change quoi ? Il ne fait pas plus une différence dans le monde en étant renseigné.

Je me considère comme une femme intelligente et cultivée. J’ai des opinions, je peux parler de presque n’importe quoi, j’ai du vécu. Je considère que ce qui se passe autour de moi, ça, c’est des nouvelles. Ma directrice qui a eu le cancer, mon ami qui fait une dépression, ma soeur qui est amoureuse, ma cousine qui trippe sur les cupcakes des Glaceurs, mon amie qui s’en va à Toronto pour le ToyCon en avril.

Avant de sauver les autres, il faut se sauver soi-même m’a dit un ami il y a des années de ça, quand les autres étaient plus intéressants pour moi que moi. Je me suis appliquée à me sauver moi-même. Depuis, je trouve que je suis importante et je vaux la peine. Je fais plus attention à moi, à ce que je dis, à comment j’agis. Je pense que pour faire une différence dans le monde, il faut commencer par soi, être le changement qu’on veut voir dans le monde (Gandhi). En partant de l’intérieur pour aller vers l’extérieur, je pense qu’on évite de se ramasser dans les nouvelles. On peut avoir un impact sur les gens autour de soi et ça devient comme les ondes dans l’eau quand on lance un caillou, du point où le caillou a touché l’eau, le rond s’agrandit pour finalement devenir une petite vague et des fois, il va jusqu’à la berge. Comme le battement d’ailes du papillon jusqu’au tsunami.

Je sais que j’ai eu de l’influence sur certaines personnes, que j’ai contribué à leur changement. Des fois, dans le moins bon, plus souvent dans le meilleur. Voir les gens vivre, penser, sentir, ça, c’est des nouvelles.

Non, je ne m’intéresse pas aux journaux. Mais, ça ne fait pas moi une conne.