How to be alone et Lundi reconnaissant

J’ai vu le vidéo sur un blog, hier, mais je ne l’ai pas regardé. Surprise de le trouver sur Facebook, je l’ai regardé. Wow. Moi, c’est comme ça que j’ai appris à être seule. J’aimerais donc que plus de francophones soient bilingues pour comprendre le vidéo…peut-être que je pourrais le traduire ?

Lundi reconnaissant

  • I’m grateful I understand English, I can write it and speak it.
  • Je suis contente d’avoir appris à être seule. Ça a pris du temps, mais maintenant, je suis bien.
  • La visite de P. hier était vraiment cool. Je suis contente de le voir !
  • Maudit que ma famille est folle !
  • Mon père (le chum de ma mère) m’a prêté son appareil photo et il fait de la macro !! C’est un Canon Powershot S21S.
  • C’est mon premier lundi de vacances.
  • J’ai fait une soupe super bonne, hier ! Tofu, champignons, échalotte française…je vais poster la recette bientôt.
  • J’ai fait un pique-nique avec J-L samedi. Ça fait du bien d’être seuls sans ordinateur.
  • J’ai maintenant 125$ à dépenser chez Lululemon grâce à J-L et ma petite soeur. Ça fait des années que je veux du linge Lululemon !!! Évidemment, je vais ajouter de mon argent pour pouvoir avoir un suit !
  • Pour payer mes vacances, j’ai roulé mon change et sorti tout ce que j’avais dans mes banques. J’avais 850$ ! Wow.

171 lbs

Je suis toujours à 171. C’est mieux que de revenir à 173, j’imagine.

J’ai fait du toning chez moi cette semaine puisque je voulais faire des journées complètes au travail. Mais, je suis allée au gym, hier. Ça a fait du bien. J’ai fait de la marche aussi.

Aujourd’hui, je vais prendre une longue marche avec J-L et on va prendre des photos. J’ai presque pas mis de photos sur mon blog depuis quelques temps. Trop fatiguée. Mais, là, je suis en congé. Ça devrait aller mieux. Bien sûr, je me suis booké des activités mur à mur…

Depuis mercredi, j’ai fait plusieurs épiceries et cuisiné sans bon sens.

Demain matin, je vois un ami pour déjeuner et je vois ma famille pour un pique-nique au parc.

Le 10, j’ai un déjeuner et le dentiste. Le 11, un massage (par un homme !!!). Le 12, une sortie de groupe. Je vais chez mes parents, je vais manger des cupcakes avec un autre groupe, je vais aller voir Borduas, etc. Je poursuis ma recherche d’amitié. Je me suis inscrite à Meetup et à The Social Woman. Je me suis tellement booké d’acitivités que je n’ai pas le temps de participer aux Meetups et autres rencontres. En septembre, j’ai un atelier de dessin, par contre.

Du piano au désintérêt

Quand je me suis réveillée, c’était de la musique de piano qui jouait. J’ai repensé à mon rêve dans lequel mon ex, le Troll, utilisait SFX dans sa librairie et j’avais peur que ça f*** mon système de bibliothèque. Dans mon rêve, mon chat me suivait partout. Il marchait à côté de moi. Il ronronnait. Ben quand je me suis réveillée, mon chat dormait sur mon dos et je recommençais à avoir chaud.

Puis la tite musique de piano m’a fait penser à B.B., je me suis demandé c’est quoi déjà le nom du gars qui faisait la musique sur le CD qu’il m’avait prêté ? Puis, j’ai pensé à son ami, P.B. Le gars mystérieux par excellence. Jamais un mot et quand il parle, il faut tendre l’oreille sinon on entend rien. Hey, j’ai eu de la misère à me rappeler son nom de famille. On travaille sur le même étage, il ne me dit toujours pas salut sauf dans des cas extrêmes…comme quand il me regarde en pleine face !

Ce gars-là n’ira jamais hors de son chemin pour dire salut à quelqu’un. Un p’tit mur de brique silencieuses. Ou silencieux. Mur silencieux ou briques silencieuses…comme avoir l’air fou (même quand t’es une fille parce que c’est l’air qui est fou). Anyway. Il ne pose pas de questions, ne raconte rien sur sa vie privée, ne rit jamais à haute voix. Quand il éclate de rire, c’est un silence secoué. Tu vois deux épaules bouger, la bouche s’ouvrir un peu, les yeux se plisser un brin. Le temps que tu te demandes s’il a ri, c’est déjà fini.

Je me suis demandé comment un gars aussi bien repassé de sa personne, aussi silencieux dans ses éclats de rire, qui ne s’intéresse à personne et dont on pourrait oublier l’existence…ben, comment il fait pour se trouver une blonde ? Il est beau bonhomme, bien préservé pour le grand âge de au moins 40-45 ans. Mais, il n’a pas de charisme, pas le quotient niaiseux québécois ou le quotient chaleur tropicale étranger pour pogner.

Bon. Moi, je l’ai toujours trouvé étrange et mystérieux. Ce qui fait que je le trouvais intrigant et donc, intéressant. Mais, je savais que mon pattern me poussait vers les grands ténébreux qui disent rien. En plus, le gars est aussi vivant qu’une roche. Comme j’ai écrit, il ne sort jamais de sa route pour venir dire bonjour. Il ne raconte rien. Mais, il réussit à se faire des blondes et il a au moins un ami.

Conclusion ? Il est pas intéressé !! Soit il ne veut pas d’amis de la job (Sauf la pétasse de 22 ans qui travaille avec et qui le suit comme un chien de poche. Elle est vraiment conne, je vous jure. Je ne veux même plus manger sur mon étage quand elle est là. Tsé, innocente, blonde, qui connaît rien ? Anyway). Soit il ne veut rien savoir de moi. Peut-être que c’est moi qu’il trouve conne.

J’ai fini par me demander comment les gens font pour s’accrocher à des gens qui sont pas fins, pas drôles, pas intéressés. Patterns, nianiania blabla. Ça fait un bout que j’ai décroché de vouloir avoir des bonnes relations avec lui. Nos relations sont bonnes parce qu’elles sont inexistantes. Mais, j’ai jamais renoncé à la faire éclater de rire comme une tomate trop mûre échappée par terre en revenant du marché Atwater. Anyway.

Bon, là, c’est une espèce de musique de chambre qui joue et je n’ai pas fait mon lunch. Pis j’ai un stagiaire aujourd’hui. Il faut que j’y aille.

Saint-Valentin 2001

Écrit en 2007

He bought me a jacinthe in a pot so it lasted (I still have the rectangle pot and I kept the flower as long as I could) and we went to the restaurant. And just being with him made it worth every penny in the world. When we came back to his place he had planned quite a sex fantasy ! He had put a shower curtain on the bed (a new one of course) and we had a lot of fun with oil. Candles, music, porto and chocolate. It was silly and fun and exciting.

This guy proved to be the most stable relationship I had since breaking up with H. He was always there for me, even if he didn’t know what to do. I would escape my roommate from hell and come at his place, call early in the morning or very late at night, would spend a couple of days with him, nestled in his bed watching movies. Stable but a bit boring, we wouldn’t do much. It was secure though. But we didn’t love each other and since he had never fallen in love, I left him in the hopes it would happen for him soon.

That guy is still pure gold. His girlfriend doesn’t understand fully that she has struck gold !!

Ah les bonnes idées !

Février 2005

Je m’en retourne à Montréal après une fin de semaine mouvementée. Le wagon est empli d’ados de retour d’un weekend en ville et d’étudiants de McGill. Je suis assise avec quatre beaux étudiants mâles, d’ailleurs.

J’ai donné son cadeau à L. Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour jaser avec les femmes hyperactives, joyeuses et dédiées de l’organisme envers lequel je suis engagée. J’ai encore pris trop de responsabilités avec beaucoup de joie, évidemment. I am very pleased to be doing all of this. Je veux et je vais faire encore plus. Et, ce qu’il y a de bien c’est que j’ai rencontré encore plus de gens extraordinaires dont celle qui s’occupera de la Newsletter et du site web. On a connecté, elle est gentille et je lui ai dit que lorsqu’elle viendrait à Montréal, elle devrait m’appeler !

Je ne sais pas comment je fais pour vivre toute l’année sans ces filles-là. Je retiens mon souffle en attendant de les revoir. C’est ça que je fais. Thank God for emails.

Bien que je n’ai rien écrit hier à ce sujet, j’ai pensé à Patrick 1er toute la fin de semaine. Je suis tellement heureuse de l’avoir re-rencontré. Hier, j’en pleurais, seule dans mon lit, sur mes oreillers doux comme des nuages. Il y a une telle chose qu’un bonheur trop grand pour être contenu à l’intérieur de soi.

Je me sens libérée du poids que je portais pendant toutes les années où j’ai cru que j’avais rendu mes anciens amoureux tous très malheureux. Si Patrick 1er a pris la peine de me téléphoner et de me revoir, de me considérer comme une amie, c’est que je n’étais pas si terrible que je le croyais. J’ai hâte de le revoir.

J’espère ne pas avoir tout inventé et fabulé : son sourire et son rire quand on était ensemble. Et si je n’avais pas vu des signes d’irritation ? Des signes que les gars ont qui veulent dire le contraire de « je te rappelle »? Et si le fait qu’il veuille que je le rappelle est une façon de se désengager?

Je ne pense pas que je serai capable de perdre Patrick 1er en plus de ce que j’ai vécu cette année. Puis, il y a « ce que j’ai vécu cette année ». C’est lourd. Je ne veux pas qu’il ait à porter ça, mon passé récent dont il ne sait rien. J’ai juste envie d’être avec lui. S’il pose des questions, je répondrai. Sinon, on verra au fur et à mesure, je crois. Je ne veux pas qu’il fuie. Comme les autres qui se sont sentis responsables de mon bonheur. Personne ne peut me rendre heureuse sauf moi. Mais, je ne peux pas changer comment les hommes se sentent. Ni les moyens qu’ils prennent pour fuir.

Dix ans se sont passés depuis notre rencontre. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêvais que quelque chose comme ça se produise. Comment se fait-il que mes rêves se réalisent ? Est-ce que je suis récompensée parce que je suis une bonne personne ? Qu’est-ce que j’ai fait de bien ? Je le referais. Je suis tellement chanceuse. Ça m’a pris du temps, mais, j’ai fini par comprendre que j’ai une bonne famille (Maudit que c’est beau et puissant le déni, petit ajout de la rédaction quelque temps après ce billet) et que les amis c’est plus important que le reste. P2 et Val sont mes plus vieux amis et j’estime au plus haut point ma correspondance avec mes deux amies d’Australie et de Nouvelle-Écosse. De plus, je n’irais nulle part sans pouvoir me confier à une de mes collègues au bureau.

Après tout, les amis restent, l’amour passe et repasse et s’en va. Où sont les amants quand les problèmes sont là ? Nowhere in sight. Mes amis ne me jugent pas et m’écoutent et me donnent des bons conseils.

15 juin 2007 As it turned out, I had to live with rule number 4 and then 12. And then 16 : je parle des règles d’Olivia Joules.

Je ne parle plus à Patrick 1er-le nombriliste-fumeur-de-hasch. Eh oui, à ce moment, je ne le savais pas, mais j’ai appris quelques semaines après que c’est un grand consommateur de substances illicites. C’était également une des personnes les plus narcissiques que je connaisse. Finalement, j’ai sacré mon camp ! Mais pas avant d’avoir dormi avec lui (sublime) et d’avoir retesté la marchandise (quelle déception, quelle amère déception !).

En fait, j’ai été tellement triste de sa façon de faire que j’ai préférer « oublier ». Puis, j’ai développé l’idée qu’un gars trop beau, trop centré sur lui-même ne donne du bon service qu’à lui-même. Dommage, il était bien meilleur à 19 ans, avant la drogue, la grosse tête. « Pis, est-ce que t’as aimé ça ? » Euh…la vérité ou… Et voilà une autre preuve que quand je suis très enthousiasmée par quelqu’un ou vice versa, il y a quelque chose de croche. J’ai décroché seulement quand j’ai été capable d’effacer son numéro de téléphone.

Il faut dire qu’un gars qui veut coucher avec toi, après avoir prétendu des dizaines de fois qu’il ne ressent que de l’amitié, après que tu lui ait dit que non, toi, tu ne veux pas parce que (remplir ici avec une histoire d’agression qui resurface) et qui insiste et insiste et cela malgré que TU insistes pour dire que ça va tout changer…Il m’a dit « non, rien ne va changer ». Il n’a rien écouté de ce que j’ai dit. Étrangement, c’est ici que « Oupsydasy », pouf pouf dans la mitte. Je lui ai dit et je me suis dit « Ah ouin, ça va rien changer ? ». On va voir.

Ça a changé que j’ai sacré mon camp et je ne l’ai plus rappelé. Lui, il s’est fait une blonde la semaine d’après et c’est pourquoi ça a pris plusieurs semaines avant qu’il rappelle. Quand il l’a fait, je lui ai dit :

-Tu vois, ça change quelque chose. Parce qu’on n’est plus amis : t’as pas appelé cette semaine-là. Franchement, t’appelles n’importe quand et là, on couche ensemble et pouf, tu disparais ?

-Hein ? Ben non, ça change rien. J’ai une blonde. Silence.

-Ah. Eh bien. Depuis quand ?

-Je l’ai rencontrée la fin de semaine après. Et là, il commence…son nom, son âge (genre vingt ans comme les autres), elle travaille dans un magasin de lingerie et en plein ses tiroirs, il l’a rencontrée sur internet, ça a cliqué tout de suite…blablabla

-As-tu dit à ta blonde que j’existe ? Que je suis ton ex ou qu’on a couché ensemble récemment ?

-Elle a pas besoin de savoir ça.

-Hm. Bon, bien, je pense pas que c’est une bonne idée de continuer à se voir.

Il n’a pas compris ça comme je l’ai dit. Personne ne comprend le concept « Ce n’est pas une bonne idée ». Pour moi, un gars qui parle pas de moi à sa blonde est un gars qui se cache, c’est un gars malhonnête. Patrick 1er est devenu malhonnête dès que c’est lui qui a voulu coucher avec moi, quand je ne voulais plus coucher avec lui. J’avais ENFIN accepté qu’on ne serait jamais rien sauf des amis.

Je l’ai laissé parler, comme je fais avec ma mère. J’ai raccroché. Lorsqu’il a rappelé, il planifiait emménager avec elle. Ça faisait cinq mois qu’ils se connaissaient. Est-ce que j’ai mentionné qu’il a 31 ans et elle, 26 ans max, qu’il travaille de nuit et elle de jour ? Ah, à 26 ans, elle a encore le temps de réaliser qu’elle est sa maîtresse et que sa femme c’est le pot, le hasch, le speed, l’ecstacy, les sorties…

Dire que les gens pensent que je n’ai jamais été naïve. On a qu’à regarder l’année 2005 pour voir combien je l’étais.

Autre note de la rédaction…y’a pas que l’année 2005, ma grande !