Narcissists

I just read an interesting article in Psychology Today.

By the five signs of a stealth narcissist, it seems I know a few of them. This sounds like some people in my family, a friend’s boyfriend and even colleagues.

« 5 Signs of a Stealth Narcissist

Flashy clothing and sky-high confidence are the « public » face of narcissism. Here are a few additional cues, some contradictory, in keeping with the narcissist’s paradoxical nature.

  1. Bragging about one’s perfect family (no one’s family is perfect).
  2. Hypergenerosity in public to demonstrate that one has power, but coldness once the camera is off.
  3. Hypersensitive and insecure. This includes imagining criticism where it doesn’t exist and getting depressed by perceived criticism. »Vulnerable » narcissists are self-centered and overly defensive.
  4. Prone to a vast array of negative emotions including depression, anxiety, self-consciousness, and shame owing to not being given their « due. » Such feelings can be an indication of egocentricity and self-absorption.
  5. Repeatedly puts down other people, especially inferiors and strangers. Loves to talk about him or herself and mentions others mainly to name-drop. »

I think I need to be careful. I attract narcissists.

Ah les bonnes idées !

Février 2005

Je m’en retourne à Montréal après une fin de semaine mouvementée. Le wagon est empli d’ados de retour d’un weekend en ville et d’étudiants de McGill. Je suis assise avec quatre beaux étudiants mâles, d’ailleurs.

J’ai donné son cadeau à L. Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour jaser avec les femmes hyperactives, joyeuses et dédiées de l’organisme envers lequel je suis engagée. J’ai encore pris trop de responsabilités avec beaucoup de joie, évidemment. I am very pleased to be doing all of this. Je veux et je vais faire encore plus. Et, ce qu’il y a de bien c’est que j’ai rencontré encore plus de gens extraordinaires dont celle qui s’occupera de la Newsletter et du site web. On a connecté, elle est gentille et je lui ai dit que lorsqu’elle viendrait à Montréal, elle devrait m’appeler !

Je ne sais pas comment je fais pour vivre toute l’année sans ces filles-là. Je retiens mon souffle en attendant de les revoir. C’est ça que je fais. Thank God for emails.

Bien que je n’ai rien écrit hier à ce sujet, j’ai pensé à Patrick 1er toute la fin de semaine. Je suis tellement heureuse de l’avoir re-rencontré. Hier, j’en pleurais, seule dans mon lit, sur mes oreillers doux comme des nuages. Il y a une telle chose qu’un bonheur trop grand pour être contenu à l’intérieur de soi.

Je me sens libérée du poids que je portais pendant toutes les années où j’ai cru que j’avais rendu mes anciens amoureux tous très malheureux. Si Patrick 1er a pris la peine de me téléphoner et de me revoir, de me considérer comme une amie, c’est que je n’étais pas si terrible que je le croyais. J’ai hâte de le revoir.

J’espère ne pas avoir tout inventé et fabulé : son sourire et son rire quand on était ensemble. Et si je n’avais pas vu des signes d’irritation ? Des signes que les gars ont qui veulent dire le contraire de « je te rappelle »? Et si le fait qu’il veuille que je le rappelle est une façon de se désengager?

Je ne pense pas que je serai capable de perdre Patrick 1er en plus de ce que j’ai vécu cette année. Puis, il y a « ce que j’ai vécu cette année ». C’est lourd. Je ne veux pas qu’il ait à porter ça, mon passé récent dont il ne sait rien. J’ai juste envie d’être avec lui. S’il pose des questions, je répondrai. Sinon, on verra au fur et à mesure, je crois. Je ne veux pas qu’il fuie. Comme les autres qui se sont sentis responsables de mon bonheur. Personne ne peut me rendre heureuse sauf moi. Mais, je ne peux pas changer comment les hommes se sentent. Ni les moyens qu’ils prennent pour fuir.

Dix ans se sont passés depuis notre rencontre. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêvais que quelque chose comme ça se produise. Comment se fait-il que mes rêves se réalisent ? Est-ce que je suis récompensée parce que je suis une bonne personne ? Qu’est-ce que j’ai fait de bien ? Je le referais. Je suis tellement chanceuse. Ça m’a pris du temps, mais, j’ai fini par comprendre que j’ai une bonne famille (Maudit que c’est beau et puissant le déni, petit ajout de la rédaction quelque temps après ce billet) et que les amis c’est plus important que le reste. P2 et Val sont mes plus vieux amis et j’estime au plus haut point ma correspondance avec mes deux amies d’Australie et de Nouvelle-Écosse. De plus, je n’irais nulle part sans pouvoir me confier à une de mes collègues au bureau.

Après tout, les amis restent, l’amour passe et repasse et s’en va. Où sont les amants quand les problèmes sont là ? Nowhere in sight. Mes amis ne me jugent pas et m’écoutent et me donnent des bons conseils.

15 juin 2007 As it turned out, I had to live with rule number 4 and then 12. And then 16 : je parle des règles d’Olivia Joules.

Je ne parle plus à Patrick 1er-le nombriliste-fumeur-de-hasch. Eh oui, à ce moment, je ne le savais pas, mais j’ai appris quelques semaines après que c’est un grand consommateur de substances illicites. C’était également une des personnes les plus narcissiques que je connaisse. Finalement, j’ai sacré mon camp ! Mais pas avant d’avoir dormi avec lui (sublime) et d’avoir retesté la marchandise (quelle déception, quelle amère déception !).

En fait, j’ai été tellement triste de sa façon de faire que j’ai préférer « oublier ». Puis, j’ai développé l’idée qu’un gars trop beau, trop centré sur lui-même ne donne du bon service qu’à lui-même. Dommage, il était bien meilleur à 19 ans, avant la drogue, la grosse tête. « Pis, est-ce que t’as aimé ça ? » Euh…la vérité ou… Et voilà une autre preuve que quand je suis très enthousiasmée par quelqu’un ou vice versa, il y a quelque chose de croche. J’ai décroché seulement quand j’ai été capable d’effacer son numéro de téléphone.

Il faut dire qu’un gars qui veut coucher avec toi, après avoir prétendu des dizaines de fois qu’il ne ressent que de l’amitié, après que tu lui ait dit que non, toi, tu ne veux pas parce que (remplir ici avec une histoire d’agression qui resurface) et qui insiste et insiste et cela malgré que TU insistes pour dire que ça va tout changer…Il m’a dit « non, rien ne va changer ». Il n’a rien écouté de ce que j’ai dit. Étrangement, c’est ici que « Oupsydasy », pouf pouf dans la mitte. Je lui ai dit et je me suis dit « Ah ouin, ça va rien changer ? ». On va voir.

Ça a changé que j’ai sacré mon camp et je ne l’ai plus rappelé. Lui, il s’est fait une blonde la semaine d’après et c’est pourquoi ça a pris plusieurs semaines avant qu’il rappelle. Quand il l’a fait, je lui ai dit :

-Tu vois, ça change quelque chose. Parce qu’on n’est plus amis : t’as pas appelé cette semaine-là. Franchement, t’appelles n’importe quand et là, on couche ensemble et pouf, tu disparais ?

-Hein ? Ben non, ça change rien. J’ai une blonde. Silence.

-Ah. Eh bien. Depuis quand ?

-Je l’ai rencontrée la fin de semaine après. Et là, il commence…son nom, son âge (genre vingt ans comme les autres), elle travaille dans un magasin de lingerie et en plein ses tiroirs, il l’a rencontrée sur internet, ça a cliqué tout de suite…blablabla

-As-tu dit à ta blonde que j’existe ? Que je suis ton ex ou qu’on a couché ensemble récemment ?

-Elle a pas besoin de savoir ça.

-Hm. Bon, bien, je pense pas que c’est une bonne idée de continuer à se voir.

Il n’a pas compris ça comme je l’ai dit. Personne ne comprend le concept « Ce n’est pas une bonne idée ». Pour moi, un gars qui parle pas de moi à sa blonde est un gars qui se cache, c’est un gars malhonnête. Patrick 1er est devenu malhonnête dès que c’est lui qui a voulu coucher avec moi, quand je ne voulais plus coucher avec lui. J’avais ENFIN accepté qu’on ne serait jamais rien sauf des amis.

Je l’ai laissé parler, comme je fais avec ma mère. J’ai raccroché. Lorsqu’il a rappelé, il planifiait emménager avec elle. Ça faisait cinq mois qu’ils se connaissaient. Est-ce que j’ai mentionné qu’il a 31 ans et elle, 26 ans max, qu’il travaille de nuit et elle de jour ? Ah, à 26 ans, elle a encore le temps de réaliser qu’elle est sa maîtresse et que sa femme c’est le pot, le hasch, le speed, l’ecstacy, les sorties…

Dire que les gens pensent que je n’ai jamais été naïve. On a qu’à regarder l’année 2005 pour voir combien je l’étais.

Autre note de la rédaction…y’a pas que l’année 2005, ma grande !