Nightmare

This morning I woke up crying. I dreamed that my mom was dead because of me. The assassin coming for me had murdered her instead.

No one was crying for her. No one would let me live my grief. I felt so alone and guilty, I called my ex-therapist to make an appointment.My superiors didn’t understand why I was crying.

My family did an intervention. It was only a few days after my mom had died and I was supposed to just let it go.  I wanted everyone to just leave me alone.

The smallest things would make me cry like a book, girls in green dresses.I was pregnant and my mom wouldn’t be there.

The guilt, the sadness, the anger.

What a terrible dream to wake me up. I cried for a full five minutes after I woke up. Luckily my boyfriend wasn’t gone for work so he cuddled me.

Let’s hope the rest of the day goes better !

Grateful Monday

  1. Thank you for the internet. It helps me to prepare for the upcoming trip.
  2. I dropped some tea on my keyboard and my boyfriend got everything fixed inside the hour.
  3. I’m sure I know what caused my injury to return. It means I can avoid its 3rd return.
  4. I got to spend the weekend wearing gym pants. I have an excuse : I had a very small surgery and I have a bandage.
  5. I slept for almost 12 jours on Friday night and on Saturday night.
  6. I’m grateful I had some dark chocolate stashed in my pantry because PMS combined with Lent is driving me crazy. I’m one week late so my PMS is X-Large.
  7. The nice doctor I saw on Friday didn’t make me return to the emergency, she did the surgery right there.
  8. We had sun this weekend !
  9. My friend is dying. I’m grateful I got to see her for breakfast last week. It could happen anytime. She assured me I would know when it happens.
  10. Another friend makes me really grateful for allowing me to be there for her.

Ghosts of Facebook

I have read two articles on Cyberpresse about what happens to your digital presence when you die. Social media doesn’t have indications automatically applicable when someone dies so their profile stays online and loved ones still get prompts to not forget birthdays and reconnect and write something on their billboard.

You can ask Facebook to delete the account but it takes months. What about Hootsuite, WordPress, Flickr, etc. ? Noone knows the existence of all these accounts and they don’t know my passwords.

I wonder what will happen if my sisters or my parents die ? If my friends die ? Will I write them anyway and visit their Facebook page ? If C. died, you bet your ass I would still post videos on her page and look at her pictures. I would wish her happy birthday too. Because birthdays are celebrations of one’s life.

I think of my uncle that I didn’t know much and his death threw my out for a loop. I learned of it on Facebook. I learned of one of my aunt’s death on Facebook also. They didn’t have a Facebook account. If they had one would I still visit their page ?

The articles mention how those zombie accounts (my words not theirs) become mausoleums. The page becomes a witness of the departed’s life and people keep writing. It is more tangible than talking to the sky. It feels more real. I guess one would feel like the message was going somewhere. The Facebook page is a receptacle for every moment lived by loved ones.

I found this moving…and disturbing…and comforting.

J'ai tué M.N.

La nuit passée, j’ai rêvé que j’avais tué M.N. Ça m’a réveillée et je n’ai pas été capable de me rendormir. Ce matin, je suis fatiguée. Grâce aux congés des fêtes, je sais que je vais pouvoir faire une sieste plus tard.

Je ne me rappelle pas vraiment mon rêve. Mais je sais que je l’ai tué et qu’après, il fallait que je deale avec son frère. Dans la vraie vie, M.N. a deux frères. C’est lui le plus vieux et je crois que c’est le seul à avoir le genre de problèmes qu’il a. Il est érotomane et c’est un sociopathe. Je ne voulais pas tuer son frère, je voulais juste m’en aller. Je pense que j’ai poignardé M. avec le couteau que j’ai vu dans l’émission, hier.

Son frère ressemblait au fils aveugle dans l’émission de Criminal Minds que j’ai regardé hier. Dans l’émission, le tueur a tué la mère mais a développé un rapport avec le fils. Il lui dit à la fin que jamais il ne lui ferait de mal. Il utilisait un couteau pour tuer ses victimes. Dans une autre émission, il ya avait un tueur appelé le Reaper de Boston et c’est son couteau à lui que j’avais dans mon rêve. Une lame courbe.

Dans l’émission, ce tueur passait plus de temps avec ses victimes féminines plus jeunes. Plus elles étaient jeunes, plus il prenait son temps, plus il prenait de temps allant jusqu’à les poignarder 67 fois. Le tueur était un sadique sexuel qui utilisait sa lame et le geste de poignarder comme substitut pour la pénétration. La jeunesse des victimes parlait de l’âge qu’il préférait : jeune vingtaine. Pour les plus vieilles et les hommes, c’était le pistolet. Pour les femmes plus vieilles que 24 ans, c’était toujours le couteau mais moins de coups. C’était un substitut qui voulait dire qu’il était entouré de jeunes filles auxquelles il ne pouvait pas toucher, qu’il avait un poste d’autorité…dans une école.

Je me rappelle avoir ressenti quelque chose quand je me suis réveillée de mon rêve. Est-ce que c’était de la peine, de la culpabilité ? Je sais que je n’étais pas en paix, j’étais troublée. J’ai fantasmé souvent de le tuer. J’ai élaboré des plans, je les ai défaits. Je savais que je ne pourrais pas me venger sans qu’on sache que c’est moi. Pas compliqué, quelqu’un pourrait me voir et il y a seulement une poignée de filles qui ont porté plainte contre lui, seulement une qui a été en cour et a prouvé qu’il est malade. Il suffit de vérifier les alibis parmi les filles qui ont eu le plus de problèmes avec lui, de savoir que j’étais bipolaire, que j’ai fait de la thérapie pour qu’on sache que c’est moi.

De toute façon, ma méthode de choix dans mes fantasmes est la torture et les explosions en progression. Je prenais mon temps. J’allais chercher ce qu’il aimait le plus, ce qu’il utilisait pour projeter son image de lui-même. Sa voiture. Je la vandalisait, je la maganais pour qu’il ait régulièrement besoin de la faire réparer et qu’il ne puisse pas s’en servir. Je mettais le feu à sa maison…juste un peu. Puis, je faisais exploser sa maison, notre ancien appartement, en fait. Un endroit que j’estime qu’il m’a volé.

Le résultat est le même, c’est la mort.

Je ne connais pas sa famille, mais ils ne sont pas proches et il n’est pas apprécié parce qu’il est bizarre. Il n’a pas d’amis. Il ne peut plus faire de bénévolat ni avoir d’emplois. Il a passé 4 mois en prison et doit aller en thérapie pour des années.

Je pense moins à lui qu’avant. Mais, j’avoue que rêver à lui me fait toujours replonger dans l’angoisse et c’est une des raisons qui font que je blogue. Je veux me le sortir de la tête. J’ai besoin de me purger de lui. C’était une des raisons de ma thérapie. Mais, je n’ai pas vraiment été acapable d’en parler. Sauf qu’en parlant du reste, je suis arrivée à comprendre ce qui a fait que j’ai accroché sur lui, que je l’ai attiré, lui. J’ai compris pourquoi j’étais incapable de m’en sortir à ce moment-là. Les conditions étaient réunies pour que je sois victime. Une victime presque consentante, paralysée, coupable, pognée, sans autonomie, avec du stress post-traumatique, des pilules, en dépression, qui venait de rompre avec son chum, qui avait peu d’amis, qui ne parlait pas. Contrairement à A. Une chance qu’elle a tout gardé pour porter plainte.

Je suis rendue à un point dans mes rêves où je me défends, où je tue, où je crie. Pour moi, ça veut dire que j’ai confiance, que je suis plus forte.  D’ailleurs, j’ai fait une sieste tout à l’heure et j’ai rêvé qu’un homme du FBI était couché sur mon lit pour me montrer un video de lui en train de chanter. Sur l’écran il y avait aussi Fringe. FBI = autorité. Fringe = savant fou. Un chanteur avec la voix de Kevin Parent = séduction. Bref, il a failli rouler sur moi, mais j’ai été plus vite et je l’ai repoussé pour me tirer de là. Je suis bien contente. Avant, j’aurais rêvé du pire.

Ungh.

J’attends

J’ai vécu 86 ans à date. Sûrement que la mort s’en vient bientôt. Je ne suis pas ben ben malade. Mais à mon âge, on attends. Que voulez-vous que je fasse d’autre ? Mes meilleures années sont derrière moi.

Ma mère est morte dans son lit à 100 ans, presque 101. Dans son lit, pas à l’hôpital. Elle avait vécu une longue vie, ben remplie. Moi, je ne veux pas vivre vieille de même !

Moi, j’ai 15 ans de moins qu’elle et je suis prête à la finir ma vie. 5 enfants, 5 petits-enfants seulement, 1 arrière-petit-fils. Mon mari est mort ça fait plusieurs années. Je m’ennuie un peu mais ça fait du bien de pas m’occuper de lui. Je sais pas si je peux dire que j’ai perdu un de mes enfants. Mon plus jeune. Je l’ai perdu avant de le perdre…je ne sais pas ce qu’il avait mais il avait l’air malade. Mondoux que mon coeur a pleuré pour c’t’enfant-là. Il nous en a fait voir de toutes les couleurs. Il a disparu il y a au moins 20 ans et je n’ai jamais su ce qui lui était arrivé. Mon mari et moi, on a été chercher ses affaires à son petit appartement. Ça faisait pitié. On savait pas qu’il vivait comme ça. On a plus eu de nouvelles. Quand mon mari est décédé et qu’il a fallu que je vende ma maison, il a fallu que je me débarrasse des affaires qu’il avait laissé chez nous. J’ai tellement pleuré. Tout à coup qu’il me cherche ? Il sait pas que son père est mort, on a pas été capable de le retrouver pour lui dire. Tout à coup qu’il revient ? Il saura pas ce qui s’est passé. On arrête pas d’être une mère même à 70 ans…même à 86 ans.

Je passe ma journée à regarder l’écran de télévision et à voir qui rentre et qui sort de la maison de retraite. C’est pas vraiment une maison de retraite mais une tour de p’tits vieux autonomes. On a des appartements et de l’entertainment. C’est fou mais j’ai toujours l’impression que je vais voir mon garçon, mon plus jeune, rentrer et venir me dire salut. Ça fais 7 ans que je check et c’est pas encore arrivé.

Ah, ben, j’ai mes autres enfants au moins. Je suis bien inquiète pour eux autres. Des célibataires pour la plupart. Ma fille aînée s’est divorcé, mon autre fille s’est jamais mariée, mes deux autres gars se sont divorcés aussi. je sais pas ce que j’ai fait pour que mes enfants tiennent pas leur bout de même alors qu’ils ont des enfants. Même qu’un de mes gars a eu un enfant de l’amour dans les années 60. On l’a su 20 ans plus tard ! Même mon gars le savait pas. On aurait ben voulu que le p’tit fasse partie de la famille mais, lui, il voulait pas. Il pensait qu’on avait de l’argent. Quand il a su qu’on n’avait pas, on l’a plus revu. Ça m’a fait ben de la peine.

J’ai vécu mais, là, j’ai pus le goût. Je suis trop vieille pour apprendre des affaires internet. Mes yeux ne voient plus assez pour lire ou regarder la télé. Je suis pas ben ben sociable alors les bingos, soirées dansantes et spectacles…bof. Je me considère assez belle femme encore. Un peu arrondie mais je suis grande et j’ai une des plus belles têtes blanches de la tour des Deux-Rives. Je pourrais même dire de toutes les tours, phases 1-2-3-4. Mais ça serait vanité. Je suis pas mal fière de mes cheveux. Et je m’arrange quand je sors. Parlez-moi pas des leggings avec une grosse chemise ! Je porte du beau linge. Je porte du rouge à lèvres et je sors pas sans parfum. Mais, quand je sors, j’ai donc hâte de retourner mettre ma jaquette de maison et mes pantoufles.

Dans le temps, je faisais de l’artisanat et le monde venait de loin pour m’en acheter mais j’en fais pus. Mes yeux sont plus assez bons. J’aimais cuisiner aussi mais, pour une personne, c’est platte. Ça, c’était un avantage d’être mariée. Mon mari, il aimait mon manger. Ça me fais honte de plus cuisiner. C’était une de mes fiertés, avant. J’aimais donc ça recevoir mes petits-enfants avec la soupe que je faisais dans leur enfance ou mes meilleurs biscuits au sucre. Là, je suis trop essouflée. Tout est forçant. Je commande du Saint-Hubert, à la place. J’aime donc ça, le Saint-Hubert. J’aime beaucoup aller au restaurant. Mais, avec la grippe, je ne sors plus. Mes poumons me donnent déjà assez de trouble de même.

Dans mon temps, les filles faisaient pas d’exercice comme maintenant. Si j’en avais fait, peut-être que je serais pas maganée de même. Si j’étais jeune aujourd’hui, j’en ferais des exercices ! Je sortirais. Je ferais de l’internet comme ça je pourrais communiquer avec ma famille.

Si j’étais plus jeune, mon amie Claire serait pas morte non plus. Je m’ennuie donc de Claire. Ah c’est pas drôle. Je vois plein de monde mourir. Le pire, c’est de pus avoir de famille, mes frères, mes soeurs. J’ose pus me faire d’amis, je sais jamais quand ils vont mourir.

Moi aussi j’attends. Toute seule, sur le bord de la fenêtre, à me bercer.