Le coeur en miettes

Hier, je suis retournée chez la psy… Ça a pris même pas la moitié de la rencontre pour réaliser que la raison pour laquelle je suis si fâchée contre ma mère c’est qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant. Avant quoi, je ne sais pas parce que je ne sais pas ce qui a changé, mais elle est redevenue un monstre, la mauvaise mère de mon enfance.

J’ai le coeur en miettes. Dire que c’est elle qui dit que je l’ai poignardée en annonçant ma grossesse sur Facebook au lieu de l’appeler. Franchement. Sa résolution pour 2015 c’est de ne plus se laisser marcher sur le coeur. FRANCHEMENT.

Va falloir que je me concentre sur l’essentiel. Mon fils qui va naître en avril, le fils que j’ai déjà, mon chum, notre vie ensemble.

Un bébé, ça n’efface pas l’histoire familiale

Je viens de visiter un blog qui me rend triste et enragée à la fois.

Je ne comprends pas ce qui fait que des familles où tout va bien se séparent. Pourquoi les enfants partent et ne reviennent plus puis empêchent les grands-parents de voir leurs petits-enfants. Si tout va bien, pourquoi ça arriverait ?

Peut-être que les parents n’ont pas offert de support à leur enfant en crise et l’enfant n’a pas pardonné. Peut-être que les parents ont perdu la confiance de leur enfant. Peut-être que, comme chez nous, les parents sont indignes de confiance.

Je trouve ça bien triste s’il n’y a pas de raison apparente à la séparation. Si c’est l’enfant qui a vécu quelque chose de difficile, s’est senti jugé, non appuyé, mais qu’il n’en a pas parlé et que ses parents ne savent même pas ce qu’ils ont fait de mal, c’est poche en maudit. Devenir adulte c’est aussi parler de ce qui se passe. Dialoguer.

Mais, tsé, dans les familles où les parents ont blâmé l’enfant pour un inceste…où les parents ont battu l’enfant…où les parents n’ont jamais été présents…je comprends que l’enfant ne veuille pas mettre son bébé en présence des grands-parents. Ça m’enrage que les gens pensent que c’est un dû.

Mes parents sont alcooliques. Le chum de ma mère est un gars responsable à qui on peut faire confiance, mais c’est aussi un facilitateur qui donne du vin à ma mère. Bon, c’est leur histoire, leur dynamique. Par contre, où ça bloque c’est dans mon histoire avec des adultes qui ont vraiment foiré. Come on. Pourquoi je serais heureuse d’amener un bébé à du monde de même ?! J’ai dit à Ma Soeur qu’elle devait faire attention à ce qu’elle allait donner comme exemple plutôt que s’inquiéter de ma mère. Je sais que ma mère trippe sur le bébé. Elle ne ferait rien intentionnellement pour que ça tourne mal. Mais, quand elle boit, elle change. Elle devient harcelante, gossante, difficile. Mon père biologique devient violent. Ils sont imprévisibles malgré la prédictabilité de leur comportement.

J’ai pas envie que mes enfants se fassent gosser, entre autres, parce qu’ils ne veulent pas boire une bière à 11h, un dimanche matin, à 16 ans. Ou sur leurs seins qui poussent à l’adolescence. Je n’ai pas envie qu’ils se fassent pogner le cul en « signe d’affection ». Pas envie qu’ils aient à dire « non, je vais marcher » à un membre de famille qui a bu et qui veut aller le reconduire quelque part. Et qui insiste et insiste encore. Pas envie qu’ils aient à reconduire un membre de famille chez lui…sans permis de conduire. Pas envie qu’ils se retrouvent seuls sans personne pour veiller sur eux pendant que les adultes vont faire une sieste qui dure des heures. Pas envie qu’ils se fassent crier après, se fassent taper ou secouer.

Ma mère, je sais que ça va aller. Elle est prévenue par contre. Mon père biologique, c’est une autre paire de manches. Non, je n’amènerai pas mes enfants chez lui. Pour les présenter peut-être. Mais je ne les laisserai pas avec lui.

On ne « doit » rien à nos parents quand il s’agit de protéger nos enfants des blessures qu’on a soi-même vécues dans notre histoire avec eux.

Les bleus de l’automne et les ovaires ratatinés

It’s getting colder, autumn leaves are carpetting the lawns and sidewalks. I will have to close my bedroom window and crank up the heat. I have goosebumps when I take my shower. My cat is getting his winter coat. I got my scarf out this morning and I even wore mitts. It was comfy but it made me warm, toasty with a side of snooze.

If I didn’t have coffee to drink each morning I would keep the sandpaper in my eyes all day. I waited to drink some yesterday and I was grumpy all day, sleepy, and I took a nap on the couch instead of eating my supper. I still went to bed at 11. Fall is really dragging me down. I guess it goes with reducing the meds. There’s no security blanket keeping me from feeling the blues.

It’s not the full-blown blues. I’m just tired and don’t feel like cooking, eating, cleaning. I really have to kick my butt to do stuff and I don’t understand how people with kids do it. The routine that you have to do even if you are completely out of it. I really hesitate to have kids because what if I didn’t feel like cooking ? What if I was the kind of mother that fed my kids mac and cheese out of the cardbox every week ? And never cleaned ? And didn’t make them take a bath because it’s too damn exhausting even to tell them to take off their clothes ?

Unh. I already talked to the therapist about this. My fear of being a bad mother. I panick way too much about this. I already have solutions for problems I won’t have for years. If I have them.

It’s just that I really fear I won’t have kids. I fear I want some. I fear I don’t want any. What if my time has run out ? What if my uterus is all dried up ?!

I don’t have to worry about it, about the eggs, the uterus and all that. I should fear about the fact that I don’t have a man in my life to have a baby with. About the time it takes me to get to know someone, to feel secure…I may be in menopause by then !

Why do I even think about this…it’s even more depressing than the gray skies, the rain, the bare trees…