10 chansons préférées

Le choix a été difficile !

  1. No More Drama / Mary J. Blige : La chanson originale, pas le remix. Avec le p’tit beat Young and Restless en arrière-plan. No more pain, no drama in my life…Pour tous les souhaits de ne plus avoir de drames dans ma vie, plus de douleur, plus cette tristesse débilitante. No more tears, I’m tired of crying
  2. I can do better / Avril Lavigne : Pour son côté « dans ta face » et pour ma grosse tête. En high, j’ai toujours pensé pouvoir faire mieux que les autres. Ça s’adonne que c’est vrai ! Héhé 🙂 Je dois dire que Avril Lavigne pour peindre, c’est génial.
  3. Humpty Dumpty / Aimee Mann : C’est la chanson qui m’a fait connaître Aimee Mann. Je l’ai écoutée en promo sur le site de Archambault, je pense. L’album au complet traite de santé mentale. Cette chanson-ci me touche vraiment. J’ai écouté son album en boucle.
  4. Sunrise / Norah Jones : La chanson de ma dépression et burnout de l’été 2004 ! Elle me donnait l’espoir que le soleil se lève et que je passe à autre chose, à un jour nouveau.
  5. Twenty One / The Cranberries : Quand j’avais 20 ans, j’écoutais The Cranberries le volume au max et en boucle et je déprimais et je rageais. Twenty One c’était la chanson de mon désespoir. Mais, elle me fait du bien comme l’eau de javel à un obsessif compulsif.
  6. Nocturne en C Mineur Opus 48 #1 / Chopin : Bon, c’est pas une chanson. Mais après des nuits et des nuits d’insomnie, je peux presque la chanter. C’est ce que je mets quand j’ai de la misère à m’endormir. La trame sonore de The Pianist et Les variations Goldberg de Gould.
  7. My Oh My / David Gray : « What on earth is going on in my heart, My oh my, You know it just don’t stop… » La chanson de mon épisode de 1999-2000.
  8. Sur le dos d’un papillon / Passe-Partout : Hep, génération 70-80, que voulez-vous. C’est la chanson de la bonne humeur et c’est celle que je chante aux bébés qui pleurent.
  9. Say it ain’t so / Weezer : J’ai eu de la misère à choisir juste une chanson de Weezer parce que j’aime tout ce qu’ils font. Ils me font rire, danser, chanter, peindre. J’hésitais entre celle-ci et The Damage in your Heart.
  10. Enid / Barenaked Ladies : Eux autres aussi j’ai eu de la misère à choisir juste une chanson, je les adore depuis la fin de mon secondaire. J’écoutais ça en cassette ! J’avais l’impression de vieillir en même temps qu’eux. Pour : « It took me a year to believe it was over, and it took me two more to get over the loss. » Et surtout… » I can get a job I can pay the phone bills, I can cut the lawn, cut my hair, cut off my cholesterol, I can work overtime I can work in a mine, I can do it all for you, But I don’t want to. »

Après mon post d'hier

Après mon post d’hier, que j’ai relu, je me suis rendue compte de quelque chose.

Avant, quand je rencontrais quelqu’un, je me faisais tout un tas d’histoires. Au moment où j’ai écrit ça, j’avais 17 ans, je venais de commencer le cégep et j’étais dans un high après avoir été dans un down. Je reconnais un high à cause des « pressentiments », des idées que j’avais sur la mort, de l’intensité de mes sentiments et, entre autres, d’y aller pas mal plus fort que dans ce que je ressentais vraiment.

Quoique…quand on aime quelqu’un, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois (c’était mon 2e chum sérieux), on pense qu’on aimera plus jamais de cette façon.  On pense qu’on aime que lui, qu’il n’y en aura plus jamais d’autres hommes après celui-là, que mieux vaut mourir que de vivre sans lui.

Et je comprends pourquoi les filles qui parlent de leur chum comme s’il avait changé leurs vies me tapent sur les nerfs. Parce que j’étais comme ça, dépendante, mélodramatique, irréaliste.
High.

Ce qu’on reporche aux autres… le plus souvent c’est ce qui nous déplaît dans notre propre personne. Ce n’est pas l’inconnu mais ce qu’on reconnaît.

Je pense que j'ai toujours été bipolaire

Écrit le 20 août 2008

I remember those mood swings I had as a child, as a teen and as a young adult. Terrible tantrums, difficult discouraging moments, tears, anger… Once I was arrested for stealing I kind of suspected something was wrong. This was the kind of act I just didn’t do. But the lines between right and wrong were blurred suddenly. I went to the school nurse and she thought it might be bipolar illness and she sent me in consultation at the hospital.

I was diagnosed when I was 20 years-old. I’m grateful nothing too bad happened (hospitalization, suicide, drugs and alcohol) although some pretty bad things did happen.

At 25, I became sick again and changed my medication and things got way better even if my life wasn’t peachy.

At 29-30, I had enough of having burnouts every year and decided to go to the psychologist. Since then things have brightened up considerably. Talking about my family, my childhood, revealing painful secrets mean I don’t have to bottle up everything I feel…even if years have passed since the event. I don’t have explosions of emotions anymore. No depression, no highs.

Since last Christmas 2007, I don’t take medication anymore. I’m fine ! I see the therapist every week and the psychiatrist every few months to make sure things are okay.

100 Choses, bébelles, trucs, patentes

J’adore faire des listes et j’ai vu plein de blogueurs faire cette liste-là. Alors…voilà.

  1. J’aime faire des listes. Duh.
  2. Je suis en train de transférer mon blog ici
  3. Je viens d’acheter mon premier appareil photo digital
  4. Je suis gauchère
  5. Quand je peins, j’aime peindre avec du rouge. Sans rouge, ça marche pas.
  6. Je ne sais pas quel âge a mon chat, 5 ans ? 10 ans ?
  7. Mon gynécologue est le meilleur docteur du monde
  8. Mon parrain est disparu il y a une vingtaine d’années et je le cherche. Marc Doucet, né le 7 juillet 1952.
  9. Les Transformers m’ont fait rire. Tellement plein de clichés !
  10. Je ne comprends pas le phénomène Elvis Gratton.
  11. J’aurais marié Louis-José Houde ou Heath Ledger. Mais, Heath est mort et j’ai rencontré mon chum avant que Louis-José fasse sa demande.
  12. Mon horloge biologique sonne et je la fais taire depuis que j’ai 28 ans.
  13. Je suis incapable de rester assise à regarder un film ou des épisodes télé. Il faut que je bouge. Au cinéma, je bouge sur mon siège. À la maison, je me lève 50 fois, je cuisine, j’écris mes blogues etc.
  14. Je suis lion ascendant bélier…je pense.
  15. J’aime les cupcakes mais je trouve que ceux des magasins goûtent le Duncan Hines.
  16. Depuis que je suis à Montréal, j’ai eu 4 chats.
  17. Je suis avec J-L depuis un an et c’est la meilleure relation que j’ai eu.
  18. J’attends avec impatience mes revues chaque mois. Je suis abonnée à 3 revues.
  19. Chaque semaine, je regarde les nouvelles revues en kiosque. Je peux en acheter plusieurs d’un coup, j’adore les revues !
  20. J’ai des tendances d’addict. En période de grand stress, je fumerais, je boirais, je potterais, je lâcherais ma job pour aller sur une terrasse. À la place, j’écris, je mange, je me noie dans les épisodes télé et je fais du ménage. Et je grogne.
  21. D’ailleurs, ça fait deux mois que mon armoire est pleine de boisson et ça me rend nerveuse.
  22. Les gens me disent que je suis patiente, diplomate, gentille, drôle.
  23. Okay je suis drôle et ça m’arrive d’être gentille. Mais je suis impatiente et je crois qu’en cas de doute s’abstenir. Alors je me tais.
  24. D’ailleurs, ma mère croit, elle, qu’il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de se taire. Pas ben ben bon quand on a des problèmes.
  25. J’aime mieux avouer que j’ai un ou des problèmes que patauger et me noyer dedans. Seule.
  26. J’aime ça un bon café le matin. Ou deux. Ou trois si je suis chez mes parents.
  27. The Cranberries sont mon Elvis.
  28. Je crois fermement qu’Elvis, James Dean, Jim Morrison, Janis Joplin, Marylin Monroe, Michael Jackson et Che Guevara ont faké leur mort et sont en train de se faire bronzer à poil sur une île secrète.
  29. Quand je fais la vaisselle, je ne range presque jamais les plats de plastique. Ça m’emmerde. Et je n’essuie pas la vaissellle, je la laisse sécher.
  30. Quand je fais le lavage, souvent, je laisse une brassée dans la sécheuse. Des fois, le linge propre reste dans le panier pendant des jours avant que je le plie.
  31. Je n’endure pas les mottes de poils, de cheveux ou de poils de chats dans la salle de bain. Depuis que j’habite avec mon chum.
  32. Ma stratégie anti grand ménage hebdomadaire c’est d’avoir des lingettes désinfectantes, des linges statiques, un Swiffer. 15 minutes ici et là, un bon ramassage de livres, revues, linge et voilà. Par contre, la vaisselle est faite chaque jour.
  33. Je change les draps aux deux semaines. Ce qui est considéré comme souvent…et je change les serviettes chaque semaine.
  34. J’avoue que je commence à m’ennuyer au gym. Il va falloir que j’essaie autre chose alors je vais faire du Gymstick, et peut-être du baladi.
  35. Après mon voyage à Halifax, je vais ramasser mon argent vite-vite pour suivre le programme court en psychologie de la Teluq. Je ne sais pas si je veux faire psycho sociale, intro à la psycho ou l’autre…
  36. J’ai eu une Attestation d’Études Spécialisées en reprise d’entreprise l’automne passé (2008). Ça comprenais le démarrage d’entreprise aussi.
  37. Je ne suis pas faite pour avoir une business.
  38. J’ai été diagnostiquée bipolaire en 1995. Re-diagniostiquée plusieurs fois.
  39. Pourtant, il a suffi que je commence à parler à une psy pour ne plus avoir d’épisodes.
  40. Je ne prends donc plus de médicaments depuis décembre 2007 et ça va très bien.
  41. J’ai cru que j’avais un casier judiciaire pendant 13 ans. Je n’ai donc jamais demandé de passeport.
  42. Je n’ai toujours pas de passeport.
  43. Les gens pensent que j’ai peur de l’avion et que je n’ai jamais voyagé. Mais, non. L’avion, le train, l’autobus etc. j’adore. Et j’ai été à Acapulco une fois, aux États-Unis plusieurs fois, et dans d’autres provinces aussi.
  44. Cet été, ça va être la première fois que je prends l’avion depuis mes 15 ans.
  45. Je ne parle plus à mon père biologique depuis 2006.
  46. Je suis passée à « ça » de ne plus parler à ma mère. J’entretiens un contact minimal parce qu’elle me fâche tellement.
  47. J’ai appris que rien n’est aussi fort que l’amour d’un enfant pour ses parents malgré les pires choses qui arrivent.
  48. Les gens de ma famille sont les personnes qui me font le plus de mal. Et pourtant, j’en ai mangé de la merde.
  49. J’aime CSI mais Horatio Cain me fait faire la danse du bacon. PAS capable. Je préfère CSI Las Vegas et CSI New York.
  50. Quand j’écoute des séries télé, je trippe sur des filles du genre Kara Thrace (Battlestar Galactica), Temperance Brennan (Bones) ou Shane McCutcheon (The L Word). Tough and rough. Débrouillardes, capables de se battre, fortes.
  51. Ça fait des mois que je n’ai pas peint.
  52. J’ai plusieurs parapluies dans mon escalier, un dans mon bureau au travail et un autre que je garde près de mon sac, dans le couloir. Je le prends avant de partir. Quand je le prends, je le laisse dans mon sac pendant des jours.
  53. Depuis que mes parents sont sur Facebook, ils ne m’appellent plus. Pas besoin, avec mes statuts ils savent tout.
  54. Depuis que Ma Soeur a eu son bébé, plus personne n’existe ! Sauf le bébé. Ils ne nous demandent même plus comment ça va.
  55. Si j’avais le câble, j’écouterais The Food Network, le poste de science fiction, Fox et Showtime…et Global.
  56. Si j’avais une télé, ma vie serait en ruine. Je n’irais plus travailler, je ne parlerais plus à personne, je ne ferais plus le lavage, mon chat mourrait probablement de faim.
  57. J’ai acheté tellement de linge cet été que je ne sais plus quoi mettre.
  58. Mes cuisses font couic-couic.
  59. Je trippe sur les pretzels au chocolat.
  60. Hier, mon chum m’a acheté un sac de Doritos. J’adore les Doritos mais j’essaie de ne pas en manger sinon je tombe dedans.
  61. Je déteste les annonces à la radio.
  62. Étrangement, depuis que j’ai eu mon diplôme j’ai presque toujours eu des jobs inventées : recherchiste iconographique, directrice de bibliothèque (je ne suis pas bibliothécaire et ce que j’avais à faire dépassait tout ce qu’on attendrait de la vie d’une technicienne), et là, je m’occupe d’implanter des produits ExLibris et je me demande pourquoi c’est pas quelqu’un en informatique qui fait ça.
  63. Je suis chiâleuse.
  64. J’aime faire des sondages.
  65. Je pensais qu’à 25 ans je serais mariée, que j’aurais des enfants et une maison.
  66. Je pensais qu’à 30 ans, j’aurais fini de faire des bébés.
  67. Laval c’est poche.
  68. Il n’y a jamais trop de fromage et d’olives sur une pizza.
  69. J’aime vraiment les magasins de vrac. Je ramasse des sacs d’amandes fumées, de mélanges de fruits séchés, des pretzels au chocolat, des olives…miammmm.
  70. Avant de rencontrer mon chum, j’avais fait une liste de ce que je voulais dans un homme. Et chaque fois que j’avais une date, je comparais et je regardais les drapeaux rouges. Résultat, j’ai attendu 1 an et demi et quand j’ai rencontré mon chum, même s’il ne comparait pas à 100% de ma liste, je savais que c’était un bon gars et qu’il deviendrait LE bon gars.
  71. Je me suis habillée avec du brun, du noir, du blanc, du gris pendant un long bout de temps.
  72. Là, je porte du rose, du vert, du bleu, du rouge…
  73. J’haï ça être obligée de demander à mon chum de passer la balayeuse. Mais, si je ne lui demande pas, il n’y pense pas parce que ce n’est pas important pour lui.
  74. Ça fais un bout que j’ai compris que la façon de montrer qu’on aime quelqu’un dépend des gens et pas de comment on aimerait que la personne nous le montre. Si toi, ta façon de le montrer c’est de le dire, c’est à ça que tu vas t’attendre. Mais, la personne avec qui tu es ne le dis peut-être pas. Ça ne veux pas dire que la personne ne t’aime pas. Ça veut dire qu’elle te le montre autrement : faire ton café tous les matins, t’écrire des lettres, arranger ce qui est brisé chez vous etc.
  75. Je suis attentive aux signes. Quand je veux quelque chose, je garde les yeux ouverts. Je suis consciente.
  76. Le seul cours que je ne veux absolument pas rater dans ma semaine c’est le pilates du samedi. C’est sacré!!
  77. Pour être reposée, je dois dormir de 9 à 10 heures par nuit.
  78. J’ai tendance à vouloir manger quand je m’ennuie, quand je suis fâchée et j’ai tendance à vouloir me payer la traite quand ce que j’ai à faire va être pénible. Par exemple…quand je fais des liquidations au travail, j’ai plus tendance à m’offrir un latte au caramel sans sucre. Le sans sucre est ma concession. Sinon, mon café au caramel c’est 500 calories !!
  79. Je fais attention aux portions et ce n’est pas facile.
  80. Je mets du lait de soya au chocolat dans mon café à la maison.
  81. Je recycle, je donne le linge que je ne veux plus mettre.
  82. Je lis plusieurs livres en même temps.
  83. J’adore aller à la plage Jean-Drapeau.
  84. Je mets de la crème pour le visage FPS 15 tous les jours. Quand je fais du vélo ou que je vais à la plage ou pour des longues marches, je mets de la crème FPS30, 60 ou 70. J’ai de la crème, un stick et un vaporisateur. J’ai aussi une autre crème légèrement teintée FPS25.
  85. Franchement, je ne peux pas vivre sans le métro.
  86. Mon épicerie préférée est IGA.
  87. Mais, j’aime MAXI aussi, ils ont le linge Joe Style Frais. Mon costume de bain et plusieurs de mes robes et de mon linge de sport sont de cette marque.
  88. En transférant mes blogs, j’ai effacé plusieurs histoires plattes. J’ai aussi effacé des références à certains collègues de travail énervants.
  89. C’est rendu que je ne parle presque plus aux gars au travail. Je ne comprends pas trop, là, mais il suffit de sourire pour que le gars pense que je suis intéressée. Alors, je suis polie. Point.
  90. Quand je serai à la retraite, je vais jouer au bingo, à la pétanque.
  91. Je vais prendre ma carte de l’âge d’or dès que je peux pour magasiner chez Jean Coutu à rabais.
  92. Je vais teindre mes cheveux rose ou bleu. Sauf s’ils sont tout blanc.
  93. Moi aussi je vais aller jaser au Tim Horton’s.
  94. Et je vais faire des croisières et des voyages de quelques jours.
  95. Et je vais avoir plusieurs chats. Un chat noir qui va s’appeler Herménégilde. Un chat roux qui va s’appeler Télesphore. Un chat tacheté qui va s’appeler Croquignolle. Et d’autres.
  96. Mon chum pense qu’on va avoir des jumeaux. Moi, je ne veux rien savoir. Un à la fois svp. Sinon je vais être obligée de faire des Kegel à vie.
  97. Un jour, je vais engager une femme de ménage.
  98. Un jour, je vais être riche !! Millionnaire !!!
  99. Je pense à diversifier mon portefeuille.
  100. Là, je vais travailler. Ça fais plusieurs jours que j’ai commencé cette liste-là, elle est enfin finie.

Livres de cuisine

Septembre, la valse de la folie continue

Septembre 2008

I love what I do as a job. However, things are getting really complicated at work. The working environment stinks. I have a colleague who is really getting on my nerves. I have to walk on eggshells around him. He can say whatever he likes, joke about personal stuff, talk to me in a condescending way. He can even stop talking to me for weeks…and I don’t even know why. He blames me for his mistakes. And I decided I was tired of it.

This summer the guy drove me completely crazy with his talk of illness, sex, with his anger and sadness. I am not his friend or his psychologist and I can’t handle his stories of rape, poo, dates, money. I have enough of my own stories. And to me, sharing these things is done with friends, a psychologist whatever but not with a colleague. I didn’t want to hear any of it.

He went away on vacation (at the last moment and my supervisor and I had to do the work of five people). He came back and things have changed. He doesn’t talk about his different health issues and personal drama (this summer he told me he wouldn’t tell me this if the others were there and when I said I didn’t want to know he told me he knew I could take it which is a violation of my limits) but he talks about every other damn thing.

Since I started working here I have done my best not to say a thing to him because he explodes. But lately I have less and less patience. I am tired of him and his stories, tired of his bad jokes toward me and his comments every damn day.

I have been more than polite and said hi, good day. However, he wouldn’t talk to me and I have tried but I’m at the end of my rope. Another colleague has been joking around and I can’t say anything either but it’s easier with him. If I say hi, he will reply but not the other one.

Examples of things that happened in the last two weeks: Last week, he decided he wouldn’t give me my messages. He decided to go to a meeting because I was staying at the office. He muttered a comment about it. If I say Hi, he mutters that I finally unclenched my teeth…but he is the one not talking to me. He stays home at least once a week forcing people to replace him even if he decided he would do the 10am to 6 pm shift. The person replacing him has to work from 8:30am to 6pm. He’s insulting with me. We were two employees in the office but he said to the other woman that he would just go smoke a cigarette quickly because he didn’t want to leave her alone.

Meanwhile who does his damn work while he’s absent ? We do. Who does he have it for ? Me. It is bothering for everyone in the office and I am thinking of finding another job.

Dépression majeure

Décembre 1999

After learning big bad info on my family, I went into denial, then my body somatized and then I went into depression. My boyfriend dumped me in December. I was already researching my illness because my meds were not working very good and I changed my doctor and my meds.

I lost 50lbs and became the thin me I was when I was 20 years-old, the awckward me I was. It took me months to recover me with my meds, years to recover from the breakup.

I felt abandoned, even worse, stabbed to death, betrayed. We were together for three years and a half, he told me he loved me everyday and wanted to marry me which was the reason I hanged in there. He was leaving me when I needed him most.

I was dependent of him, I couldn’t live alone, I was afraid of what would happen if I was alone and depressed. I was sad all the time, tired, and ate mostly soups and crackers at dinner time. The rest of the day I was too depressed to eat, I felt like water was crushing me and I couldn’t swim anymore, I had survived all these years and now, I was drowning…

Ne pas avoir honte d'être bipolaire

Juillet 2007…

Je suis bipolaire.

Je n’ai pas honte d’être bipolaire. C’est une maladie. Point. Mais, des gens évitent les bipolaires à cause qu’il y en a qui ne se soignent pas. Je n’ai jamais joué avec mes médicaments. Je ne ferais pas ça aux gens qui m’entourent.

Je ne sais pas si je l’ai écrit. Troubles bipolaires c’est le nouveau mot pour maniaco-dépression. Bi-Deux, polaire, deux pôles. High, down. Pas vraiment d’état « normal » dans mon cas, dans le temps. Pour avoir plus d’informations, allez sur ce site : www.revivre.org.

J’ai essayé d’expliquer à un ami, la semaine passée, comment on en venait à flipper à ce point-là psychologiquement. J’ai floppé.

J’ai été diagnostiquée à 20 ans et j’étais tellement soulagée de savoir ce que j’avais. Je n’en pouvais plus d’enfiler des highs qui me faisait devenir enragée, ambitieuse, arrogante, agressive. Je travaillais 14 heures par jour, je pensais à mille à l’heure, j’avais toujours deux cent idées en même temps, je fonctionnais comme un ordi. J’avais une connexion privilégiée avec Dieu, j’étais sur terre pour sauver un autre ami à moi qui, je le sentais, voulait se suicider. Le pire c’est que j’avais raison et que mes comportements débiles le raccrochaient à sa vie pathétique. Je sortais avec des gars dangereux et je restais dans la relation quand même, je me mettais dans des situations dangereuses, je pensais que j’étais invisible, invincible aussi. Je sortais jusqu’aux petites heures du matin et je travaillais à six heures du matin. Je comprenais tout, tout de suite. J’avais des super bonnes notes à l’école. Mes émotions étaient tellement hors de contrôle que la plupart du temps, je ne sais pas comment je faisais pour emmagasiner l’information. Mon cerveau était déconnecté du reste de mon corps. Je faisais des flammèches, j’étais une tornade et j’entraînais les gens avec moi. Je n’avais aucun problème à me trouver des hommes et aucune envie de les garder; j’étais toujours dans le pétrin, incapable de me sauver de moi-même. C’était l’fun, mouvementé, dangereux, j’imagine.

Mais, quand ça retombait, ça allait mal en maudit. Je pouvais regarder le tapis pendant un bon bout de temps sans bouger. Je n’avais aucune énergie, je ne croyais plus en rien. Je n’allais plus à mes cours et je pleurais souvent, pour rien. J’étais tellement fatiguée, écoeurée de la vie, de MA vie. Le brouillard était encore plus épais dans le down que dans le high. Je dormais pendant les cours quand j’y allais. J’avais de la misère à travailler, à enclencher mes mouvements, à parler, à penser. Tout devenait un effort. J’avais tellement mal que c’était comme se noyer dans de l’odeur d’alcool : c’est fort, ça brûle, ça pogne en-dedans. Rien ne me raccrochait à cette maudite vie pourrie parce que, dans le fond, je savais que je ne vivais pas, je survivais et c’était encore pire quand je remontais la pente, je le sentais encore plus.

Pendant le high et le down, je voulais mourir. J’y pensais tout le temps, c’était une obsession. Je ne me sentais jamais bien. Mais, pendant que j’étais down, j’étais trop fatiguée pour faire quoique ce soit. Quand j’étais high, j’y pensais tout le temps. Je traversais la rue sans regarder. Quand je commençais à être médicamentée et qu’on me changeait de médicaments, j’accumulais les pilules au cas où je voudrais tout prendre d’un coup. Tout ce que je voyais me donnait des idées. Tout. Les pilules, les couteaux, les voitures, le métro, la corde, le troisième étage. Rien n’était assez garanti pour me tuer d’un coup alors je ne le faisais pas. Les pilules, quelqu’un pourrait arriver. Les couteaux, je pourrais me rater. Les voitures peuvent freiner, le métro n’est pas assez rapide, la corde peut fracturer sans faire mourir et on peut sauter sans perdre la vie.

Les autres disent qu’être dans un high c’est super trippant. Pour moi, c’est ce qu’il y a de pire. C’est le moment où je risque le plus de faire les pires conneries. J’ai sorti avec un violeur, j’ai fait du vol à l’étalage, j’ai écrit une lettre à la bibliothèque de la Ville pour leur dire que je pourrais faire la job tellement mieux qu’eux autres, j’ai lâché un bon chum qui m’aimait pour un trou de cul que je n’aimais pas et qui m’a trompée avec ma soeur…

Comment on en arrive là ?

À 20 ans, j’ai été diagnostiquée. J’étais persuadée que c’était biologique. Juste biologique. Bon, chez moi, dans ma famille, il y a des dépressifs, des alcooliques, des toxicomanes, des joueurs compulsifs. Mais, on n’a pas de maniaco-dépressifs avoués. Hm. Ben, en lisant, j’ai découvert que l’alcool et la drogue cachent souvent « autre chose ». La drogue, l’alcool et le jeu sont aussi des symptômes. Anyway, ils sont bien des choses.

Mais, j’étais sûre qu’il n’y avait rien de psychologique là-dedans. Je n’étais PAS fol-LE. Point.

Je n’étais pas assez consciente pour me rendre compte des dommages que ma famille avaient faits. Et les psychiatres ne m’avaient pas recommandé de voir un psychologue.

Mais, à 25 ans, premier boum, j’ai découvert en lisant que j’avais encore des high. Je lisais beaucoup sur ma maladie parce que j’étais en couple, on pensait à avoir des enfants. Je prenais du lithium à cette époque. Il semble que le lithium n’est pas si efficace pour ceux qui ont des états mixtes, rapides. C’était mon cas. Désir d’enfant, médicament inefficace, j’étais un cas plus lourd, j’ai donc dû changer de psychiatre, faire réévaluer ma maladie. Maniaco-dépression, état-limite, schizophrénie ? Phobie sociale ?

À ce moment, en été, dans un gros high, très près de la psychose, je « délirais » jusqu’à en devenir paranoïaque, pensant qu’une amie à moi, qui avait le même travail que moi, dans la même compagnie, complotait pour me voler ma job. Tout le monde m’en voulait, j’étais épuisée. Mais, une partie de moi savait que ce n’étais pas logique. Ça a fini par se calmer.

Je prenais du lithium, un antidépresseur, du synthroid plus un autre antidépresseur pour mes maux de tête et une autre pilule pour les migraines. J’étais sous tension. Est-ce si étonnant avec ce qu’on sait de ma famille ? C’est d’ailleurs cette année-là que j’ai su que Ma Sœur s’est fait agressée par mon père, ça faisait des années que je subissais des pressions sexuelles de la part de mon chum, je voulais être parfaite au travail et c’était un travail stressant, ma meilleure amie était bipolaire et cokée jusqu’aux oreilles…Je continuais à faire semblant que tout allait bien. Sincèrement, dans ma tête, tout allait bien, très bien ! Les dents serrées, les fesses serrées, les sourcils froncés, tout allait bien.

Puis, j’ai fini par avoir un rendez-vous chez un nouveau psychiatre, en automne. Nouvelle évaluation, nouveaux essais de médicaments et…dépression majeure. Tout a lâché. Je ne mangeais plus, je voulais toujours dormir, je continuais à travailler dans le brouillard mais j’avais juste envie de pleurer. Et là, quand on me demandait si ça allait, je répondais que non, là, ça allait pas du tout ! Je voulais juste me faire prendre, me faire flatter. Je me sentais petite, triste, seule.

En hiver, ça a été la révolte. Re-changement de médicaments. Mon chum et moi avons consulté une sexologue depuis le mois de septembre et c’est en décembre qu’il décide de rompre alors que j’ai le plus besoin de lui. J’ai maigri, je suis malade, je ne mange que de la soupe et des biscuits soda, la télé est ma seule amie. Je le supplie de me reprendre. Je l’accuse de saboter ma convalescence. On reprend. Puis, il me dit encore une fois : « Si tu ne veux pas faire l’amour, je casse. » Et là, je crie : « Ben casse d’abord! Casse ! Awoye! Chus tannée de tes menaces! Chus pus capable! »

Alors, l’année de mes 25 ans, l’an 2000, qui était l’année où j’étais supposé me marier, fonder une famille a été l’année où j’ai rompu, où j’ai réellement pété ma coche…puis a été l’année de ma réelle convalescence. J’ai arrêté d’avoir mal à la tête et d’avoir des migraines. Avec mes nouveaux médicaments et l’arrêt du lithium, j’ai cessé le synthroid, je n’ai plus de problèmes de thyroide. Je suis devenue d’humeur plus égale, à mon grand désarroi. Après tous les ups and downs, être égale me faisait un drôle d’effet. Je me sentais gelée, robotique. C’est bien utile quand les émotions font trop mal. Et les 10 livres par année que j’avais prises avec le lithium…elles fondaient. Je me sentais tout croche, je ne savais pas quoi faire avec mon corps.

Finies les prises de sang. Finies la dizaine de pilules par jour. Finie la peur de voir revenir le monstre qui se trouve en moi. Chaque fois que je vais chez le psychiatre, il me rappelle ce que je voulais, comment j’étais. Moi, je me rappelle ce que je ne lui disais pas en me disant que si je lui avais dit tout ce qui s’est passé, il m’aurait dit d’aller chez le psy plus vite ! On évalue mes états de fatigue, d’appétit, etc. Je lui dit des choses de ma vie. Il me suggère de sortir plus, de faire un effort pour rencontrer un homme et m’amuser. Puis, je retourne chez moi.

Ça fait sept ans que je prends ces médicaments-là. Ma vie a changé. Mais ce qui a fait le plus de différence c’est :

  • Mon engagement vis-à-vis de moi.
  • C’est réaliser à 25 ans que j’étais malade pour vrai, que ça ne s’en irait pas, que ça ne suffisait pas de prendre mes p’tites pilules. Réaliser que j’avais mes limites, plus de limites que les autres.
  • Rencontrer du monde comme moi chez Revivre et voir que, finalement, je ne suis pas seule.
  • Écouter mon docteur et faire de l’exercice toutes les semaines
  • Manger mieux
  • À 30 ans décider que, là, là, ça va faire, je m’en vais chez le psy, je n’en peux plus. C’est la meilleure chose que j’ai fait pour moi de ma vie.
  • Arrêter d’avoir peur de ma maladie.
  • Diminuer ma dose de médicaments pour ressentir mes émotions sur la recommandation de la psychologue avec l’accord du psychiatre bien sûr. À ne pas faire seul ou seule parce que « Je me sens bien », genre. C’est pas comme ça que ça marche.

Je suis fière de moi. J’aurais pu continuer à déconner, me cacher, faire semblant que tout va bien. M’enrouler dans ma cape de déni comme bien des gens que je connais. Mais j’ai choisi d’affronter mon trouble bipolaire et les conséquences de mes actes. J’ai choisi de me renseigner sur ce que j’ai, de me regarder en face.

Puis, malgré les émotions difficiles que la psychothérapie me fait vivre, ça me rapporte plus encore à la longue.

Ce qui est difficile c’est quand les gens me disent : »Hon, t’as pas l’air de ça! »

Ben oui, je suis supposé d’avoir l’air de quoi ? Légume ? On est pus dans les années 40, là. La majorité des gens prennent des Smarties et ça ne paraît même pas. Présentement, je suis tellement normale que je le suis plus que le restant de la famille !

Je dors, je mange, je fais de l’exercice, je ris, je pleure des fois, je travaille, j’ai des activités. La vie s’enchaîne. Il me reste juste à me créer un futur en plus d’avor un passé composé et je serai une Super-bipolaire.