Grateful Monday

  1. Having coffee with my colleague on a Saturday.
  2. The smell of homemade marinara sauce.
  3. My bf went grocery shopping by himself yesterday.
  4. We are finally going to change our table and chairs.
  5. I’m having a pedicure this morning…
  6. and having lunch with my little sister.
  7. My bobo has almost disappeared.
  8. I’m in my 38th week of pregnancy.
  9. I found all my nursing tops.
  10. I went to see « One for the Money » with C. yesterday. It was better than expected.

Booking Through Thursday : Discussion

« Do you have friends and family to share books with? Discuss them with? Does it matter to you? »

Sometimes it bothers me that I have noone to talk with about books. But at the same time, there are expectations that I analyze the book or not, that I like the book like everyone else, so, blah. People around me envy me because I can read in English and they make faces or comments. Some people say I should only read in French.  So, again, blah.

I rarely share books because I own psychology books that noone reads and novels that noone wants to read or they are in English. Why people don’t want to read Jane Austen or Lucy Maud Montgomery is astounding to me. I leave them the Twilight saga.

A friend of mine reads the Stephanie Plum books and the Sookie Stackhouse books…in French. We sometimes talk about it but we do not like the same things in them and we don’t see the humor in them the same way.

Joe, Ranger, Tank, Ken et les autres

C’est drôle hein. J’ai lu des tonnes de romans Harlequin quand j’étais ado. C’était une passe. Ma voisine en avait une centaine d’empilés dans une chambre et dans le salon. Quand j’ai passé à travers, j’en ai acheté à la librairie de livres usagés. J’ai eu la phase photo-roman un peu plus tard quand je travaillais dans une station d’essence. À 5h30 du matin, y’avait rien de mieux qu’un photo-roman pour passer à travers les heures tranquilles, avec la radio, la lumière des lampes fluorescentes, l’odeur du gaz pis le bruit des fridges.

J’ai lu des romans aussi dont la série des Angélique (12 romans de 1000 pages chacun à l’âge de 13 ans peut-être), les romans de Juliette Benzoni, de Barbara Cartland, de Jude Deveraux, de Kathleen Woodiwiss et autres supposés romans historiques. Remplis d’aventures, de femmes au décolleté palpitant et d’hommes mystérieux, blonds aux yeux bleus ou bruns aux yeux foncés, musclés; des romans remplis de malentendus, de sexe, de larmes, de joie…un peu comme Le Cœur a ses raisons. C’est peut-être la raison de toute mon imagination débridée.

Présentement, je lis des romans indiens, de la chick lit et…Janet Evanovich. Son personnage s’appelle Stephanie Plum. Elle est supposément forte parce que c’est une bounty hunter, elle est plus chanceuse que talentueuse en fait, elle est sexy, réfléchie quand elle le veut. Son régime nutritif se constitue de « Joe Louis » américains, de beignes, de pizza, de poulet frit et autres cochonneries. Quand elle veut manger mieux, elle va chez sa mère. Sa collègue de travail est une ancienne prostituée qui s’habille en spandex malgré ses 200 livres et les gens qu’elle appréhende sont soit des psychopathes, des sociopathes, des drogués, ou des losers de toutes sortes. Elle se fait tirer dessus, les gens entrent chez elle comme dans un moulin même si elle barre sa porte avec trois chaînes de sécurité, elle passe près de mourir dans chaque livre, sa voiture se fait aplatir, explose ou prend feu dans chaque livre et sa famille est complètement déjantée. Elle est dinde avec les hommes, il lui arrive plein de trucs fous, les dialogues sont à pisser de rire. Elle fait rire d’elle…mais elle ramène toujours sa prise. Morte ou vivante.

Je ris comme une folle quand je lis ça. Si j’étais ma psy, je me demanderais : « Ça vous fait pas penser à quelque chose? » Euh…

Les romans de Janet Evanovich sont classés romans policiers. Mais, dans le fond, le gros de l’action, ce qui fait tourner les pages pour la plupart des filles, j’en suis convaincue, c’est ce qui se passe avec Joe Morelli et Ranger. Un est solide malgré un passé trouble, c’est le gars qui veut marier Stephanie, il est policier, il fait mouiller toutes les femmes. L’autre est un grand brun ténébreux monosyllabique, dangereux, qui fait mouiller toutes les femmes.

Comment ça se fait que des femmes continuent de tripper sur un gars comme Ranger alors que c’est dit dans le livre que c’est pas pour le mariage ? « Pas pour le mariage » dans le genre : on baise ensemble mais je te dis rien sur ma vie. Ranger, personne sait où il habite ni d’où vient son argent. Il tue des gens. Oh, mais c’est « probablement juste des méchants ». Il change de voiture régulièrement…et les plaques sont fabriquées. Il emploie une petite armée de gens qu’on retrouve habituellement en prison à cause de leurs « talents ». Il court des rumeurs sur ce qu’il fait, sur qui il est, mais on ne le sait pas vraiment. Il sourit mais ne dit pas grand-chose. Il faut deviner. Sexy mais chiant. C’est amusant quand on aime se compliquer la vie.

Joe, lui, vient d’une famille assez dysfonctionnelle, merci. Les hommes sont violents et/ou alcooliques. Ils trompent leurs femmes. Ils ne vivent pas longtemps. Il a fait partie d’une gang de motards. Puis, il a changé de camp, il est devenu policier. Il a changé de femme aussi souvent qu’il s’est brossé les dents. Mais, là, Stephanie est aussi permanente dans sa vie que son gun. Il espère la marier et avoir des enfants avec elle bien qu’il ait renoncé au mariage pour le moment. Il résiste vaillamment aux charmes dévastateurs de Terry Gilman avec qui il est obligé de travailler ce qui n’est pas à négliger et il a troqué son appart pour une maison. Tout le monde connaît son passé, son présent et tout le monde sait qu’il trippe sur Stephanie…qui se ramasse souvent chez lui parce que son appart explose, prend en feu ou parce qu’elle est poursuivie par un tueur. Il recueille même son hamster colocataire, Rex et a adopté Bob, le chien dévoreur dont elle a malencontreusement hérité (un gars s’est débarrassé du chien en lui disant qu’il partait en vacances, il n’a jamais voulu le reprendre). Il n’a même pas peur de sa grand-mère Bella qui, elle, fait peur à tout le monde avec ses visions et son mauvais œil. Il n’a pas peur de Stephanie avec son maquillage qui coule, se cheveux tout croche et son linge de gars. Hey, il n’a pas peur d’elle en fille non plus ! Bref, Joe est un maudit bon gars.

Dans les romans, le gars veut marier la fille même si elle manque d’estime, se pense un pichou et est vraiment stupide. Dans les photo-romans, ça se passe en 35 pages, tout le monde est en plastique, tout va vite. Ça va mal, on se rencontre et ça va mieux, on se chicane, ça s’arrange. Est-ce que les gens réalisent que dans la vie, le grand ténébreux ou Monsieur G.I Joe ils ne le toléreraient pas plus que la durée de la lune de miel ? Genre de 3 semaines à un an et demie ? On ne va nulle part avec un gars bâti comme un tank, qui ne parle pas, ne veut pas de relation durable et ne fait rien pour s’engager de quelque façon que ce soit.

« Sexy » n’est pas une valeur durable en amour. C’est une qualité qui dépérit. Et si ton tank tu le veux seulement dans ton lit, il faut être prête à l’assumer…et à en profiter, ce que peu de femmes sont capables de faire.

Alors comment se fait-il que les femmes continuent de tripper sur des gars comme Ranger ? Et d’encourager leurs amies à le faire ? C’est comme encourager une boulimique à s’enfiler une douzaine de Krispy kreams, du chocolat, des chips puis à les vomir. Pour son bien.