Lundi reconnaissant

  1. Mon rhume va finir par passer.
  2. Il restait des crêpes pour déjeuner ce matin.
  3. Mon souper d’hier était super bon.
  4. J’ai été deux fois dehors en fin de semaine.
  5. Il faisait soleil !
  6. Je suis reconnaissante d’avoir mon chum. Si j’étais célibataire, ça serait pas mal rough toute seule dans la maison. Toute seule pour tout faire et personne pour aller chez le docteur, pour aller marcher…
  7. Si j’étais célibataire et enceinte, je n’aurais personne pour peinturer la chambre.
  8. Encore une semaine en arrêt de travail.
  9. J’ai pu faire plusieurs desserts sans cuisson depuis la semaine passée, tous bons et ça me divertit.
  10. Grâce à IMDB, j’ai découvert d’autres séries. Ça me divertit pendant que je suis à la maison.
  11. Il reste juste 10 semaines et quelques avant qu’on lui voit la bette à ce bébé-là.

En attente

20 mai 2006

Veuillez rester en ligne…un préposé sera avec vous sous peu…votre appel est important pour nous…

Il paraît qu’il n’y a pas de hasards. Que chaque fois qu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre. Paulo Coelho nous fait comprendre dans ses livres qu’il faut saisir les indices quand ils se présentent à nous, saisir les opportunités. Alors voilà. Je ne peux pas toujours repousser les gens. Je le fais mais il faut que j’arrête. Et si je prends l’opportunité de me laisser approcher ou d’approcher quelqu’un, bien, je devrais le faire de la bonne façon, hein. En maintenant mes limites et en respectant celles des autres.

Je viens d’arriver chez moi, il est 18h, j’ai passé la journée ailleurs. J’ai déjeuné à la Binerie avec le Troll, j’ai été à mon cours de yoga puis j’ai été à la bibliothèque et j’ai été lire et manger dans un restau. Je n’ai aucun message sur mon répondeur. Je ne suis pas surprise mais, je suis désenchantée. C’est ce qui arrive quand depuis près de deux ans, je m’isole et je rejette les peu de propositions de sorties de mes amis ou que j’essaie de modifier ma vie. C’est ce qui arrive quand tout le monde autour de moi change : nouveaux couples, emménagements, bébés…

Pour ma part, ma thérapie fait en sorte que j’ai encore plus le goût d’être seule. J’ai encore moins le goût de parler, je ne sais pas quoi dire ou comment le dire. Ou je ne veux pas en parler. Pas facile non plus quand tu ne peux en parler à personne. Pas de la thérapie, juste de…tout.

J’ai tellement de trucs dans ma tête, il me semble. Avant, je parlais tout le temps. Maintenant, il me semble que je n’ai plus rien à dire. Je suis vide. Est-ce que ça se peut ? En fait, le fait que ma vie n’a aucun sens, que je ne sache pas où je vais, que mon enfance fait de moi une adulte qui fait exprès de tout saboter pourrait expliquer au moins mon vide. Si tu savais la violence qu’il y a eu dans ma vie. Je n’ai jamais réussi à expliquer ça à personne sauf à mon ex, J-F. Pauvre lui, il a pété sa coche. J’ai encore plus appris à fermer ma gueule de peur…de faire peur. De peur d’être jugée, mal comprise, d’être encore plus abandonnée et rejetée. Puis, de le faire à mon tour, en réaction.

J’ai des nouvelles portes dans mon appartement. Bientôt, je vais avoir des nouvelles fenêtres. Je me sens plus en sécurité. J’ai moins peur la nuit. Mon histoire avec la police s’est soldée par un échec. La bataille était perdue d’avance. Il aurait fallu que j’ai des bleus, des os cassés, pour que la policière me prenne au sérieux. Mais, le fait d’y repenser en détail, de l’écrire, de me fâcher, de pleurer, d’en parler, enfin après tout ce temps m’a fait beaucoup de bien. Cette histoire me hantait encore avec mes chums suivants. Ça me rendait folle. Des fois, j’ai encore des visions. En fait, j’en ai de plus en plus. Il paraît que c’est parce que je recommence à habiter mon corps, à vivre mes émotions. Je trouve ça dur. Hyperventilation, palpitations, visions, panique, rêves. Plein de choses qui se superposent. Ça aide pas à aimer le sexe ou le sexe opposé.

Mes cours de yoga et d’aquaforme sont amusants et m’aident à relaxer. Et la semaine passée, j’ai fait un super ménage dans mon appart. J’ai pas fini, je veux réorganiser mes épices, nettoyer mes armoires. Depuis deux ans, je suis folle de ménage on dirait. Il y a des périodes où je nettoie comme une dingue. J’achète plein de gadgets au Dollarama et je frotte, ça libère l’esprit. Je donne des affaires que je ne veux plus avoir aussi, je vends mes livres, mes CD. J’ai vendu presque tous mes DVD. PAS mes DVD de Anne la Maiosn aux Pignons Verts, jamais ! Je les ai regardés plusieurs fois cette année. Je n’ai pas regardé la télé de novembre à avril. J’ai regardé des DVD. Je faisais une cure de télé après avoir été quatre mois avec Monsieur qui passait sa vie devant la télé. J’en pouvais pus.

Là, je suis avec le Troll et vraiment, j’essaie de le faire ralentir. En fait, c’est bizarre. Il travaille 50 heures par semaine, j’ai l’impression d’être en attente depuis qu’il est revenu de vacances. On a commencé ensemble, une semaine après il partait trois semaines, puis pas longtemps après sa cousine s’en venait pour trois mois. Elle est encore ici et elle reste chez lui. Elle travaille aussi à la boutique. Bravo l’intimité. Dès la première semaine, il voulait que ça soit exclusif…pas le temps de se connaître, ni de voir si quelqu’un d’autre fittait mieux, il est intense. Quand un autre gars me regarde, il met sa main sur moi. Ou il m’embrasse à pleine bouche d’une façon vraiment dégueu. La semaine passée, il a cassé parce que je lui demandais de me respecter en me demandant si ça me dérangeait qu’il mette de la musique quand j’écoutais déjà la télé. Sa vision des choses ? Il devrait pouvoir faire ce qu’il veut chez moi. Il ne devrait pas devoir me montrer de considération ni de politesse puisque je suis sa blonde. Tant pis si ça me choque qu’il pète, rote ou mâche la bouche ouverte. Je n’ai jamais manqué d’affection. D’écoute, de temps, oui. D’affection, non. Il ne veut pas d’enfants, mais il m’en ferait un quand même. Il voudrait prendre des années avant d’habiter avec moi mais il m’a proposé ça à matin quand même. Et il ne croit pas au mariage mais il m’a demandé de le marier il y a deux semaines.


Ah, et après sa cousine, une amie vient habiter chez lui trois semaines. Je vais pouvoir faire du vélo avec lui et me baigner avec lui, à la fin du mois d’août (on est en juin et c’est maintenant, l’été). Mais, au mois d’août, la boutique ferme à minuit. Pas pire. Il a quand même changé ses horaires pour qu’on puisse se voir tous les dimanches et un samedi sur deux. Mais, il passe quand même à la boutique ces jours-là. Pourtant, dès la première soirée j’avais dit que ça ne marcherait pas si j’étais avec quelqu’un qui travaillait autant. Mais, il a fait cet effort-là. Et il appelle. Même s’il ne répond pas aux emails. À moins, que je lui dise que je veux une réponse. Je te dis, je suis en attente. J’attends qu’il grandisse, qu’il m’écoute, qu’il ait du temps.

Je ne suis pas mieux. Quand je suis frustrée, je m’éloigne. Alors, j’ai décidé de prendre du recul en général. L’avantage est qu’on sort pour déjeuner ensemble assis à la même table pour au moins une demi-heure (c’est au moins ça), on est allé au cinéma pour la première fois, on va parler d’autre chose que sa job ou de sexe. L’autre avantage c’est que je vais voir si ce gars-là est vraiment pour moi. Tsé, il a cassé la semaine passée. Mais, il a continué de faire comme si rien n’était arrivé quand je suis allé lui porter ses affaires le lendemain. Il n’a rien dit de la semaine. Il me prend pour acquis. Je lui ai dit qu’on n’était plus ensemble, il n’avait pas dit qu’on reprenait. Ça a l’air qu’il fait ça au travail aussi.

C’est platte. Mes murs s’étaient baissés au début. Là, je les sens bien remontés. Je peux voir les drapeaux rouges.

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AH ! Eh ben, il a rencontré une fille pendant ses vacances et toutes les conneries qu’il faisait c’est pour que je casse avec !! Il continuait de lui écrire. Il se sentait mal. Ben oui, il me rendait folle avec ses conneries, il me blâmait parce que je ne faisais pas assez d’efforts alors que je lui donnais des chances depuis le début et pendant ce temps, Le Troll, se faisait aller le grand charme avec une greluche française ! Ah ! Il est chanceux que je ne lui envoie pas une pluie de poissons d’argent, la lèpre, une brique…