Spring

Every spring it’s the same. We change the hour from daylight saving time and I feel crappy for a few weeks. No change this year. I’m tired, moody and I have trouble making my head solid on my shoulders. I feel like my head takes flight with unreasonable thoughts.

I feel submerged in insecurity, sadness, impatience for no reason. Before I have the time to wonder why I’m thinking something and how it’s not true, the words come out of my mouth.

I wish we could stay at daylight saving time all year.

Lundi reconnaissant / Grateful Monday

  1. J’ai une patronne qui pense que c’est impossible que je n’ai pas une bonne note dans mon 3e travail en psychologie.
  2. Même si je suis insécure, c’est un réflexe, je sais que je fais des vrais efforts parce que je sais que mon chum m’aime, que ça va bien et qu’il veut faire sa vie avec moi. Je le sais.
  3. J’ai eu un facial vendredi soir qui a été plus relaxant qu’un massage.
  4. On a une nouvelle instructrice pour le cours de pilates du jeudi matin. Ça veut dire que c’est safe d’y retourner !
  5. J’ai un salaire qui m’a permis de donner 50$ à Médecins sans frontières pour Haïti.
  6. J’ai un salaire qui m’a permis de donner plus que 100$ en 2009.
  7. Mon chum a downloadé Dollhouse et Fringe pour qu’on les regardent ensemble.
  8. Dave et Nathalie Dubé ont vraiment eu une idée géniale en créant Riz en folie. J’adore leur pouding au riz.

Où mon SPM et mon insécurité prennent le dessus

It’s Sunday, 00:26. My boyfriend’s not home and I’m not sleeping because I’m anxious. I’m anxious and when I finally decided to go to sleep, a cat and then a raccoon decided to climb into the trashcan.

I hate feeling this way. Going crazy a bit. Self-doubt, analyzing, asking myself questions over nothing at all. I guess it’s PMS, I should get my period in a week.

So I’m haunted by – what – a red dot ?

I’m anxious about being boring. My boyfriend loves me, he finds me amazing, he loves having sex with me. But he decided to go out alone tonight. He was invited to a housewarming and he forgot to tell me. Knowing I had gone out Friday night, that I wouldn’t be inclined to go out again on Saturday, he just told me there was this party at his friend’s house and maybe I wouldn’t like to go because people there were special. As in « special ». And sometimes things happened. But he probably would come home not too late because he isn’t part of that crowd anymore. As in « that crowd ». Now it’s past midnight and yep, I’m anxious.

Those « special » people in « that crowd » like to party a lot. Did I mention orgies ? No ? Oh. There you go.

I know he would not participate and if nothing of this kind happens, he will stay. He’s faithful.

But I worry about being boring. I don’t want to do orgies. I just wish he found me as exciting as…orgies or cunnilingus in public. As exciting as people that might do orgies. As exciting as someone who would let herself get slathered in strawberry yogurt.

I already knew all these things about him, adventures, wild past and it didn’t bother me. I didn’t think about it. Until now.

PMS is great for an excuse but it might also be the fact that I don’t like going out anymore, it’s boring. Nothing is really fun. I don’t feel like having sex in a public place because of the « germs ». But I would like to be that kind of person who just doesn’t care if she catches herpes or crabs, or warts from having wild unromantic sex in a public space where people pee, walk all over or whatever.

I would like to be that kind of person and I’m not. I’m boring.

Ah les bonnes idées !

Février 2005

Je m’en retourne à Montréal après une fin de semaine mouvementée. Le wagon est empli d’ados de retour d’un weekend en ville et d’étudiants de McGill. Je suis assise avec quatre beaux étudiants mâles, d’ailleurs.

J’ai donné son cadeau à L. Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour jaser avec les femmes hyperactives, joyeuses et dédiées de l’organisme envers lequel je suis engagée. J’ai encore pris trop de responsabilités avec beaucoup de joie, évidemment. I am very pleased to be doing all of this. Je veux et je vais faire encore plus. Et, ce qu’il y a de bien c’est que j’ai rencontré encore plus de gens extraordinaires dont celle qui s’occupera de la Newsletter et du site web. On a connecté, elle est gentille et je lui ai dit que lorsqu’elle viendrait à Montréal, elle devrait m’appeler !

Je ne sais pas comment je fais pour vivre toute l’année sans ces filles-là. Je retiens mon souffle en attendant de les revoir. C’est ça que je fais. Thank God for emails.

Bien que je n’ai rien écrit hier à ce sujet, j’ai pensé à Patrick 1er toute la fin de semaine. Je suis tellement heureuse de l’avoir re-rencontré. Hier, j’en pleurais, seule dans mon lit, sur mes oreillers doux comme des nuages. Il y a une telle chose qu’un bonheur trop grand pour être contenu à l’intérieur de soi.

Je me sens libérée du poids que je portais pendant toutes les années où j’ai cru que j’avais rendu mes anciens amoureux tous très malheureux. Si Patrick 1er a pris la peine de me téléphoner et de me revoir, de me considérer comme une amie, c’est que je n’étais pas si terrible que je le croyais. J’ai hâte de le revoir.

J’espère ne pas avoir tout inventé et fabulé : son sourire et son rire quand on était ensemble. Et si je n’avais pas vu des signes d’irritation ? Des signes que les gars ont qui veulent dire le contraire de « je te rappelle »? Et si le fait qu’il veuille que je le rappelle est une façon de se désengager?

Je ne pense pas que je serai capable de perdre Patrick 1er en plus de ce que j’ai vécu cette année. Puis, il y a « ce que j’ai vécu cette année ». C’est lourd. Je ne veux pas qu’il ait à porter ça, mon passé récent dont il ne sait rien. J’ai juste envie d’être avec lui. S’il pose des questions, je répondrai. Sinon, on verra au fur et à mesure, je crois. Je ne veux pas qu’il fuie. Comme les autres qui se sont sentis responsables de mon bonheur. Personne ne peut me rendre heureuse sauf moi. Mais, je ne peux pas changer comment les hommes se sentent. Ni les moyens qu’ils prennent pour fuir.

Dix ans se sont passés depuis notre rencontre. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêvais que quelque chose comme ça se produise. Comment se fait-il que mes rêves se réalisent ? Est-ce que je suis récompensée parce que je suis une bonne personne ? Qu’est-ce que j’ai fait de bien ? Je le referais. Je suis tellement chanceuse. Ça m’a pris du temps, mais, j’ai fini par comprendre que j’ai une bonne famille (Maudit que c’est beau et puissant le déni, petit ajout de la rédaction quelque temps après ce billet) et que les amis c’est plus important que le reste. P2 et Val sont mes plus vieux amis et j’estime au plus haut point ma correspondance avec mes deux amies d’Australie et de Nouvelle-Écosse. De plus, je n’irais nulle part sans pouvoir me confier à une de mes collègues au bureau.

Après tout, les amis restent, l’amour passe et repasse et s’en va. Où sont les amants quand les problèmes sont là ? Nowhere in sight. Mes amis ne me jugent pas et m’écoutent et me donnent des bons conseils.

15 juin 2007 As it turned out, I had to live with rule number 4 and then 12. And then 16 : je parle des règles d’Olivia Joules.

Je ne parle plus à Patrick 1er-le nombriliste-fumeur-de-hasch. Eh oui, à ce moment, je ne le savais pas, mais j’ai appris quelques semaines après que c’est un grand consommateur de substances illicites. C’était également une des personnes les plus narcissiques que je connaisse. Finalement, j’ai sacré mon camp ! Mais pas avant d’avoir dormi avec lui (sublime) et d’avoir retesté la marchandise (quelle déception, quelle amère déception !).

En fait, j’ai été tellement triste de sa façon de faire que j’ai préférer « oublier ». Puis, j’ai développé l’idée qu’un gars trop beau, trop centré sur lui-même ne donne du bon service qu’à lui-même. Dommage, il était bien meilleur à 19 ans, avant la drogue, la grosse tête. « Pis, est-ce que t’as aimé ça ? » Euh…la vérité ou… Et voilà une autre preuve que quand je suis très enthousiasmée par quelqu’un ou vice versa, il y a quelque chose de croche. J’ai décroché seulement quand j’ai été capable d’effacer son numéro de téléphone.

Il faut dire qu’un gars qui veut coucher avec toi, après avoir prétendu des dizaines de fois qu’il ne ressent que de l’amitié, après que tu lui ait dit que non, toi, tu ne veux pas parce que (remplir ici avec une histoire d’agression qui resurface) et qui insiste et insiste et cela malgré que TU insistes pour dire que ça va tout changer…Il m’a dit « non, rien ne va changer ». Il n’a rien écouté de ce que j’ai dit. Étrangement, c’est ici que « Oupsydasy », pouf pouf dans la mitte. Je lui ai dit et je me suis dit « Ah ouin, ça va rien changer ? ». On va voir.

Ça a changé que j’ai sacré mon camp et je ne l’ai plus rappelé. Lui, il s’est fait une blonde la semaine d’après et c’est pourquoi ça a pris plusieurs semaines avant qu’il rappelle. Quand il l’a fait, je lui ai dit :

-Tu vois, ça change quelque chose. Parce qu’on n’est plus amis : t’as pas appelé cette semaine-là. Franchement, t’appelles n’importe quand et là, on couche ensemble et pouf, tu disparais ?

-Hein ? Ben non, ça change rien. J’ai une blonde. Silence.

-Ah. Eh bien. Depuis quand ?

-Je l’ai rencontrée la fin de semaine après. Et là, il commence…son nom, son âge (genre vingt ans comme les autres), elle travaille dans un magasin de lingerie et en plein ses tiroirs, il l’a rencontrée sur internet, ça a cliqué tout de suite…blablabla

-As-tu dit à ta blonde que j’existe ? Que je suis ton ex ou qu’on a couché ensemble récemment ?

-Elle a pas besoin de savoir ça.

-Hm. Bon, bien, je pense pas que c’est une bonne idée de continuer à se voir.

Il n’a pas compris ça comme je l’ai dit. Personne ne comprend le concept « Ce n’est pas une bonne idée ». Pour moi, un gars qui parle pas de moi à sa blonde est un gars qui se cache, c’est un gars malhonnête. Patrick 1er est devenu malhonnête dès que c’est lui qui a voulu coucher avec moi, quand je ne voulais plus coucher avec lui. J’avais ENFIN accepté qu’on ne serait jamais rien sauf des amis.

Je l’ai laissé parler, comme je fais avec ma mère. J’ai raccroché. Lorsqu’il a rappelé, il planifiait emménager avec elle. Ça faisait cinq mois qu’ils se connaissaient. Est-ce que j’ai mentionné qu’il a 31 ans et elle, 26 ans max, qu’il travaille de nuit et elle de jour ? Ah, à 26 ans, elle a encore le temps de réaliser qu’elle est sa maîtresse et que sa femme c’est le pot, le hasch, le speed, l’ecstacy, les sorties…

Dire que les gens pensent que je n’ai jamais été naïve. On a qu’à regarder l’année 2005 pour voir combien je l’étais.

Autre note de la rédaction…y’a pas que l’année 2005, ma grande !

Comme dirait l’instructrice de yoga

« Open your hearts! »

That’s what she says as she instructs us to get our shoulders down and back, to give space to our plexus.

Since meeting my boyfriend, I open up, I’m being myself, my heart is so open I’m gonna crack and spill it all. It’s just going to get everywhere like an upended bowl of spaghetti. Messy.

I love him so damn much it makes me want to cry. Am I insecure ? Totally. I can talk with him about it and he loves me so damn much he’s almost spilling himself also.

It’s like Care Bears. It just comes out full of hearts, sunshine, butterflies, clover leaves…Full of light.

Already I feel it…my heart is so open that my back hurts, I’m all opened like on an autopsy. Come pick my organs, it’s free. Save the heart for him.