Eesh it came close !

I had my first doctor’s appointment last night and it was very exciting.

I learned that the fetus is smaller than it should because…we didn’t conceive the date I thought we had. The week I thought I had my ovulation was planned if you know what I mean. Well, it seems that the week I didn’t feel like having sex because I had had enough the week before is the week where we conceived. I ovulated a week late. It is a HUGE stroke of luck that we had sex that one time during the week and it was on the right day. Eeeesh !

I got to see the heartbeat and everything is good. There is enough liquid, the fetus has enough space, there is no bleeding and it’s 6 weeks 5 days (plus the time since my last period). It just throws everything off. The date of my last period is still the same even if I conceived a week later. Anyway. I’m still announcing it at the same date, the announcement is planned thanks to Hootsuite. The announcement will be made at noon while we are in company of my family. I wouldn’t want them to learn about this on Facebook first! Let’s hope it sticks and I don’t have to delete my announcement.

I wanted my boyfriend to feel it is true so I was very glad to bring the picture home to him. His feeling was « I made this! ». He teared up, I teared up, we ate pizza.

Anormal

La normalité c’est, je crois, la généralité, la loi du plus grand nombre. Par exemple, c’est normal de mesurer 5’6″, c’est une taille normale pour une femme. 6’2″, comme Julia Child, c’est pas normal.

En psychopathologie, on parle de comportement anormal, de abnormal psychology. Schizophrénie, dépression, autisme, narcissisme, frotteurisme, tout rentre là-dedans. En prenant en compte que une personne sur deux va avoir un épisode de dépression dans sa vie…est-ce que ça n’en fait pas un état normal ?

Si on voit la dépression comme normale, ça change les choses. Non ?

Qu'est-ce que la nymphomanie ?

Hier, une amie a utilisé le terme « nymphomanie » pour décrire son activité sexuelle de la fin de semaine. Évidemment, il n’en était rien, loin de là. J’ai essayé de lui expliquer ce que c’était, mais, j’ai échoué.

How much is too much quand on parle de sexe ?

Voilà donc, ce qu’est la nymphomanie et j’espère qu’elle le lira ! C’est quand même très basic…

La nymphomanie est en fait une amplification du désir féminin. La première notion médicale ayant été écrite au 18e siècle, il faut se rappeler que les femmes avaient un seul partenaire sexuel pendant toute leur vie (en général) et c’était leur mari. Donc, si de Bienville voyait dans son cabinet les femmes d’aujourd’hui il en concluerait que nous sommes toutes nymphomanes puisque la nymphomanie est une attitude séductrice excessive visant à accroître le nombre de partenaires sexuels pour satisfaire ses besoins impérieux.

On ne parle pas ici de coucher avec un gars une fois de temps en temps. On ne parle pas d’avoir des fréquentations, de trip à trois une fois dans sa vie ou d’avoir connu plus de dix hommes depuis ses seize ans. On parle de besoin impérieux de relations sexuelles et d’attitudes séductrices exaggérées.

Certaines nymphomanes sont frigides d’où leur envie désespérée de relations sexuelles satisfaisantes : elles vont de un à l’autre dans l’espoir d’avoir un rapport sexuel plaisant.

Ces femmes sont malheureuses de ne pas pouvoir être satisfaites. Elles cherchent à combler un manque, mais, elles n’y parviennent pas. Elles enchaînent donc les partenaires se rendant donc facilement la proie de prédateurs sexuels, des infections transmissibles sexuellement et de l’isolement. Leur comportement est aussi méprisé aujourd’hui qu’il l’était dans le temps. Si un homme est jugé viril d’enfiler des conquêtes, une femme est une salope d’avoir eu plusieurs partenaires dans sa vie.

Cette mentalité est d’ailleurs ce qui a conduit à l’étude de la nymphomanie car, dans le fond, on détermine cet état, entre autres, par le nombre de partenaires que la femme a eu selon les standards « normaux » de l’époque. C’est à y réfléchir.

À notre époque, avec combien d’hommes pensez-vous que les femmes baisent dans leur vie alors que :

a) L’âge moyen de la première relation sexuelle complète est de 16 ans ?

b) Les relations de couples durent peu de temps ?

c) 60% des femmes canadiennes ont subi de la violence sexuelle? Un viol est aussi un rapport sexuel même s’il est forcé.

d) Je pourrais en rajouter des affaires…comme les femmes donnent du sexe pour avoir de l’affection…qu’à partir de la 3e date il faut « consommer » l’union…que c’est pas à la mode de dire non…

Pour avoir plus de détails : http://www.psychologies.com/dictionnaire-psy.cfm/definition/68/Nymphomanie.html

http://www.dicopsy.com/nymphomanie.htm

http://www.alterheros.com/francais/ask_experts/ask.cfm?QID=837

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2001/mag0608/se_4143_nymphomanie.htm

http://fr.encarta.msn.com/dictionary_2016020402/nymphomane.html

http://www.goaskalice.columbia.edu/2268.html

Dans le mot Normal, il y a le mot Mal

11 mai 2007

Maman, Papo, je vous aime.

Je ne sais pas si vous avez eu mon courriel en réponse au courriel de Ma Soeur.Je ne sais pas si vous comprenez ce que je vis ou ce que j’ai vécu étant donné que vous ne savez pas tout. Je pense que tout le monde connaît l’humiliation à un moment donné dans sa vie, la honte aussi.La honte est nécessaire pour « monter » plus haut, se détacher de sa famille, grandir. Mais, l’humiliation publique ? Non.

Elle me le fait vivre chaque fois qu’on se voit par ses remarques directes ou indirectes, son ton de voix, ses regards. Quand elle boit, c’est pire.

Au resto, elle m’a déjà interdit de parler à du monde. Elle s’est engueulée avec le gars qui voulait me parler. Elle m’a dit, plus tard, devant son chum et son ami, qu’on allait pas s’engueuler pour une histoire de queue. Ah…c’est drôle, je faisais juste parler au gars, moi et je n’avais aucune intention de coucher avec. Justement parce que ce gars-là avait déjà couché avec elle !

Au camping familial, elle a parlé de moi aux gens qui étaient là d’une façon extrêmement déplaisante et humiliante comme si je n’étais pas là. Quand je lui ai fait remarquer que je ne méritais pas ça, que je ne parlais pas d’elle comme ça ( je lui ai cité des exemples qui font que je pourrais facilement le faire, des exemples vrais, contrairement à la façon dont elle parle de moi) elle a essayé de me donner un coup de poing. Puis, elle a sacré le camp par terre. J’attends encore ses excuses, à jeun.

J’ai essayé de lui parler, elle ne comprend pas que ces comportements-là, incluant sa façon dérisive de me traiter devant tout le monde quand on se voit à ***, c’est un manque de respect. Que ça me rend triste. Que ça me fâche. Je ne comprends pas pourquoi elle est comme ça. Elle projette sur moi des affaires qui ne me concernent pas et dont je ne veux pas. De plus, ce qui est inacceptable c’est que personne ne lui dise d’arrêter quand elle fait ça devant les gens i.e. en famille. En passant, il n’y a pas qu’à moi qu’elle parle tout croche…Personne ne semble capable de lui dire de cesser ses comportements.

J’ai été bitch en masse dans le temps. Colérique, excessive, exigeante, déraisonnable. Mais, il me semble que j’ai été capable de changer pas mal. J’ai pris conscience de mes problèmes. Je les règle un à un. J’essaie de modifier mes automatismes et mes patterns.

Je pensais qu’en changeant, ma vision de notre famille changerait. Al-Anon m’a mis dans la tête que l’alcoolisme était une maladie. J’y croyais plus ou moins. C’était plus pratique disons.

Anyway, je n’allais pas demander aux gens d’arrêter de boire, j’allais juste changer ma façon de voir les choses, ma façon de me sentir. Puis, en thérapie, j’ai vu que ce n’est pas moi le problème. Ce n’est pas normal de tout garder en-dedans et de boire pour oublier.
Ce n’est pas normal de dire des choses méchantes.
Ce n’est pas normal :

  • de frapper,
  • de crier,
  • de ne pas respecter les limites de l’autre,
  • de ne pas pleurer,
  • de ne pas soigner sa dépression,
  • de ne pas reconnaître ses problèmes,
  • de ne pas s’excuser,
  • de ne pas être capable de s’arrêter pour respirer,
  • de tolérer l’intolérable,
  • de continuer à fréquenter des gens qui nous rendent anxieux,
  • de travailler dans un milieu dangereux,
  • de ne « pas penser » et de ne pas avoir « vécu » les moments traumatiques (déni)…
  • de ne pas avoir d’émotions ou de juste en avoir une…
  • de se forcer au lieu de faire des choses pour le plaisir.

De vivre dans le déni. En thérapie, bien, ma maniaco-dépression est devenue autre chose. C’était pratique les pilules. Comme la boisson, je n’avais pas à ressentir, tout allait bien. Lors de mon dernier burnout, j’étais revenue à ma dose originale. Comment je me sentais ? Euh…bien. Très bien. C’était quoi mon émotion ? Euh…rien. J’en avais pas d’émotions.Quand j’ai baissé la dose pour enfin ravoir mes émotions et faire une thérapie plus efficace (c’est beau parler mais il faut vivre les émotions), eh ben, ça a rentré dans le casse. Je suis malade de ma famille.

  • Je suis inquiète pour petite soeur qui a des symptômes anxieux comme ceux que j’avais à son âge.
  • Je suis incapable de communiquer avec Ma Soeur, on n’a jamais appris à régler nos différends, à se connaître; juste à « être des bonnes petites soeurs » comme deux vases un à côté de l’autre.
  • Ma mère est dépressive et alcoolique et on a jamais coupé le cordon. Elle m’a transféré inconsciemment des choses traumatiques qu’elle a vécu au point que je pensais les avoir vécues moi-même. J’ai donc reproduit le modèle avec des conséquences néfastes. Quand je lui dit que je l’aime, elle ne me croit pas. Elle pense encore que je veux la tuer parce qu’on s’est battues il y a des années. J’ai seulement refusé qu’on lève la main sur moi une fois de plus.
  • Mon vrai père est un abuseur alcoolique et violent (on se le cachera pas, là) qui a essayé de violer ma soeur et m’a dit tellement d’affaires pas correctes sur mon corps que le complexe d’eodipe a foiré.
  • J’ai pleuré la mort de mon grand-père cette année seulement. Je ne fais confiance à aucun de mes oncles et mon parrain a disparu, ce qui un grand mystère pour moi.
  • J’ai eu peur du chum de ma mère toute mon enfance à cause de mon vrai père alors que c’est le seul à avoir réalisé qu’on ne voulait pas y aller chez notre père, qu’il y avait des problèmes.
  • Mais, personne ne s’est jamais rendu compte que je détestais l’école au point d’être nauséeuse chaque jour, d’en avoir mal au ventre, à la tête parce que je me faisais battre et écoeurer. Personne ne s’est rendu compte qu’à seize ans, je me suis fait agresser à ma job. Que j’avais plein de problèmes émotionnels, que je vivais dans mon monde.

Personne n’a rien dit au chalet l’année passée quand j’ai dit que je portais plainte à la police pour un viol arrivé il y a quelques années. Ça m’a révoltée une fois de plus. La loi du silence. « Si on ne parle pas, ça va disparaître. » Ça ne disparaîtra pas. Rien ne disparaît ni avec des pilules, ni avec de la boisson, ni avec le travail.

J’ai passé ma vie à essayer d’être parfaite. À essayer de ne pas ressentir au point que j’explosais d’un bord ou de l’autre, à force de ne pas parler. À force de vouloir être invisible, pour ne pas déranger, pour être aimable, ne pas causer de problèmes. J’ai travaillé comme une condamnée. J’ai dépassé ma personnalité. J’ai « oublié » ce que j’ai vécu. J’ai tassé mes affaires.

Y’a que les mots qui font du bien. Après les mots viennent les émotions, ressentir, déprimer et remonter. Oui, ça fait mal, mais après on va mieux.Et je découvre que s’il faut être loin des yeux, loin du coeur pour vivre mieux et en santé, c’est ce que je ferai. La seule personne sur qui je peux compter à 100% c’est moi. Je me sens seule depuis toujours. Les choses les plus dures, je les ai faites seules. Et je découvre que je suis la seule à ME demander réellement « Comment ça va ? ». Combien de fois ces membres de ma famille m’ont-ils demandé avec attention, écoute et intérêt « comment ça va? », « comment te sens-tu ? ».

Parce que NON ça ne va pas toujours bien.

  • J’ai été agressée plusieurs fois dans ma vie. Toujours par du monde que je connaissais.
  • Un ancien collègue de travail m’a harcelée pendant des années.
  • Je découvre que si on m’avait respectée dans mon choix de ne pas me faire toucher, si on m’avait enseignée qu’il n’y a pas que les étrangers qui peuvent nous agresser, si je n’avais pas été brassée dès les premiers mois de ma vie, je m’en serais tirée pas mal, pas mal mieux.
  • NON ça ne va pas toujours bien.
  • Mes deux parents boivent et Ma Soeur aussi. Mes oncles aussi.
  • Mon père ne m’appelle jamais pour me souhaiter bonne fête.
  • Quand je rencontre ma famille, c’est tellement superficiel que j’ai le goût de me taper la tête sur le mur.
  • On banalise mes émotions quand j’en parle, on ne reproche pas à ceux qui sont méchants de l’être, on applique le « farme ta yeule pis endure ». « Comme on fait son lit on se couche » qui culpabilise et encourage à tolérer l’intolérable.
  • NON ça ne va pas toujours bien parce que les membres de ma famille projettent sur moi leurs émotions négatives ou leurs désirs.
  • OUI j’aime mon travail. J’ai étudié pour faire ce que je fais. Je travaille pour payer mes comptes pas pour tout porter sur mes épaules et c’est suffisant.
  • Je suis célibataire parce que je n’ai pas rencontré un homme qui rencontre MES standards de respect de lui-même et de l’autre, de communication, d’indépendance émotionnelle et financière, d’intérêts communs, de travail fait sur lui-même.
  • Je veux être bien. Être autonome, indépendante, épanouie, bien, bien bien bien…
  • Pour ça, je ne verrai plus Ma Soeur tant que celle-ci n’aura pas été en thérapie pour apprendre à communiquer.
  • Et à partir de maintenant je vous verrai dans des circonstances sans alcool. Ça limite les rencontres mais ça risque d’être plus enrichissant (!).
  • Je mets mes limites. C’est ma normalité à moi. En famille, l’alcool est néfaste pour mes sentiments, pour ma santé mentale. Je ne me sens pas bien. Si je veux être bien, je dois éviter les situations alcoolisées.

Voilà. C’est un long chapitre. J’essaie de clarifier des choses non dites. J’apprends à dire, à parler. Ce n’est pas facile. La honte, la culpabilité, ça cloue les lèvres.

Becs quand même !!