Ayoye ?&%$

À force de tousser, je me suis fait mal aux côtes. Vraiment mal.

Ça doit changer le mal de place parce que je me sens moins étourdie. J’ai de la misère à dormir, à respirer et à bouger, mais, au moins, je suis moins étourdie !

Je dois des remerciements à mon sac magique qui m’a permis de dormir 5 heures cette nuit.

Je dois aussi des remerciements à une collègue qui m’a suggéré d’aller à un certain Jean Coutu où je peux trouver des gouttes homéopathiques Traumeel. J’ai déjà la crème mais l’inflammation se propage et je pense que les gouttes vont aller partout. C’est de la magie. Elle m’a aussi dit qu’il en existait pour les étourdissements et j’ai vu qu’il y a en a pour le rhume. Faque je vais en expédition ce matin. Avec l’autobus, ça va me prendre 7 minutes ! Je la prends au coin de chez moi et il me débarque en avant de la clinique. Super pratique.

Hier, deux de mes amies sont venues chez moi et on a commandé du chinois cheapette. Ça nous a fait tellement de bien de relaxer à ma table, parler et rire. Pis se bourrer la face. Elles sont arrivées vers midi et sont reparties vers 16h! C’était le fun.

Ça allait bien hier !

Hier, ça allait bien.

Puis, je n’ai presque pas dormi la nuit passée…ce matin, je me suis dépêchée d’aller donner un bec à mon chum à la porte et paf ! J’ai recommencé à être étourdie et à mal filer. Puis, la diarrhée est arrivée. Elle semble m’avoir quittée, mais, bon.

Bleh. Je ne me sens pas assez confiante pour aller au bureau de poste toute seule et juste assez peut-être pour aller à la station de métro pour rencontrer mon amie avec qui je vais prendre un café. Je voulais aller ailleurs après, mais je vais laisser faire.

 

5e journée de neuronite vestibulaire

Mon congé de maladie finit mercredi, jour où je retourne chez le médecin. Si hier ça allait vraiment mal, aujourd’hui ça allait vraiment bien.

J’ai pu prendre une marche avec mon chum et je pense que c’est ce qui a fait une différence. J’avais aussi dormi mon 10 heures. Pas eu besoin de sieste. J’étais fatiguée quand je suis revenue de la marche, mais ça a fait tellement de bien.

J’ai pu cuisiner, faire du ménage, regarder des épisodes sans m’enfarger nulle part. J’ai encore quelque étourdissements, mais ça dure seulement une fraction de seconde. Je me sens juste lendemain de veille un peu. J’espère que demain va être encore mieux.

Vu que mon congé se termine mercredi, j’ai décidé de prendre le congé au complet. J’imagine que si le docteur m’a donné une semaine c’est pour être sûr que :

  • Si ça dure longtemps, j’ai la semaine au complet.
  • Si ça dure moins longtemps, je peux me reposer. Je suis enceinte après tout.

Pis mercredi matin, je retourne à l’hôpital. Si ça va mieux, je retourne au travail le lendemain. Si je m’empire, je continue le congé.

J’espère que ça va être fini parce que je veux aller à mon cours prénatal et j’ai rendez-vous avec l’entraîneuse vendredi.

Neuronite vestibulaire

Je suis en arrêt de travail pour une semaine. Ma collègue qui avait suggéré une labyrinthite n’était pas loin…

Ça a commencé avant 10h avant-hier et ça s’est aggravé au point que j’appelle Info Santé. À quel point des étourdissements ne sont-ils plus normaux ? J’ai été à Saint-Luc vers 14h avec mon chum (je ne pouvais pas marcher toute seule) qui m’a mise dans une chaise roulante (encore plus mal au coeur…). Je ne voyais plus bien tellement ça tournait. Je me sentais tellement pas bien et j’ai fini par vomir. En public. Pis je me suis mise à brailler. En public. La honte.

L’infirmière au triage nous a dit que vu que je suis enceinte, il faut aller aux accouchements. Rendus là, on se fait dire que ce n’est pas une urgence et que je dois aller à mon hôpital. Équipée de mon petit sac en plastique, et de mon chum qui me tenait fermement, je suis retournée dehors pour prendre le métro et l’autobus. Après avoir vomi, j’avais moins mal au coeur, mais j’avais mal à la tête. Mais, le métro et l’autobus se sont chargés de faire réapparaître la nausée.

Au moins, rendue à l’unité familiale des naissances de l’hôpital, on m’a mise dans une salle sur un lit et on m’a branchée au moniteur pour entendre le coeur du bébé et voir si j’avais des contractions. Je me suis rendue compte que le bébé était un futur danseur de claquettes ! Allongée sur un lit, pas le choix de me rendre compte de tous ses mouvements. Mon chum riait parce qu’il avait l’impression que le bébé essayait de lui parler (quand le bébé bougeait, on entendait du bruit dans le moniteur).

On m’a apporté un souper que j’ai donné à mon chum. Tout ce que je voulais c’était de la soupe Lipton, des clémentines et des crackers. Mon chum m’a acheté 8 paquets de biscuits soda et ça a fait la job. J’ai dormi, j’ai eu des prises de sang. Tout était normal donc cle problème n’était pas la grossesse ou le bébé. La docteur a décidé de me garder en observation pour la nuit et l’interniste me verrait le matin.

Mon chum est retourné à la maison. Je me sentais pas mal seule, mais, je savais qu’il reviendrait le lendemain. Couverte d’un petit drap et de mon manteau, j’ai dormi. Toute habillée.

Une fois, une infirmière est venue me voir pour me dire que j’allais être déplacée dans une chambre quand une se libérerait et j’ai crié. J’ai dû faire assez peur à l’autre patiente ! J’ai eu peur, je pense qu’elle m’avait touché avant de me parler. J’ai sursauté et crié comme une fille ! J’ai pas mal ri après et elle aussi.

Finalement, vers minuit, une autre infirmière est venue me chercher et j’ai eu une chambre à moi toute seule. Elle a déplié une couverte et je me suis couchée.

J’avais tellement hâte de brosser mes dents, d’avoir d’autre linge. Je me suis réveillée plusieurs fois et éventuellement, je me suis dit que ça devait être le matin. Je n’avais pas une fenêtre dans ma chambre, un gros meuble la cachait, je pense, mais je voyais la lumière de dehors en haut du meuble. Il était 6h30. J’ai appelé mon chum qui m’a dit qu’il n’allait pas travailler.

Juste au moment où je commençais à déjeuner, il est arrivé avec : ma brosse à dents, ma crème pour le visage, mon déodo, mes pansements pour mon bobo, des fruits coupés, des craquelins, mes vitamines. Mon héro. Il a partagé mon déjeuner, fait des sudoku…

Le docteur a fini par venir me voir et il a diagnostiqué une neuronite vestibulaire. Déjà, ça allait mieux que le jour d’avant, mais, c’était pas fort. Après le dîner, que j’ai aussi partagé avec mon chum, on a été libérés ! J’avais assez hâte d’être chez moi, en pyjama, prendre une douche, coller mon chat. J’ai quand même pris une marche avec mon chum pour aller à l’épicerie (première fois que mon chum me laisse le chariot vu que ça faisait une marchette), au Jean Coutu pour aller chercher des Gravol, au café pour acheter leurs nouveaux fudges, puis à la maison. L’air frais, ça fait du bien.

J’ai été tellement bien traitée à l’hôpital. Je me suis sentie en sécurité, je me suis reposée, tout le monde était gentil. Le docteur était relax. La bouffe était très correcte et il y en avait beaucoup. Je ne sais pas qui est capable de manger une soupe, du ragoût de boeuf, des biscuits soda, du dessert, du jus, du lait et du thé, mais c’est pas moi ! Faut dire qu’on m’avait envoyé les repas riches en protéines.

Là, je suis en pyjama, celui que mon beau-père m’a donné au shower.Très confo. Dans mon lit avec le laptop, ma revue Food Network, deux clémentines, le magazine Jobboom. J’ai fait la vaisselle et parti une brassée de linge. Mais, je suis fatiguée et ma tête tourne un peu. Je lis mes courriels de la job, j’ai dit à ma collègue ce qu’elle devait compléter que je n’avais pas terminé.

Je peux voir dehors la neige qui est tombée. D’habitude, je fais la folle quand il neige, mais là…je veux pas tomber ! Mon corps m’a pas rendue vraiment malade, mais m’a fait pogner un virus qui me force à bouger lentement et à pas trop en faire. Si c’est pas un message ça…

 

Clinique où es-tu ?

Il y a quelque années, je pouvais me présenter à une clinique médicale sans rendez-vous à n’importe quelle heure et avoir un rendez-vous après un temps d’attente.

Là, il faut se présenter le matin et réserver notre place pour la clinique sans rendez-vous ! En général, c’est entre 7h30 et 8h30 du matin. Et on n’est même pas sûr d’avoir une place pour ce jour-là.

J’ai appelé à plusieurs endroits et ils fonctionnenet tous comme ça. Une amie m’a suggéré une autre clinique que je ne connaissais pas en me disant qu’elle se présentait et qu’on la passait tout de suite. J’y suis allée et on m’a dit de revenir ce matin à 8h.

Oui, c’est ce temps de l’année où si je ne fais pas attention, je vais être malade. J’ai eu un rhume l’année passée et il s’est transformé en sinusite. Ça a duré des semaines. Puisque j’ai mal à la gorge souvent depuis septembre, ça part et ça revient, que mon nez est bouché et que mes oreilles sont souvent bouchées…eh bien, je vais consulter.

On sait jamais.

Je me prépare en même temps aux questions sur mon trouble bipolaire disparu. C’est un sujet de fascination pour le personnel médical, une irritation pour moi.

Moumoune

J’étais bipolaire et je n’étais jamais malade. Je pouvais travailler plus qu’un an sans prendre de journées de maladie. Depuis un bout, ça finit puuuuuus. Il y a toujours quelque chose.

Ou bien…je ne portais pas attention à mon corps. Un peu comme ma boss. Ma boss m’a regardée avec un air de « tu vas t’en aller chez vous à cause d’un vaccin? », genre moumoune, t’es pas capable de le prendre.

Elle, elle a eu la grippe et elle a travaillé de chez elle. Elle envoie des courriels à minuit, elle. Elle viendrait travailler pendant les Fêtes si c’était ouvert. Je ne comprends pas pourquoi elle a un chalet.

Bref, j’ai eu le vaccin pour la grippe A hier. J’étais super fatiguée mais ce matin, ça allait. Puis à 11h, bam. Tête qui nage dans l’eau, sensation de fièvre, douleurs à plein d’endroits, fatigue. La totale.

Là, je me sens comme une moumoune d’être retournée chez moi. Bon…je projette sur ma boss ce que je ressens. Mais c’est ça pareil. Elle et l’autre boss m’ont dit que ça durerait 24 h comme « ça dure 24h, reste ici, c’est pas grave ».

Non, c’est pas grave et oui, je vais m’en remettre. Mais, là, pleinement consciente de mon corps, c’est vraiment désagréable comme sensation, la grippe. Même si c’est 24h de pas-vraie-grippe. Depuis hier, je me nourris de grilled cheese, de Kraft Dinner et de soupe Lipton. Amenez-en du jaune pis des p’tits pois.

J’en reviens pas que j’ai passé des années à travailler sans repos. Bonyenne. Comment j’ai fait.