Wellness Evaluation

Today I get another wellness evaluation but from a group that does weight loss challenges.

I am going to the gym and training real hard with the weights. I am now using the 12.5 lbs dumbbells. This is a weight I have never used before. The max I had used was 8 lbs. So I’m real proud of myself.

I realized Monday that it is better for me to go to the gym alone (unless I find someone really dedicated to it) because I went with J-L and he had to quit before the first tier of the session. He said he couldn’t breathe. So I had to do less sets so I wouldn’t make him wait too long. He had gone downstairs to read while I finished my sets and my cardio. I found this frustrating.

Because I’m Worth It

Becky is on vacation ! I am honored to be guest blogging for her. I wish she spends a beautiful vacation and comes back all relaxed.

Please go visit and wish her a good vacation !

On to my post…

I’m sure you know someone who does this. Maybe you do it too.

A friend of mine almost always keeps stuff for a rainy day or a special occasion. She receives beauty products and keeps it for a special occasion. She buys chocolate and keeps it for later. She buys a teacup and it’s too beautiful for every day use.

I was used to buying food and keeping it for later because I was afraid of not having enough. I kept a dress for a special occasion. I put away lingerie for that one special night.

What happens ? The products expire. The soaps lose their perfume. The food rots away. The chocolate turns white. The teacup gets broken by an energetic cat. The lingerie seems to have lost its allure. The dress doesn’t fit anymore.

Of course, you know where I’m going with this. Blablabla enjoy life every day blablabla every day is a special occasion blabla.

You have all heard this before and you probably received this email about a widower finding all the things his dead wife had put away for a special occasion and had never used. It’s cliché. It’s still true. That stupid chain email has stuck with me and has imprinted my brain with its message.

I bought a dress. It was black. It fitted me like a glove. It was impossibly sexy. I wore it only once and not a week-month goes by that I don’t think of the time I have wasted feeling self-conscious about my body and not wearing great clothes because of it.

I think it takes training to be able to use what you would keep for a rainy day. It takes a mental kick. It probably comes from thinking we are not worth enough to look beautiful, to smell good, to use the good china, to dress sexy, to eat fresh fruit. I don’t know. Maybe I’m overthinking it. I still think of my friend who says the object of her lust, of her pining (she does lust and pine over her stuff) is too nice, too beautiful. Why ? Why is it too nice ?

« Because I’m worth it » has become something I hold on to and I think she should think about it.

That email has stuck with me. I wouldn’t want to thank the person who sent it again and again. But I wouldn’t want to be that woman who dies with unused treasures all over the house either.

I still put soaps away. I wait for them to dry out a bit so they last longer. I take my fanciest soaps to the gym. I buy expensive strawberries because that’s what I want to eat. I lather on that wonderful shower gel because it does smell good and I feel like a princess when I use it. I wear my lingerie week nights because the fabric is soft. I haven’t bought any sexy dress since 2007 but I bought skirts and I wear them. It makes me think I should wear my jacket more often. I read the books I buy instead of keeping them for later. I use the chocolate in recipes instead of leaving it in the cupboard.

I think it’s making me enjoy life more. Pleasure, joy, well-being shouldn’t be put aside for a special occasion or a rainy day. Pleasure every day keeps the doctor away and makes us live a richer and more satisfying life. That’s what I think. I’m just saying.

Je suis la bonne personne

Des fois, je pense que j’essaie encore de convaincre ma boss que je suis la bonne personne pour la job. Quand j’ai commencé, je la sentais très en doute sur mes capacités.

Notre milieu de travail favorise l’ancienneté au lieu des compétences dans l’obtention d’un poste. N’importe qui peut avoir n’importe quel poste, à l’intérieur de sa classe d’emploi.

Mon poste est le seul qui a été ouvert avec une exigence pour un niveau supérieur d’anglais dans ma classe d’emploi. C’est la raison pour lequel je l’ai eu. J’ai passé l’entrevue avant de passer les tests et je voyais très bien que ma future supérieure doutait non seulement de mon anglais mais de ma capacité à faire le travail.

J’y suis habituée. On m’a souvent placée dans des emplois où on pensait que je serais bonne. Et je ne disais rien parce que j’attendais le moment de sauter sur le poste que je voulais. Ça fait que les gens pensent que je ne suis pas capable de faire autre chose.

Je suis aussi habituée à les épater. Jour après jour. Semaines, mois et années après semaines, mois et années.

Je travaille comme si je voulais toujours la convaincre que je suis la bonne personne. J’ai eu une période de probation suite à laquelle elle aurait pu me dire que, non, je ne faisais pas l’affaire. J’ai su ça la semaine passée, je pense. C’est une des rares personnes qui aurait mis ses culottes pour me virer de bord parce que dans ce milieu, les gens sont gardés même si leur probation n’est pas convaincante.

Je suis comme ça dans autre chose aussi. Je me donne à 150%. Je ne veux pas qu’on regrette m’avoir demandé quelque chose, je veux me prouver tout le temps que je suis capable.

J’ai pensé ne pas être capable tellement longtemps. Ne pas être assez.

Je sais que je suis plus qu’assez. Assez bonne, assez fine, assez honnête, assez intelligente.

Les nouvelles ne m’intéressent pas

Un de mes collègues a presque pété une fuse quand je lui ai dit que je ne regardais pas les nouvelles (pas de télé) et que je ne lisais pas le journal. Les nouvelles ne m’intéressent pas.

C’est déprimant, je me sens lourde quand je regarde Salut Bonjour ou que je regarde le cahier A de La Presse. Je deviens étourdie, je vois des points noirs, je respire trop. Puis, je fais des cauchemars. Tsé quand on parle de « trop d’informations »? Pour moi, TMI c’est les nouvelles.

Je comprends que, pour lui, c’est important. Mais, je ne comprends pas trop. Qu’est-ce que ça change de savoir tout ça ? La guerre, le terrorisme, les chiens écrasés, l’infertilité de Céline…ça change quoi ? Il ne fait pas plus une différence dans le monde en étant renseigné.

Je me considère comme une femme intelligente et cultivée. J’ai des opinions, je peux parler de presque n’importe quoi, j’ai du vécu. Je considère que ce qui se passe autour de moi, ça, c’est des nouvelles. Ma directrice qui a eu le cancer, mon ami qui fait une dépression, ma soeur qui est amoureuse, ma cousine qui trippe sur les cupcakes des Glaceurs, mon amie qui s’en va à Toronto pour le ToyCon en avril.

Avant de sauver les autres, il faut se sauver soi-même m’a dit un ami il y a des années de ça, quand les autres étaient plus intéressants pour moi que moi. Je me suis appliquée à me sauver moi-même. Depuis, je trouve que je suis importante et je vaux la peine. Je fais plus attention à moi, à ce que je dis, à comment j’agis. Je pense que pour faire une différence dans le monde, il faut commencer par soi, être le changement qu’on veut voir dans le monde (Gandhi). En partant de l’intérieur pour aller vers l’extérieur, je pense qu’on évite de se ramasser dans les nouvelles. On peut avoir un impact sur les gens autour de soi et ça devient comme les ondes dans l’eau quand on lance un caillou, du point où le caillou a touché l’eau, le rond s’agrandit pour finalement devenir une petite vague et des fois, il va jusqu’à la berge. Comme le battement d’ailes du papillon jusqu’au tsunami.

Je sais que j’ai eu de l’influence sur certaines personnes, que j’ai contribué à leur changement. Des fois, dans le moins bon, plus souvent dans le meilleur. Voir les gens vivre, penser, sentir, ça, c’est des nouvelles.

Non, je ne m’intéresse pas aux journaux. Mais, ça ne fait pas moi une conne.

Complexée de la noune ? Vraiment ?

Après avoir lu un article intéressant ici , je m’interroge.

Quelle femme a regardé assez de vulves dans sa vie pour savoir que la sienne n’est pas belle ? Quelle femme se dit que ses lèvres ne sont pas assez jolies alors aussi bien subir un peu de chirurgie esthétique ? Qui pense vraiment que du blush sur les lèvres de vulve ou une menthe pour le vagin est une bonne idée ? QUI ??

VO-yons DONC.

La majorité des femmes ne se regardent jamais la vulve. Certaines l’associent même à une cave, une grotte. Ces femmes-là ne se mettront pas du blush, elles ne sauraient même pas où le mettre !

Le vagin est un endroit stérile. C’est en fait l’endroit le plus propre du corps humain. On a pas besoin de Massengill ou de menthes, ciboire. On a besoin de moins de gros doigts sales, pas de serviettes sanitaires parfumées, de savon moins chimique. Quand ça sent le poisson, c’est parce qu’il y a une infection bactérienne. Va chez le docteur, avale ta pilule (oui, le traitement est en un comprimé maintenant) et c’est tout. Arrange-toi pour manger du yogourt quand tu prends des antibiotiques (ça tue toutes les bactéries incluant les bonnes qui stabilisent la flore vaginale) pour aider à stabiliser ton système. Mets-toi pas une menthe-là !! Ça va garantir une visite chez le docteur !

La première fois que je me suis regardée la vulve, j’avais 13 ans. C’était après un cours de biologie. C’est le sujet d’un autre billet. Je n’ai pas pensé que c’était dégueu. Bizarre, oui. Mais, je ne me suis pas dit : Oh, yark, il faudrait changer tout ça. Une vulve c’est une vulve et that’s it. Non ?

Mon premier examen gynécologique c’était à 15 ou 16 ans. Je n’ai pas demandé : Docteur, est-ce que mon vagin a besoin d’une menthe pour rafraîchir son haleine ? Dois-je faire rapetisser mes lèvres ? Non.

C’est quoi l’idée ? On sait que tout le monde est différent. On sait que le corps féminin subit des changements avec les hormones, le désir, la grossesse, l’allaitement, la ménopause. C’est ça qui est ça. Pourquoi vouloir se mettre du blush sur la noune ? Qui va vraiment aller regarder la couleur de tes lèvres et te dire : » Ouin, t’es un peu pâlotte aujourd’hui » ou « Tu fais pas mon affaire. T’es pas assez rosée. Je préfère mes femmes un peu moins mauve de la lèvre. »

En plus, le sexe féminin est pratiquement caché. celui des hommes est out there. À quand un blush pour le gland, des bijoux de prépuce (autre chose que des piercings) ? » Oh chéri tu t’es mis beau pour moi, merci. »  Bling. Ou bien, « oh, chéri, tu as ta mine d’hiver. Viens que je te mette un peu de rouge. » À quand un push-push à odeur de citron-verveine pour les couilles ? À quand des bavettes anti coulisses ?

Bref, on sait bien qu’on a jamais les cheveux assez blonds, trop gris, pas assez raides, trop frisés; les seins trop pesants, trop pendants, pas assez gros, les nipples trop bruns; les jambes pleines de cellulite, trop maigres, pas assez musclées; le ventre trop rond, pas assez plat, rentré par en-dedans…Ça finit pus. On se fait vendre et on achète n’importe quoi en pensant que ça va nous rendre plus belles. Moi, je dis, si le gars t’aime pas avec tes cheveux blancs, trop frisés, avec ton ventre rond, tes petits seins, ta cellulite, tes vergetures, ta grandeur, tes hanches rondes, alouette, ben c’est lui qui a un problème. Un gars qui ne t’accepte pas comme tues, ne t’acceptera pas plus si tu changes.

Et c’est ça, l’affaire, hein ? Pourquoi tu changerais ta vulve et ton vagin si c’est pas pour plaire à un gars ?

C’est juste une autre chose pour essayer de plaire et essayer de rivaliser avec les filles photoshoppées des revues et des films. Pole dancing, maquillage, épilation, teintures, etc. C’est juste un autre produit qui mise sur le manque d’estime des femmes.

Trop Gentil

Il semblerait que dire à un homme qu’il est gentil ne soit pas une bonne chose.

Le mot « gentil » est péjoratif.

Se pourrait-il que ça remonte à l’époque de notre puberté où nous, les adolescentes, fuyions les gars Gentils comme la peste au profit des Grands Bruns Ténébreux ? Moi-même n’ai jamais trippé sur le gentil Étienne, intelligent et pas trop laid, mais tellement gentiiiiiiil…comme une carpette. Gentil au point de se laisser les gens l’écoeurer sans dire un mot. Mais, au lieu de se défendre contre les attaques, il encaissait avec un air blessé sans rien dire. Menton fuyant, ventre mou, yeux mouillés.

À 35 ans, j’aime les hommes gentils mais je fuis toujours autant les gars Trop Gentils. Pourquoi ?

Parce qu’un homme Trop Gentil dit :

Je n’ai pas d’opinions sauf les tiennes
Je veux faire seulement ce que tu veux faire
Je ne dirai jamais rien contre toi, n’aurai jamais une parole plus haute que la tienne
Je ne vaux rien et je ne suis rien sans toi
Je veux tellement qu’on m’aime que je préfère être frustré, blessé et humilié que m’affirmer et dire ce que je pense, ce que je veux et ce que j’aime, ce que je ne veux pas et ce que je n’aime pas.

Les Trop Gentils laissent la porte ouverte aux agressions, aux abus verbaux, à la manipulation. Soit on abuse, on vide et on part, généralement avec un autre. Soit on fuit. Soit on reste et on abuse à vie.

J’adore les Gentils. Je n’endure pas les Trop Gentils.

Les P’tites Voix

Avez-vous déjà entendu ces p’tites voix-là dans votre tête ?

  • Tu peux pas porter ça, voyons donc, t’as l’air grosse là-dedans.
  • C’est pas à la mode, ça.
  • Arrête de parler, c’est con ce que tu dis.
  • Tu parles ben fort.
  • Tu manges beaucoup, hein.
  • Tu vas pas sortir habillée de même ?
  • Franchement, c’est con.
  • T’as l’air d’un gars.
  • T’es tellement pas autonome.
  • T’as ben du poil.
  • Tu penses vraiment que tu vas être capable de faire ça ?
  • Salope
  • Cochon
  • Oh que tu manges maaaall
  • T’es laid Etc.

Avez-vous remarqué que non seulement les voix qu’on entend dans notre tête viennent de nos parents ou d’ailleurs (frères, soeurs, adultes, gens de notre jeunesse) mais, en plus, on se les dit ou du monde autour de nous nous les disent maintenant qu’on est adulte ? Ça se répète.

Je remarque que je choisis des amis qui ressemblent à mes parents. Pas la partie alcoolo, là. D’autres choses. Hungh. How weird is that. Fascinant et dérangeant.

Finalement, les p’tites phrases assassines se sont imprimées dans nos têtes et non contents de se dire à soi-même qu’on est gros, laids et qu’on sent la cigarette; quand on essaie d’en sortir en se disant qu’on est beaux, fins, et capables, qu’on se sent mieux; quelqu’un d’autre va se charger de nous écraser en nous disant qu’on est gros, laids et insignifiant ou que nos amis sont quétaines, poches et sentent la cigarette.

Pas pire ! Beau système. Vive la psycho. Vive les schémas.