Les gens que j’attire

Les gens que j’attire présentement ne sont pas nécessairement comme les gens que j’attirais avant.

Avant, j’attirais les gars non disponibles.J’ai aussi attiré les vieux pets et les grands ténébreux.

En amitié, j’attirais personne, je pense. Probablement parce que je ne voulais pas d’amiEs, les amIs m’intéressaient. Mais, les gars qui se disaient mes amis finissaient toujours par me faire des avances. Non disponibles, c’était pas sérieux.

En ce moment, je ne sais pas qui j’attire comme gars, mais je sais que j’ai choisi mon chum peu importe les abeilles qui essayaient de me butiner (les non disponibles et les vieux pets). Et je ne remarque pas vraiment si j’attire d’autres gars. Eh que c’est relaxant avoir un chum. Pas de questions à se poser sur les autres gars.

En amitié, j’attire les chiâleux, les gens intenses et dramatiques, les gens qui ont besoin d’aide. Les piteux pitous. En général, ils sont soit des rejets ou ils font d’eux-mêmes des rejets. Ils manquent d’estime, sont dépendants, ont des sautes d’humeurs…

Étrangement, avant, les piteux pitous m’attiraient mais ils me rebutent maintenant. Mais, pour ce post, je vais rester avec ceux que j’attire.

Moi aussi j’ai été un piteux pitou. J’ai attiré des sauveurs aussi pendant cette période-là. C’est ça, ça dépend des périodes.

En ce moment, je suis indépendante, je dis ce que je pense, je sais ce que je veux, j’aime passer du temps seule alors j’attire les gens faciles à intimider, à manipuler. Le genre de personne tellement transparente que ça prend une ou deux rencontres et je sais sur quels pitons peser pour qu’elles doutent d’elles-mêmes et qu’elles freakent. C’est pour ça que je ne le fais pas. Mais, je me tanne tellement de faire attention que ça me donne le goût…

C’est le genre de personne qui est susceptible aussi. Il suffit de niaiser pour que ça soit pris au sérieux. Qui calque son comportement ou son humeur sur ma propre humeur. Même si mon humeur ne dépend pas de la personne. Je me ramasse donc avec quelqu’un qui soit force la bonne humeur, soit se tasse et boude quand je suis de mauvaise humeur.

J’attire les victimes. C’est jamais de leur faute, personne les aime, sont sûrs que leur boss aime mieux quelqu’un d’autre et ils passent leur temps à chiâler sur leur famille, leur job, les transports en commun, leur varices, les punaises de lit…et awoye que ça rumine encore et encore. Elles aiment ça, les victimes, rappeler comment elles sont malchanceuses.

Ce sont aussi des champions du déni. Même si c’est écrit gros de même que le gars l’aime pas et ne l’a jamais aimée, elle fonce dans le mur et s’obstine à brailler pour ce que le gars a fait. Si seulement elle ouvrait les yeux, si seulement elle lisait « He’s Just Not That Into You ». Mais, non.

En plus, ce sont des gens qui adorent les drames. Étire la sauce, remets-en, ça finit pus. Tout est compliqué, tout est une source de questionnement, de crises de larmes. L’amie que j’ai flushé ne se rendait pas compte que presque tous ses amis étaient ses ex, que chaque fois qu’elle décidait d’arrêter de parler à un, un autre à qui elle avait arrêté de parler auparavant refaisait surface. Parce qu’elle l’avait appelé. Ex= drames, malentendus, vieilles histoires pas réglées.

Mais, pour l’amie qui est dramatique mais qui ne vit pas dans le drame, ça va.

C’est pas pour rien que je manque d’énergie après peu de temps passé avec eux. Avant, je les trouvais amusants, entertaining. Maintenant, je les trouve immatures émotionnellement, épuisants, plattes et je leur souhaite un bon thérapeute !

Lundi reconnaissant

  1. Le carême va être finit dans 20 jours.
  2. Mon amie et moi avons réservé pour Le Maître Chocolatier ! Samedi prochain.
  3. J’ai passé une belle journée samedi.
  4. Je sais qui je suis, je sais ce que j’aime et je sais ce qui m’appartient…et ce qui appartient aux autres.
  5. Mon bobo va bien.
  6. Les infirmières du CLSC sont des anges !
  7. Quand j’embrasse mon chum, j’ai des frissons.
  8. Misfits ! Wow !
  9. J’ai écrit 3 pages de mon travail. Il m’en reste juste 5.
  10. Caféééééééééé Cafééééééééééééééééé

Deal with it

Yesterday I spent time with a friend and she regularly told me « stop thinking you’re fat, you’re not fat ». No shit Sherlock. I know I’m not fat and I’m not thinking I’m fat. I think she thinks I am or she thinks she is. Wonders of projection.

  • I clearly see I have some padding over my muscles. I have gained 40 pounds in 2008. It’s a fact, not a myth. Doesn’t mean I’m thinking I’m fat. But I used to.
  • Of course I have some complexes, like everyone.
  • Even with the padding and the complexes, I don’t think twice about undressing in front of others in the locker room and I am happy in my bathing suit at the beach. Why would I hide ? Why would I stop myself from having fun by shying away from being half naked in the sun ? Or shying away from making it easy for myself ? Finding a space where no one can see you so you can gingerly get out of your panties is too much work.
  • I’m grateful that this body allows me to be active.
  • If I have the choice between equally delicious food or drinks at 90 calories or 500 calories, I’ll choose the 90 calories. Why ? Because I don’t see why I would add all those calories to a regular diet. I already eat well and I don’t keep away from sugar and fat. Which means I eat like a normal healthy person (with smaller portions). If I have the choice between a small brownie from Le maître chocolatier or an apple…I’ll choose the brownie. Apples and braces don’t mix well and those brownies are intensely delicious. If I make my own brownies, I’ll choose the healthy recipes made with sweet potato, half the fat.
  • I like restaurants but I prefer my food.
  • I have muscles underneath it all. Real ones that I want to make stronger and more apparent.
  • There are heart problems in my family and it’s a problem I don’t want.

If someone thinks I’m fat, it’s their problem, not mine. I still wear size 11 pants, large t-shirts and my cup size is still C. I can strut my stuff like nobody’s business, I have fun with zumba, I love being in the big gym with the big guys and seeing I can lift more than 80% of the women there (and it’s stillnot what I aim for). I’m happy in my body.

Deal with it.

Lundi positif

Je trouve la chanson tellement belle, positive ! J’ai le goût de pleurer chaque fois que je le regarde. J’ai aussi le goût de sauter et crier !

  1. Je ne sais pas si je vais dire oui, mais un café près de chez moi m’a demandé de leur faire des biscuits pour les vendre.
  2. Mon chum m’a tellement gâtée pour la Saint-Valentin ! Il a fait du ménage, m’a acheté des fleurs, va m’amener au resto ce soir…
  3. Des draps propres. Je ne sais pas pourquoi, mais il y a un feeling d’être au sec en sécurité. (je me relis et là, ça me donne l’impression que je parle de porter des couches!)
  4. Prendre un bain avec du sel et des huiles essentielles.
  5. I’m a firework.
  6. J’ai vu mon amie samedi soir et on a eu une conversation personnelle étonnante, sans jugements. Il y a enfin quelqu’un dans ma vie qui me comprend sans me juger, qui a vécu des choses semblables aux miennes. Une conversation qui nous a soulagées.
  7. Je suis étonnée d’avoir passé à travers des épreuves très difficiles…je ne suis plus une victime ! Quand je regarde ce que j’ai vécu, je me demande c’est qui cette fille-là ? Je me rends compte, que je suis rendue ailleurs et que j’ai plus de contrôle sur ma vie qu’avant.
  8. La compréhension que la violence c’est un manque de vocabulaire. Si tu cries après le monde, fait du chantage émotif, fait des menaces, donne des coups, joue à la victime comme au bourreau, c’est que tu manques de vocabulaire pour communiquer et t’exprimer en adulte responsable.
  9. La compréhension que les choses sont parfois, souvent, hors de notre contrôle. On ne peut pas tout contrôler. On ne peut pas contrôler les gens non plus. Des fois, il faut savoir laisser aller…dire ce qu’on ressent et laisser la personne faire son chemin à sa façon peu importe le temps que ça prends.
  10. Pouvoir prendre congé. Quel luxe !

Hate me / Blue October

J’écoutais la radio au travail, le poste Big R Radio – The Mix sur Itunes pour être plus précise, quand la chanson est passée.

« Hate me today
Hate me tomorrow
Hate me for all the things I didn’t do for you

Hate me in ways
Yeah ways hard to swallow
Hate me so you can finally see what’s good for you

I’m sober now for 3 whole months it’s one accomplishment that you helped me with
The one thing that always tore us apart is the one thing I won’t touch again
In my sick way I want to thank you for holding my head up late at night
While I was busy waging wars on myself, you were trying to stop the fight
You never doubted my warped opinions on things like suicidal hate
You made me compliment myself when it was way too hard to take
So I’ll drive so fucking far away that I never cross your mind
And do whatever it takes in your heart to leave me behind »

Je ne sais pas pourquoi j’ai écouté les paroles plus que celles d’une autre chanson. Peut-être à cause du « hate me » qui est à l’opposé de ce qu’on entend d’habitude.

En tout cas, ça m’a touchée. J’ai trouvé le vidéo sur Youtube et je l’ai regardé au complet (pas mon genre). Ça me fait penser à ma famille d’alcoolos, à moi et mon trouble bipolaire que les gens ont enduré…à tous ces moments où je voulais qu’on me déteste, qu’on me laisse tranquille. Combien de fois j’ai essayé d’éloigner quelqu’un avant que la personne ne « découvre » qui je suis ou avant que je m’attache ?

Blues

19 février 2005

Je suis assise dans ma cuisine. J’écoute Carmina Consoli en attendant que mes biscuits finissent de cuire. Ces biscuits, je ne les mangerai probablement pas, je les vendrai et je les donnerai. Je fais de bons biscuits. En fait, mes biscuits sont excellents. Pourquoi, ne les mangent-je pas ? Parce que je n’ai jamais faim pour ce que je me fais quand je suis seule.

De toute façon, je n’ai pas très faim en général. Je ne suis pas anorexique. J’ai presque mon poids santé, mais, pas tout à fait. Mais, mon poids est stable depuis 2000. Ce soir, aujourd’hui, toute la semaine, ce mois-ci, cette année, je suis triste.

Mes amis ne savent plus quoi faire pour me rendre « mieux ». C’est mon meilleur ami qui m’a donné cet ordi. Mais, rien ne me fait rire comme avant. Rien ne peut me rendre mieux.

En 2004, et en ce début de 2005, j’ai rencontré l’amour et je l’ai perdu, j’ai eu un avortement, j’ai travaillé jusqu’à en perdre l’esprit, j’ai eu un coup de foudre qui s’est soldé par un échec, j’ai tout donné jusqu’à ne rien garder pour moi, je me suis fait mal à la cheville et j’ai dû arrêter toutes mes activités sportives, j’ai fait le deuil de ma relation avec ma sœur, mon meilleur ami s’est fait une blonde, ma chatte de dix ans est morte, j’ai retrouvé mon ex et je l’ai reperdu, j’ai passé les Fêtes seule.

Ma vie est chaotique. Les seuls succès que je remporte sont au travail. Mon estime est à zéro, mon énergie est à zéro, je ne m’en vais nulle part. Les seuls hommes qui s’intéressent à moi veulent mon corps, celui qui m’aime a peur de moi, les autres sont intimidés. Je suis seule. Seule dans mon emploi. Seule dans ma vie. Seule à vivre comme je vis, toujours à travailler comme une dingue puis, à être zombie chez moi.

Je n’ai pas envie de sortir et je n’ai pas envie de nouveaux amis. Je vais passer à travers de ce que je vis comme je passe à travers tout. Mais, je trouve ça dur. Je suis déçue. Je suis triste. Je me sens lourde à l’intérieur de moi. Je me sens comme si je ne serai plus jamais la même, comme si je ne serai plus capable de croire quelqu’un. C’est déjà tellement difficile de trouver quelqu’un. Quand on finit par rencontrer la bonne personne, on s’aperçoit trop vite que tout n’est que mirage. Le voile tombe, il faut déjà partir.

Je n’en peux plus d’être adulte. Je n’en peux plus de ne plus savoir c’est quoi l’amour, de me poser des questions, de tout analyser. Je voudrais seulement aimer et vivre. Je veux vivre mes rêves. Je ne veux pas savoir que j’ai une amie qui n’aime plus son chum mais qu’elle reste avec lui quand même. Je ne veux plus savoir que mon ami n’a jamais su c’était quoi être amoureux et qu’il fait semblant d’être amoureux. Je ne veux plus savoir que mon autre ami n’aime pas sa blonde mais qu’il reste avec parce qu’ils ont une belle complicité. C’est trop dur ! Je veux croire à l’amour ! Je le veux, moi, l’amour ! Je veux être aimée et je veux aimer !

Et, pourquoi je ne l’aurais pas ? Je mérite d’être aimée. Je ne vois pas pourquoi un homme ne m’aimerait pas, un jour, comme je suis. Malgré mes défauts. Et, avec mes qualités. Je trouve juste ça long d’attendre et de repousser, de ne pas avoir le goût. Je suis jolie, intelligente, passionnée, aimante, pétillante, cultivée, bonne communicatrice, dynamique, pleine d’humour… Je suis créative, bonne cuisinière, bilingue, je suis une peintre colorée, je dessine bien, je m’intéresse à plein de choses, je suis sportive en autant que ça soit individuel…

Pourquoi, hein, pourquoi un gars ne s’intéresserait pas à moi ? Je suis grognonne le matin; si je ne connais pas la personne, je ne veux pas qu’elle me demande comment ça va; je ne suis pas diplomate, je suis exigeante avec moi et les autres, je suis intolérante envers ceux qui ne « sont pas capables », ceux qui sont profonds comme une casserole et j’ai ben de la misère avec ceux qui pensent juste à voyager.

Je suis déprimée en automne, agressive en hiver, irritable au printemps et pas si pire en été. Je ne sais jamais ce que je veux, je suis contradictoire, j’aime, j’aime pas, je suis stressée.

À part les décisions professionnelles ça fait des mois que je ne me fais plus confiance pour prendre une décision. Je ne fais confiance à personne parce que je ne les connais pas et je ne veux pas les connaître parce que les gens me déçoivent.

Finalement, ma vie m’épuise. Je m’épuise.

Oui, je vois une psy. Ça ne m’aide pas vraiment à voir plus clair dans mes relations amoureuses. Juste à respirer par le nez une fois de temps à temps. C’est de famille virer sur le top. Ma mère m’a déjà lancé un poulet qu’elle venait de faire cuire parce que je riais d’elle. Quand j’étais plus jeune, et moins stable, j’ai déjà lancé des ciseaux. Et un cadre. Je ne fais plus ça, je considère que :

1. C’est dangereux;

2. C’est du chantage émotionnel;

3. Je pourrais me ramasser dans le trouble.

4. Je pourrais tuer quelqu’un.