Lundi reconnaissant

  1. Belle soirée entre amis samedi. On a ri, on a dit des paquets de niaiseries.
  2. Le zumba du dimanche au YMCA Westmount, ça bouge !
  3. Même après avoir bu un mélange d’alcool, je n’ai pas été malade…
  4. Et j’ai été moins « lendemain de veille » que vendredi passé après un souper au resto, jeudi.
  5. J’ai pu dire ce que je ressentais à feue madame la directrice (feue parce qu’elle change de job).
  6. Vive les Timbits chauds quand t’as trop bu et qu’il fait froid.
  7. Vive le café avec du lait de soya au chocolat.
  8. Les bagels de R.E.A.L. bagels, rue Ste-Catherine. Miam !
  9. Du soleil, le dimanche.
  10. Je mène donc une belle vie !

Se rouler par terre

Sometimes I just feel like stamping my foot, rolling on the floor or body surf. What to do, what to do…

  • Dance around in underwear with very loud music
  • Practice labour breathing
  • Sing opera
  • Throw scissors
  • Scream at the top of your lungs from your balcony then look around like « Who yelled like that? »
  • Squeeze mayo and ketchup and mustard out of the bottle to do a mural
  • Nag everyone around
  • Tear off the pages of a library book
  • Cuss loudly like you mean it
  • Cook a roast and burn it on purpose
  • Go shopping and spend money you don’t have on jujubes, poneytail elastics, water bottles, tupperware, socks, liquid soap…
  • Throw dishes on the floor with vehemence

Well, just writing that made me feel better.

Fini

10 mai 2007

De Ma Soeur : Salut, j’espère que tu vas bien… Je voulais juste te dire que pour la fête des mères, je ne serai pas chez ta marraine, donc, ne te gêne pas pour y aller si jamais tu ne voulais pas y aller à cause que tu ne voulais pas me voir… Bonne journée

De moi  : Salut, Je vois que tu es consciente que j’évite les rencontres familiales. Si un jour, tu veux savoir pourquoi, on en parlera. Mais, je préfère les discussions calmes et adultes. La vérité n’est jamais facile.

De Ma Soeur : Salut encore, Je me doute bien que tu ne viens pas dans la famille à cause de moi, même si maman est certaine que c’est à cause d’elle… Petite soeur aussi et Bob, lui, il laisse passer. Par contre, puisque nous n’avons jamais su se comprendre, et que chacune de notre côté on est sûre de notre vérité sur l’autre, peut-être que ça ne vaut même pas la peine que je te demande ce que tu as à me reprocher. Peut-être qu’on se reparlera sur notre lit de mort ! Bref, maman en souffre et je sais que ça lui ferait plaisir que tu sois là pour la fête des mères. Tout ce que je voulais te dire c’est que je n’y serai pas.
Sortons les violons ici. Se joue un drame à grand déploiement…

Envoyé à Ma Soeur, ma mère, son chum et à ma petite soeur.
Eh bien,
je vois que tu n’as pas l’intention de résoudre ce très vieux problème qu’est notre non-relation. Pour ma part, je n’ai qu’une vie à vivre et rendue sur mon lit de mort, je vais avoir d’autre monde à voir. Je ne vais pas attendre au jour de ma mort pour passer à autre chose.

C’est effectivement parce que je n’endure plus les humiliations que tu m’infliges quand tu bois et même quand tu es à jeun que je ne vais plus dans les rencontres familiales. Je suis tellement en colère que je pourrais être méchante et me laisser aller. J’aime mieux garder ma dignité et ma santé mentale alors j’aime mieux rester « loin des yeux loin du coeur ». Ce n’est pas à cause de maman, ni à cause de petite soeur ni à cause de Bob. Je leur ai déjà dit. Quand on préfère penser que c’est sa faute plutôt que d’en parler c’est que c’est plus facile de se fermer les yeux. J’ai tenté de parler, d’établir un dialogue, ça n’a pas fonctionné.

Je n’en peux plus des rapports familiaux vides alors que je vois bien que vous n’êtes pas bien. Une souffre d’anxiété et de phobie sociale. Maman m’a confié un secret et refuse d’élaborer alors qu’il le faudrait. Et toi…que dire de plus sur toi ? Rien n’a été fait pour qu’on s’entende bien et que nos problèmes se règlent. Tu as raison on ne s’est jamais entendue alors qu’on aurait pu. Et Bob est Bob. Je pense qu’il évolue à son rythme. Je ne sais pas comment il fait mais il tient la route et il avance. Je me sens malade quand vous buvez. Je me sens mal à l’aise quand on parle de rien, quand on se demande comment ça va mais qu’on écoute pas. J’ai besoin de plus que ça comme famille et ça fait tellement longtemps que je sais que ma famille ne va pas bien, que ma famille est tout croche. Moi, je ne peux rien faire pour vous autres et tout ce que j’ai pu faire pour moi, pour aller mieux c’est d’arrêter de te voir Ma Soeur et de ne plus aller dans les rencontres familiales.

Oui, je me sens mieux. Triste mais mieux. Je dois faire le deuil de ma famille idéale, de celle que je voudrais : du monde capable de dire les vraies affaires, capables de se parler avec franchise sans boire, capables d’affronter le bon comme le pire avec honnêteté, qui se respectent entre eux autres, qui se regardent dans le miroir, qui respectent que j’ai des émotions et que oui, des fois, je suis déprimée et que d’autres fois, je suis de bonne humeur. Je n’en peux plus des secrets de famille. Je n’en peux plus du manque de support quand je vis quelque chose de grave. Je n’en peux plus de votre colère, de votre tristesse. Je n’en peux plus de parler de fleurs et de bouffe alors qu’à l’intérieur de vous je sais qu’il y a autre chose et que vous paraîssez tendus. C’est inacceptable de fermer les yeux sur la souffrance des membres de sa famille. J’ai ouvert les yeux sur la vôtre souvent pour me faire dire que vous ne voulez pas en parler. J’ai voulu parler de la mienne pour me faire dire que vous n’avez pas le temps ou pour recevoir de la colère de la culpabilité ou pire, le silence. J’ai fini de me sentir coupable, malade, enfermée.

On ne choisit pas la famille dans laquelle on naît, c’est vrai. Mais, on peut s’en choisir une autre. Je vous ai tellement aimés, idéalisés, j’ai eu tellement d’attente. Et toi, j’ai eu des attentes envers toi, jusqu’à ce que je lise ton dernier email. J’ai espéré que tu évolues un peu. C’est fini. Je passe à autre chose.

Allez, on avale les p'tites Smarties

1er décembre 2007

Open the bottle, take the pill, drop it in the mouth and wash it down with water. Repeat. Repeat, repeat, repeat for 13 years. Lithium, Tofranil, Synthroid, Wellbutrin, Manerix, Topamax…Bipolar disorder, depression, headaches, migraines, thyroid dysfunction…

Tomorrow morning I will take the last dose of antidepressants I have. Goodbye Manerix !

In a couple of weeks I will take my last Topamax. Goodbye Topamax.

I finally get to have my emotions back. My doses were higher since 2005 because of my depressed state. I had been harassed at work, I lost faith in my job and my future, my fiance just up and left, my cat died. I lowered the dosage to get some emotions back and now I get to finally have my life back.

Being bipolar was getting heavy. It was okay while I was sick but now that I am better, this box I’m in just doesn’t work for me.

All of this is okay with the psychologist and the psychiatrist. Sigh…no more pills. Wow.

Allez hop, dans la boîte

Chaque fois que je rentre dans mes blogs, je trouve ça ironique. Un blog pour la vie de tous les jours, les choses drôles, ma relation amoureuse et un peu n,importe quoi…et l’autre blog pour mettre mes émotions, le trouble bipolaire que j’ai vécu pendant des années, les choses difficiles.

Une belle séparation. Le côté high, le côté down. Un côté en couleur et l’autre en noir et blanc. Un blog pour ma vie après les médicaments et l’autre blog pour avant et pendant. Allez hop, dans la boîte les émotions.

J’ai tendance à mettre mes émotions dans une boîte. De moins en moins parce que j’essaie de les vivre au lieu de faire comme si elles n’existaient pas, de les oublier. Mais ça m’arrive encore. Et ça m’arrive encore de ne pas savoir comment je me sens.

Je ressens les choses à retardement. Pas particulièrement utile. Par exemple, c’est le jour après mon rendez-vous en ostéo et après que j’ai pris un prochain rendez-vous que je me rends compte que…je ne veux pas revoir cet ostéopathe-là. Il marmonne au lieu de parler, n’écoute pas après m’avoir posé une question, n’est pas vraiment diplomate et c’est un homme.

Ben oui, je savais que c’était un homme avant d’y aller mais je voulais essayer. Au cas où je préférerais un homme comme pour le gynéco. C’est quand même drôle que je préfère un homme pour m’examiner « la pantoufle »*. Mais, pour examiner mon corps au complet, genoux, épaules, colonne, je préfère une femme. Ça ne me dérange pas de dire au gynéco que ça fait mal pendant que je fais l’amour mais ça me dérange de parler de digestion avec un ostéo.

Maintenant que c’est hors de la boîte, je vais changer mon rendez-vous. Je peux dire que je préfère un ou une ostéo qui donne des reçus d’ostéo plutôt que des reçus de physiothérapie. Mais, je vais être honnête. Je vais peut-être paraître difficile, mais ça pourrait servir à d’autres clients. Qui a le goût de se faire poser des questions mais de ne pas se faire écouter ?

*Expression tirée de l’émission de télé C.A.

Où j'en suis rendue

Je transfère mes blogs et je me rends compte à quel point j’ai changé. Dans ma dernière sénace avec N. elle m’a dit que je n’étais plus la même personne. C’est vrai. Chaque année a apporté ses surprises, ses révélations, le moteur de mon évolution.

J’ai encore de la misère à m’attacher mais, éventuellement, je me suis dit que je devais prendre des risques. Je suis donc en couple depuis un an, nous habitons ensemble depuis 2 mois.

En amitié, j’ai de la misère à accepter la personne. En fait, j’ai de la misère avec moi. En bonne bipolaire qui se respecte, c’est tout un ou tout l’autre. Je suis tiraillée entre deux pôles. En même temps, la personne me fait capoter, je ne la comprends pas, j’ai le goût de lui sonner les cloches; mais je la trouve aussi très rigolote, je comprends tout à fait son fonctionnement et j’adore ses différences.

Je suis plus détachée au travail. L’été passé où j’ai subi un stress intense à cause d’un collègue qui a arrêté ses médicaments m’a appris à me détacher des gens, du travail. Je prends les choses moins personnel. Les gens sont comme ils sont. J’aurais voulu être mieux intégrée aux gens de ma nouvelle équipe mais j’ai laissé faire. Je me dis que ça viendra bien. Après tou, ça fais une vingtaine d’années qu’ils se connaissent, qu’ils travaillent ensemble. Moi, je suis nouvelle, je fais une job différente, je suis jeune, sans enfants, bilingue. Bref, la différence fait peur.

Puis, j’apprends à laisser aller un peu à la maison. C’est dur de laisser faire l’autre. Mon chum fait les choses différemment de moi, pas aussi vite. Je lui dis quand je veux qu’il fasse quelque chose. Je lui demande. Mais, j’avoue que des fois, je ne peux pas m’empêcher de pointer ce qui ne va pas. Mais, quand ma crise de nesting arrive (chaque mois), je me défonce et je fais tout ce que j’ai le goût de faire que ça soit ses tâches ou les miennes.

En famille, j’avoue que je me trouble. Je suis fâchée après ma mère. Je lui en veux. Je vois donc moins ma famille. Je ne les appelle pas. Grâce à Facebook, eux non plus ne m’appellet pas ! Ils ont plus de nouvelles comme ça que quand on se jase au téléphone.

Je pense que ça va bien même si la fin de ma thérapie m’a affectée. C’est comme une peine d’amour. Mais, j’ai appris que si je pleure, si je parle, ça sort de moi. Si je garde tout à l’intérieur, je virevolte de la colère à l’excitation etc.

Ce qui m’angoisse présentement, c’est le recommencement de mon autre thérapie en août. Cette thérapie-là me rend tellement ado que j’ai de la misère à m’endurer. Et vu qu’on ne se sera pas vues depuis deux mois et qu’on se sera vues très peu avant le mois de mai, tout sera à recommencer.

Mais, bon.

Chiiiiips

18 septembre 2008

Chips, a big bag of it, would have been so good yesterday. Since last week’s therapy I’m so on edge. I have this nagging sensation of having a memory on my tongue. Instead of a word. It’s in my pre-conscience (I’ll have to look up the notion of pre-conscience because I don’t exactly know what it means).

It scares me that those memories are hidden. I don’t know what it is and I don’t like it. I have been feeling a bit down, irritated and tired since last week. It means I’m onto something…even if I don’t know what it is.

As always, when I’m « onto something », I feel like eating chips or chocolate. It wasn’t so bad until yesterday. It took me very very long minutes to get out of my therapy funk before I could be somewhat normal with my boyfriend. So my emotions are worse without the junk. The junk dulls the sensations. Groan.