Fini

10 mai 2007

De Ma Soeur : Salut, j’espère que tu vas bien… Je voulais juste te dire que pour la fête des mères, je ne serai pas chez ta marraine, donc, ne te gêne pas pour y aller si jamais tu ne voulais pas y aller à cause que tu ne voulais pas me voir… Bonne journée

De moi  : Salut, Je vois que tu es consciente que j’évite les rencontres familiales. Si un jour, tu veux savoir pourquoi, on en parlera. Mais, je préfère les discussions calmes et adultes. La vérité n’est jamais facile.

De Ma Soeur : Salut encore, Je me doute bien que tu ne viens pas dans la famille à cause de moi, même si maman est certaine que c’est à cause d’elle… Petite soeur aussi et Bob, lui, il laisse passer. Par contre, puisque nous n’avons jamais su se comprendre, et que chacune de notre côté on est sûre de notre vérité sur l’autre, peut-être que ça ne vaut même pas la peine que je te demande ce que tu as à me reprocher. Peut-être qu’on se reparlera sur notre lit de mort ! Bref, maman en souffre et je sais que ça lui ferait plaisir que tu sois là pour la fête des mères. Tout ce que je voulais te dire c’est que je n’y serai pas.
Sortons les violons ici. Se joue un drame à grand déploiement…

Envoyé à Ma Soeur, ma mère, son chum et à ma petite soeur.
Eh bien,
je vois que tu n’as pas l’intention de résoudre ce très vieux problème qu’est notre non-relation. Pour ma part, je n’ai qu’une vie à vivre et rendue sur mon lit de mort, je vais avoir d’autre monde à voir. Je ne vais pas attendre au jour de ma mort pour passer à autre chose.

C’est effectivement parce que je n’endure plus les humiliations que tu m’infliges quand tu bois et même quand tu es à jeun que je ne vais plus dans les rencontres familiales. Je suis tellement en colère que je pourrais être méchante et me laisser aller. J’aime mieux garder ma dignité et ma santé mentale alors j’aime mieux rester « loin des yeux loin du coeur ». Ce n’est pas à cause de maman, ni à cause de petite soeur ni à cause de Bob. Je leur ai déjà dit. Quand on préfère penser que c’est sa faute plutôt que d’en parler c’est que c’est plus facile de se fermer les yeux. J’ai tenté de parler, d’établir un dialogue, ça n’a pas fonctionné.

Je n’en peux plus des rapports familiaux vides alors que je vois bien que vous n’êtes pas bien. Une souffre d’anxiété et de phobie sociale. Maman m’a confié un secret et refuse d’élaborer alors qu’il le faudrait. Et toi…que dire de plus sur toi ? Rien n’a été fait pour qu’on s’entende bien et que nos problèmes se règlent. Tu as raison on ne s’est jamais entendue alors qu’on aurait pu. Et Bob est Bob. Je pense qu’il évolue à son rythme. Je ne sais pas comment il fait mais il tient la route et il avance. Je me sens malade quand vous buvez. Je me sens mal à l’aise quand on parle de rien, quand on se demande comment ça va mais qu’on écoute pas. J’ai besoin de plus que ça comme famille et ça fait tellement longtemps que je sais que ma famille ne va pas bien, que ma famille est tout croche. Moi, je ne peux rien faire pour vous autres et tout ce que j’ai pu faire pour moi, pour aller mieux c’est d’arrêter de te voir Ma Soeur et de ne plus aller dans les rencontres familiales.

Oui, je me sens mieux. Triste mais mieux. Je dois faire le deuil de ma famille idéale, de celle que je voudrais : du monde capable de dire les vraies affaires, capables de se parler avec franchise sans boire, capables d’affronter le bon comme le pire avec honnêteté, qui se respectent entre eux autres, qui se regardent dans le miroir, qui respectent que j’ai des émotions et que oui, des fois, je suis déprimée et que d’autres fois, je suis de bonne humeur. Je n’en peux plus des secrets de famille. Je n’en peux plus du manque de support quand je vis quelque chose de grave. Je n’en peux plus de votre colère, de votre tristesse. Je n’en peux plus de parler de fleurs et de bouffe alors qu’à l’intérieur de vous je sais qu’il y a autre chose et que vous paraîssez tendus. C’est inacceptable de fermer les yeux sur la souffrance des membres de sa famille. J’ai ouvert les yeux sur la vôtre souvent pour me faire dire que vous ne voulez pas en parler. J’ai voulu parler de la mienne pour me faire dire que vous n’avez pas le temps ou pour recevoir de la colère de la culpabilité ou pire, le silence. J’ai fini de me sentir coupable, malade, enfermée.

On ne choisit pas la famille dans laquelle on naît, c’est vrai. Mais, on peut s’en choisir une autre. Je vous ai tellement aimés, idéalisés, j’ai eu tellement d’attente. Et toi, j’ai eu des attentes envers toi, jusqu’à ce que je lise ton dernier email. J’ai espéré que tu évolues un peu. C’est fini. Je passe à autre chose.

De A à C, passez par-dessus B

28 novembre 2007

so I went to my meeting this morning. I had a meeting with a nice woman from an organization that helps victims of crimes and I thought I was taking way too much of her time, it lasted two hours. I took the day off to go there and have the day to myself so I could go through my emotions alone if I needed to. But we didn’t really go into details…yeah even in two hours. I got phone numbers, documents, references for places to go to and meet people about this. It’s good, I wanted that.

I guess that’s why I need help. I just circle the subject, don’t really say the words, hint at things, I have trouble really talking about what I lived through. There is just sooo much ! I just can’t get it out and I’m alone with it so I do what I always do when I’m really stressed. I forget. It’s unconscious but my body just finds a way for me to forget or skip over stuff, block out emotions. I can’t talk about it with anyone around me so I have to find ways to cope by myself. Therapy is useful but I’m there once a week and sometimes I should be there every day !

You see, I talked about one of the firsts sexual attacks I had and since then I ate at restaurants more than three times a week, started eating chocolate again, slept more than ten hours once and feel like sleeping more every morning. That’s the way my body and mind works when all my post-trauma wakes up. I eat and sleep. Yoga is good for relaxing but it doesn’t help me spend my energy so I’ll have to go to toning again so I can just grunt the pain away.

I also bought a bra today. Impulse buying. Very big when stressed out. But I really needed a new bra. I keep pushing this aside because shopping for underwear is like going to the dentist. I hate it. So I finally bought a new bra and the lady says I’m a C cup. I can’t beee !!!! Last time I was a C was when I weighed 160. So I have to check what I eat and drink and exercise cause there is no way I’m going back up to 160. NO f*** WAY. (Au moment où je vous copie ça de mon ancien blog, j’ai dépassé le 160 parce que je vais au gym plusieurs fois par semaine alors je suis moins ronde qu’avant). No wonder that guy said I had a nice rack last time…I still thought I was an A. I also wear 38 instead of 34 and 36. Am I blowing up or something ? is it all that unspent sexual energy that goes to my boobs to attract males and populate the planet ? Am I going to look like a pidgeon soon ? I should test if I can put a glass between my breasts or a plate on them as if it was a shelf.

You’re wondering why I’m freaking out at having bigger boobs. AH. Have you tried girl’s clothes lately ? It’s like trying on kiddy clothes. Everything is made for twigs. You can’t have a butt, breasts, round arms or thighs. You can’t be a woman. You have to be anorexic or twelve to fit in what is in stores. OH GOOOD will I have to go shopping in Plus sizes now that my boobs are ten times the size I thought they were ?!

Pfft. It’s good to have some drama in non-existential places of my life. It gets things in perspective. Let’s forget about death threats, police arrests, rapes, harassment, my supposed future and my budget and let’s focus on my weight and boobs size !

I don’t have to complain. Last time I measured, in the last two weeks, I still was pretty okay. But phew…C cup.