Nightmare

This morning I woke up crying. I dreamed that my mom was dead because of me. The assassin coming for me had murdered her instead.

No one was crying for her. No one would let me live my grief. I felt so alone and guilty, I called my ex-therapist to make an appointment.My superiors didn’t understand why I was crying.

My family did an intervention. It was only a few days after my mom had died and I was supposed to just let it go.  I wanted everyone to just leave me alone.

The smallest things would make me cry like a book, girls in green dresses.I was pregnant and my mom wouldn’t be there.

The guilt, the sadness, the anger.

What a terrible dream to wake me up. I cried for a full five minutes after I woke up. Luckily my boyfriend wasn’t gone for work so he cuddled me.

Let’s hope the rest of the day goes better !

Une personne bipolaire ne devrait pas avoir d'enfants ?

Une fois, j’étais dans un groupe de discussion chez Revivre et je ne sais pas comment, mais le sujet est venu aux enfants. Je crois que ça se passait en 2001 après mon changement de médicaments et ma rupture avec le Prince charmant. Je ne voulais plus d’enfants. Il aurait fallu que j’arrête les médicaments pendant la grossesse et ça me terrifiait. Je ne pensais pas pouvoir prendre soin d’un bébé dans cet état non plus.

Il y a quelqu’un qui a réagi fortement après mon aveu de ne pas vouloir d’enfants. Si je me rappelle bien, c’était une femme et elle a fait un commentaire du genre : « Je suis contente que tu dises ça parce que je pense qu’on (les bipolaires) ne devrait pas avoir d’enfants. »

Je vous rappelle que en 2001, j’étais en dépression majeure (merci Wellbutrin), j’avais 25 ans, j’étais encore un être impressionnable, en déni, et fucké.

Première réaction : Euuuuh…

Deuxième réaction : Plein de gens bipolaires ont des enfants.

Troisième réaction : Honte d’avoir déjà voulu des enfants. La femme avait peut-être raison.

Avec le temps, le doute est resté. Est-ce que c’était mieux comme ça ? Ouin, peut-être. Peut-être que je ne devrais pas avoir d’enfants. Je ne serais pas une bonne mère, je ne pourrais pas prendre soin du bébé, je ferais un baby blues c’est sûr, j’endommagerais mes enfants.

Tout le temps que j’ai pris des médicaments j’ai pensé à ça. Depuis que je n’en prends plus, j’y pense encore. J’en ai parlé en thérapie et ça a aidé à clarifier les choses. Pour moi. Mais, je connais une bipolaire qui ne prends pas de médicaments et qui a eu un bébé et qui essaie d’en avoir un autre. Ça ça me choque. Beaucoup. Je trouve que si tu as des enfants, prends soin de toi bonyenne.

C’est comme dans l’avion. Si les masques descendent du plafond, mets le tien avant d’aider tes enfants ou ton voisin. Sinon, tu vas mourir. Même affaire.

Qu’en pensez-vous ? Pour ou contre avoir des enfants ? Pourquoi ?

Être capable de dire "Non"

8 novembre 2007

Hm. No one has ever said I could say it and I had every reason to say it. No one has ever said I had to defend myself and I could.

Saying no is difficult, I feel guilty and I’m always afraid that I might be at the receiving end of an extended arm going very fast. Why ? I don’t know. maybe because it happened often enough home when I was little. Just because. Not because I said no, I hardly said anything.

My parents always said I had to be careful with strangers. But no one ever told me that I had to be careful with people I know. My parents never told me. Maybe because they would have been the first I would have looked at as « a bad person ». I did go to the school counselor when I was in junior high but even if I had a lot to tell, I just couldn’t talk. No words came out after « I want to change houses ». I just couldn’t talk.

I often feel the same way again. I can’t talk. I can’t cry. When I talk too much it’s because I hope what I say will fall in someone’s ear, any ear just as long as my words find someone who will truly listen to me. Not like my family.

Saying no requires being angry. And being angry isn’t well seen for a woman. A woman can’t be angry in public or even in private. It isn’t polite or lady-like. I have a lot of difficulty with my anger. I stifle it until it explodes and it usually is too late. I am trying, I’m better at feeling it. Last year I didn’t feel a thing, ever. Not a feeling, ever. Everything was buried deep.

Now I do feel anger. I can say no. But I feel like a bad person. I don’t want to reject someone, hurt the person. But I have to don’t I ? I can’t just do everything people want me to do. I can’t be what people want me to be.

Being myself is saying no. Being myself is difficult and it makes me feel guilty, angry and afraid.

Liiiibreeeeeeee !!

31 octobre 2007

After 13 years thinking I had a criminal record, I found out I don’t have one !! Wouhouuuu ! I don’t remember the last time I called as many people on the same night.

Of course I had competition with my good news. My Sister announced today that she is going to have a boy. So as usual we didn’t talk much about my stuff when I phoned my parents. More than that, now I have pressure for coming home…

Ahahahahhhhh…diabolical laugh here…I am freeeeee !!! I am not going back home. It could be viewed as obstinacy and I guess there is a part of obstinacy in this but I am not going to any family meeting where My Sister is. We really have a communication problem and she said that, maybe, she’s going to talk about it on her death bed. So be it. Meanwhile I’m going to have fun elsewhere.

Hehehehe this criminal record (supposed) was a stain. I was the bad daughter even if I did everything right. Even if was there and I endured what they did and said. Now, I don’t have to feel bad and guilty anymore ! I am stain-free. I paid my debt a very long time ago and now, I can say AH I have no consequences anymore.

This feels even better than avenging myself.

I have felt in prison and guilty for years because of this record, because of my family, because of my illness. Now, I’m finally breaking freeeeeeeeee !!!

I feel like a baby running away without a diaper.

Le temps me passe dessus

30 janvier 2005

C’est pratique un ordi. Ça permet d’écrire des messages en étant assis n’importe où. Présentement, je suis assise dans mon lit. Il est 22h47. Je devrais me coucher, mais, ça fait une demi-heure que je m’obstine à vouloir regarder un DVD qui ne fonctionne pas parce qu’il est rayé alors je me retrouve encore seule avec moi-même.

Je ne sais plus ça fait combien de temps que je regarde des séries télé en DVD. Je ne sais plus ça fait combien de temps que je me sens comme je me sens ni combien de temps que j’éloigne tout le monde ou que… Je ne sais plus ça fait combien de temps que j’ai arrêté de compter le temps. Plus on compte plus on se rend compte qu’on s’enlise ou que le temps passe ou que ça ne fait pas si longtemps finalement.

Je n’aime pas le temps qui passe. Mais, je sais pourquoi je regarde la télé, pourquoi je ne veux plus me lever, pourquoi aujourd’hui je ne suis pas sortie, je n’ai pas pris ma douche et pourquoi je n’ai plus envie de manger. C’est parce que je n’ai pas de raisons de le faire. Personne ne peut me convaincre que j’en ai puisque je n’en suis pas convaincue.

Tu as essayé alors ce n’est pas ta faute. Je m’excuse de toute la merde que j’ai levée. Je m’excuse d’avoir enfin réussi à t’éloigner, d’avoir enfin réussi à te convaincre qu’il n’y avait rien et que nous deux, ça ne valait pas la peine. Est-ce que je voulais que ça ne marche pas ? Je voulais que ça marche en maudit. Mais, je n’étais pas capable.

Je ne suis pas capable avec le petit à petit que tu pouvais me donner. C’est un bon plan, mais je ne suis pas capable comme ça. Je te jure que j’ai essayé de bien des façons. J’ai considéré bien des façons d’être ensemble : amants, amis, amoureux, avec ou sans sentiments. Rien ne me calmait, rien ne me satisfaisait émotionnellement, rien ne me permettait de fonctionner sans ta présence. J’aime passer du temps avec toi. La formule que tu proposais aurait fonctionné si je n’avais pas été gâtée par nos débuts.

Finalement, la culpabilité l’a remportée. Finalement, ma mauvaise estime et ma paranoïa ont pris le dessus. Mes sessions avec la psy pour essayer de me raisonner ne fonctionnent pas très bien, hein ? J’en suis au même point. Quand je suis entrée dans son bureau, un des points majeurs était ma relation avec toi. J’étais insatisfaite de moi. Je sais que je me sauve, que je suis irrationnelle. Je l’ai toujours été. Ma mère l’est, mes sœurs le sont. J’ai toujours trouvé des hommes qui me disaient : « tes qualités et ce que tu vaux le remportent sur le reste ». Mais, là, à trente ans, je commence à avoir de la misère à le croire. Je viens de perdre quelqu’un qui était vraiment bien. Et je ne pense pas que je serai capable de trouver quelqu’un qui soit capable de m’endurer. Même si on me dit que oui.

Est-ce que je serai capable d’être en relation, un jour ? Est-ce que je vais trouver quelqu’un, un jour ? Il me manque quelque chose sans quelqu’un à mes côtés. Tu es un solitaire. Moi, bien que j’aime habiter seule, j’aime être avec quelqu’un malgré tout. J’aime me sentir spéciale et avoir le sentiment, sentir, qu’il y a quelqu’un qui compte pour moi. J’aime ne pas avoir mal quand j’aime. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu mal en aimant. Tu m’as dit que j’avais l’air de penser beaucoup. Même en dormant. Je n’ai pas répliqué au moment. Mais, oui, je pense beaucoup. Je suis incapable de ne pas penser. Je suis comme ça. Et oui, même en dormant.

Dernièrement, la nuit quand je me réveille, je pense automatiquement à ce qui se passe entre nous. Je mets du temps à me rendormir et, des fois, je pleure. Je m’ennuie. Ton nom est le dernier mot qui me vient en tête le soir avant de m’endormir et tu es la première personne à qui je pense en me réveillant. Mon premier réflexe est de prendre le téléphone pour t’appeler. Je ne le fais pas toujours parce que tu pourrais dormir ou parce que certains matins je suis très de mauvaise humeur.

Les DVD servent à m’anesthésier, à moins remarquer ce temps qui passe longuement sans toi, à moins penser, à moins tout analyser, à me donner moins envie d’appeler. Est-ce que ça fonctionne? Bof. Ça dépend. Des fois, je finis par me coucher à minuit vingt. Je me réveille complètement sonnée le lendemain matin. C’est comme ça que je coule au fond, doucement.

À un moment donné, je vais arriver au fond, taper du pied pis remonter. Un jour, je vais arrêter de me cacher, d’avoir mal, de me sentir dégueu à cause de M., de Clochette, de nous deux, de F., du bébé, de la vie, de ma job, de la voisine qui pitche des biscuits dans l’escalier, de ma stagiaire qui a des cheveux mal teints, des collègues qui m’énervent, des gens qui boivent, des p’tites grosses en sweat pants roses, des gars en shorts serrés pis esti je vais remonter prendre l’air. Je vais arrêter de faire pitié, pôvre petite fille.

Je pense que je n’ai jamais rencontré un gars avec qui c’était agréable de faire l’amour de bout à bout et qui ne voulait plus jamais le faire. C’est vraiment bizarre. Je me sens encore moins hot. Il faut dire que moins je le fais et moins j’ai le goût. Il paraît que ça va revenir.

Mais, je me sens morte à l’intérieur. C’est comme si on avait éteint la lumière. Je me sens éteinte, là, en-dedans. C’est une des raisons pourquoi j’éloigne les hommes depuis un bout. Je suis méchante avec tout le monde. Mais, avec les hommes, je deviens encore plus cynique ou froide. Je ne veux même plus d’affection ou en donner avec qui ça a tout le temps été naturel. Comme toi.

Mais, est-ce que ça a toujours été naturel ? Mes barrières, c’est mon instinct et mes sentiments. Des fois, à l’intérieur quelque chose me dit que non, il ne faut pas que je le fasse, qu’il faut que je me pousse ou que… je me pose des questions.

S’assumer c’est se connaître assez pour savoir qu’on va faire connaître l’enfer à l’autre personne et lui dire dès le début. Si l’autre veut pas t’écouter, à un moment donné, qu’est-ce que tu peux faire de plus ? J’essaie de travailler sur bien des choses. Mais, je ne serai jamais capable d’effacer les faux-plis de mon enfance. Je ne ferai jamais confiance à 100% à quelqu’un à moins d’être sûre de ne pas être abandonnée. Et je vais lui faire passer des tests ou la vie va s’en charger. Je vais accepter les gens seulement après avoir été assez proche assez longtemps assez régulièrement pour ça. Je suis comme ça. Et l’amour ne sera jamais facile parce que c’est comme ça même si je veux que ça soit facile.

Mon père me maltraitait quand j’étais encore un bébé. Ma mère me sacrait des volées. Je suis habituée aux engueulades quand les gens s’aiment. Je viens d’une famille dysfonctionnelle. J’ai peur de m’attacher parce que ça veut dire que la personne va prendre avantage de mes sentiments, va m’abandonner, va me faire sentir comme de la merde. Très peu de gens ont réussi à me faire sentir sécure.

Pour moi, l’amour c’est la mort. Depuis les premiers moments avec toi, j’ai eu peur que tu partes. Je voulais tellement régler ça avec la psy. Puis, tu es parti. Et, je suis morte. Je sais que je ne devrais pas revenir là-dessus. Tu t’excuses. Mais, je ne suis pas passée à travers encore.

Comment on fait pour ne plus avoir mal ? Comment on fait pour ne plus pleurer tous les jours ? Dites-moi, docteur, j’ai cette barre dans la gorge quand je pleure. Elle n’était pas là avant.

Je vais revenir

Décembre 2007

Il y a des bons jours et il y a des mauvais jours. Si je prenais encore des pilules, tous les jours seraient bons. Je ferais plein de choses qui ne me tentent pas vraiment et j’oublierais. Tout me glisserait dessus comme sur le dos d’un canard.

Aujourd’hui, c’est un mauvais jour où je n’ai pas envie de parler, pas envie d’embrasser, pas envie de me faire toucher ni de toucher. J’étais prête à passer la nuit. J’avais du linge pour demain, de la crème, mes revues.

Quand je suis arrivée chez lui, je n’avais plus envie d’être là. Je voulais juste dormir seule, revenir chez moi, voir mon chat, lire des centaines et des centaines de pages…seule.

Je sais qu’il a de la peine et je me sens mal de suivre mes besoins comme ça. Mais, le poids de ses attentes…c’est trop pour moi.

Les jours comme aujourd’hui, me faire toucher c’est comme me faire éviscérer. Me faire embrasser c’est paniquant. J’ai l’impression qu’on veut tout de moi jusqu’à ce que je n’existe plus. Je ressens des émotions intenses, désagréables. Je me sens étouffée. Je préfère le voir quand c’est un bon jour. Un jour où je suis drôle, gentille. Un jour où j’ai envie d’être touchée, carressée et embrassée. Le genre de jour où tout est possible.

Je vais revenir quand ce sera un bon jour. Il y en a eu, il y en aura encore.