Meh

I guess I have been feeling anxious, a bit restless.

Last night I had to put a bandage after all. I slept badly but I don’t know why. We have a new ventilator so the room is cool and comfy. Everything in my life is going well, no major dramas.

Maybe I’m anxious about the pregnancy and the future effects it will have. For example :

  • I don’t like my sister and she doesn’t like me. Is she going to make it difficult for my child ? Will she be able to act correctly in front of him or her ?
  • Will I be able to trust my alcoholic mom with the baby ?
  • I don’t have friends with kids. Who am I going to talk to about whatever is going on ? I plan on registering for mommy and me playgroups and cardio poussettes but it’s not the same.
  • Will I be able to take care of the baby ? Is my vision too romantic ? I am sure my vision of what it is like with a child is not romantic, it’s more really cynic and realist.
  • Will I be able to keep my cool or will I become like my parents and yell ?
  • I am afraid I will miscarry or that something might happen or that the baby is sick.

It goes on and on.

I hope it goes away. Since I have noone to talk to about this except my boyfriend, I feel lonely. I need some mommy friends I think.

 

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Maudite communication, maudits secrets

J’ai été tellement toute seule longtemps. Peu d’amis, une famille que j’haïssais, des chums insignifiants, pas importants. J’ai été seule dans une famille de cinq, seule dans un couple, seule toute-toute-seule. Seule face à un agresseur, seule face à l’échec, seule devant le temps qui s’étire, qui finit pus.

Entre les secrets qu’on m’a demandé de tenir, les miens que je ne pouvais pas raconter, les choses que j’ai découvert par hasard, j’ai ressenti beaucoup de colère.Il y a, en plus, les choses « pas importantes » qu’on tait. J’ai découvert la solitude. Le silence.

Je ne sais pas combien de fois j’ai tu des choses vraies, des émotions intenses, des malaises profonds. Je ne sais pas combien de fois je suis allée seule à l’hôpital sans en parler à personne ou en faisant semblant que ce n’est pas grave. Combien de secrets j’ai gardé, importants ou non. Des secrets sur des viols, de l’inceste, des maladies mentales, ces choses qui devraient être dites. Des secrets niaiseux sur qui reçoit un plus gros cadeau, qui a un blog, qui a le plus gros salaire. Pourquoi on se dit rien ? Pourquoi, comment ça se fait que les gens ne posent pas les vraies questions ?

Au primaire, j’ai eu une amie qui se faisait battre par sa mère. J’en ai eu une autre que son père avait touchée. Et ce n’étaient même pas mes premiers secrets. J’étais troublée. Mais, je n’avais personne avec qui en parler de toute façon.

Il y a quelques années, ma mère ET ma soeur m’ont raconté qu’elles ont vécu de l’inceste. C’était un premier pas qui s’est pas mal fini là. Pas moyen de vider le sac, de faire le tour de la question. Moi, j’étais pognée avec ça parce que c’est un secret. Moi, j’étais en ébullition, mais je ne pouvais raconter ça à personne. J’haïs les secrets. Pis les surprises. Ça m’est tombé dessus comme une brique. Ma mère n’a pas jugé important de nous dire ça avant. Elle n’a pas jugé important de me dire qui lui avait fait ça. On a probablement cette personne-là dans notre entourage encore… Pour ma soeur, eh bien, je suis tombée malade. À retenir ce secret-là, j’ai fait une dépression.

Je déteste les surprises. Comme quand j’ai appris sur internet qu’un membre de la famille était décédé. Deux fois! Comme quand j’ai appris juste avant que ça arrive que mon chum crissait sa job là sans en avoir une autre qui l’attend ou comme quand j’ai appris qu’un de mes ex avait écrit sur son blog qu’il m’avait trompée.

Est-ce que c’est par peur de la colère que les gens se taisent ? Par peur de se faire juger ? Ou, comme mon chum m’a dit tantôt, parce que c’est pas important ? Comment est-ce que quelqu’un peut juger de ce qui est sans importance ? Parler de ce qui se passe, ça permet de dédramatiser, de rire, de ne plus être seul, de voir la vérité, de se soulager, d’être avec la personne qui écoute. Parler peut rapprocher. Et si ça éloigne, c’est que l’autre personne ne mérite pas de faire partie de notre vie.

Comment faire pour qu’un couple sacre le camp dans les poubelles ? Ne rien se dire. Parce que c’est pas important ou que c’est platte. Laisse-moi te dire que « j’ai fait une lasagne aujourd’hui » c’est crissement plus platte à se dire que « hey, ma prof n’a pas transmis nos notes et l’école nous a mis un échec sur notre bulletin ». Chacun dans sa cuisine, dans son bureau, dans son salon, il y a un tas de mots qui se perdent dans l’espace. Je trouve ça enrageant d’entendre les affaires les plus poches du genre « on as-tu quelque chose à écouter », d’être obligée de poser des questions pour savoir ce qui se passe, peu importe ce que c’est. « Il ne se passe rien ». Ça me décourage quand quelqu’un me dit ça. Il ne se passe rien, ça veut dire que la vie est platte en maudit. Il n’y a pas de découvertes, pas de réflexions, pas de questions existentielles, pas de comédie loufoque sur la vie quotidienne.

Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « je veux savoir ce qui se passe dans ta vie parce que je m’intéresse à toi »? Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « je suis ton amie, je suis là pour toi, parle-moi »? Qu’est-ce qui est si dur à comprendre dans « on est ensemble, je veux (presque) tout savoir, je veux partager avec toi ta vie »?

J’en ai des amis maintenant. J’ai un chum que j’aime aussi. Je suis présente. Je suis LÀ. Comme je ne l’ai jamais été avant. Mes oreilles sont ouvertes. Comment ça se fait d’abord que j’ai su que mon amie avait eu peur d’avoir un cancer de la peau des semaines après le rendez-vous chez le médecin ? « Pas important » qu’elle m’a dit. Scuse ?!

Comment ça se fait que j’ai eu des tas de relations supposément intimes où on ne se disait rien ? Je n’écoutais pas ce que l’autre disait la moitié du temps et je ne parlais pas. Pas pire, hein, j’avais la paix. L’autre ne demandait pas comment ça va non plus.  Comment ça se fait que j’ai encore des relations supposément intimes qui ressemblent à ça même si j’ai changé ?

Je me demande franchement si ça vaut la peine d’être intéressée si c’est pour avoir l’impression d’achaler le monde, pour me faire dire que c’est pas important, ou, même, si c’est pour écouter du monde parler, chiâler ! pendant des heures et ne pas demander sincèrement comment, moi, je vais. Il y a ça aussi. Il y a du monde qui ne parle pas. Il y a des gens qui n’écoutent pas.

Moi, j’essaie. Maudit que j’essaie. Mais, je ne sais plus si ça vaut la peine. Je trouve ça négatif de ma part. Mais, en quelque part, si quelqu’un ne parle pas, ben, qu’elle s’arrange toute seule. Et si quelqu’un passe son temps à parler d’elle-même sans arrêter deux secondes (tsé le genre de personne qui ne dit pas comment elle se sent, elle fait juste chiâler sur tout, mais elle ne veut rien changer), ben qu’elle ne se demande pas pourquoi je n’écoute plus.

Argh.

Est-ce que ça veut dire que je ne devrais plus parler ? Que ce que je dis n’est pas important ? Comment connaître vraiment quelqu’un si la personne « cache » des choses ? Je ne veux pas tout savoir ni tout dire. Mais, il y a des choses qui sont importantes.

Castor Bricoleur

Il y a des gens qui se sentent toujours concernés par ce qu’on leur raconte. Ils pensent quelque part que c’est leur faute et essaie de trouver des solutions quand ce n’est pas ce qu’on leur demande. Ils pensent que si onleur parle de quelque chose c’est qu’on pense qu’ils ont des solutions à apporter. Ils pensent qu’on leur demande quoi faire ou comment faire.

Étrangement, dans nos paroles, il n’y a pas de questions. Pas de « qu’est-ce que t’en penses ? qu’est-ce que je devrais faire? »

On ne leur demande pas de trouver une solution. On ne leur demande pas de passer la balayeuse, de refaire nos manches, d’aller parler à la personne qui nous donne du trouble. On leur demande d’écouter. Juste ça. Écouter.

Moi, quand je parle à quelqu’un, je ne cherche pas le castor bricoleur. J’en veux pas de solutions. Je suis capable de les trouver toute seule. Laisse faire le castor et ouvre tes oreilles, puise dans ton empathie pour m’écouter.

Sinon, je me ramasse à écouter l’autre personne me radoter des affaires qui ne la concernent pas. Les gens qui disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi on leur raconte quelque chose si ils ne peuvent pas apporter de solutions ne savent pas écouter.

Quand je parle (ou quand j’écris), ce que je veux c’est ventiler, communiquer, partager. Je veux juste dire. Juste ça. Dire, parler. Je ne veux pas que le castor sorte de sa cachette pour me bâtir une galerie. Je veux que le castor écoute.

C’est drôle parce qu’il y a des gens qui ne font même pas le castor bricoleur. Non seulement ils n’offrent pas de solutions (et c’est correct) mais ils n’offrent rien. Pas d’oreille attentive, pas d’empathie, même pas de hmmmm.

Je trouve ça bien difficile de trouver la bonne personne à qui parler.

Moi aussi je fais le castor bricoleur. Habituellement quand je suis tannée d’entendre la personne chiâler. Puis, je me rappelle de me la fermer. Et j’écoute.

Aérer l’angoisse, péter le bouton

It’s break time at work. I decided to log in to write a bit because I miss it. My days are coming and going with not much being new. Lots of work though.

Yesterday I was a bit hysterical. I’m afraid of so many things and I try to keep every fear at bay because I know I have nothing to worry about, no cause for all these fears. But sometimes I get overwhelmed, I worry, I anticipate the worse. Fortunately, my boyfriend listens and reassures me. I only want to vent, to pop the pimple, to barf it out. Event though I know things are great and will continue this way, I have this reflex of fear.

After this pimple popping experience, I was a bit relieved. And we had a great time. There was no chill between us.

We went to breakfast and this street we were walking on has music. Between opening time and closing time of the shops, they play music. It always gives me the impression I’m in a movie or it just puts me in a good mood. So we danced and sang as we walked. Very few people were out and we had the whole street to ourselves for a couple of blocks.

I can’t believe I didn’t know my boyfriend before we met. I wouldn’t be able to not have him in my life. He’s such a great friend and a wonderful boyfriend, being with him is effortless and so much fun.