Sur le sujet de trop en prendre

Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête. L’autre jour, je me disais que oui, peut-être que ça serait une bonne idée de faire du bénévolat chez Revivre.

Euh…j’ai pas le temps. Je travaille 35 heures par semaine, j’ai une heure de lectures/devoirs par jour, je vais au gym 4 fois par semaine. Je veux voir mon chum et mes amis, faire mon ménage…

Pendant presque tout le temps que j’ai vu mon psychiatre, il me demandait si ça m’intéressait. Non. Ça ne m’intéressait pas. Il fallait que je sauve ma peau avant. Que je sois fonctionnelle, que je m’occupe de moi,

Je trouvais que ça me renfoncerait. J’ai fait les groupes de soutien. Il y a des gens qui ne se soignent pas. On est pas super raisonnable quand on a un problème de santé mentale. Les gens savent que c’est une mauvaise idée de boire ou de prendre de la drogue, une très mauvaise idée d’arrêter la médication. Ils le font quand même. Ils ne « savent » pas vraiment. Je trouve ça décourageant même si je comprends ce qui se passe.

Les gens gardent ça secret. Ils ne comprennent pas que c’est ce qui fait que c’est tabou. Ils ne réalisent pas que les gens qui prennent des Smarties, il y en a vraiment beaucoup. S’ils sont jugés c’est que l’autre personne manque d’information ou bien, cette personne-là a pas d’affaire dans leur vie.

Là, je suis rendue au point où je trouve que je serais une mauvaise influence.

Je ne prends plus de médicaments, ça va bien. Ça les encouragerait à laisser leurs propres Smarties. Let’s face it. Les gens qui vont bien avec ou sans leurs pilules, ils ne sont pas dans les groupes de soutien. Je sais, j’y étais.

Bref, je sais pas si c’est une bonne idée même si le psychiatre trouvait que j’étais un « bon exemple ».

Ah les bonnes idées !

Février 2005

Je m’en retourne à Montréal après une fin de semaine mouvementée. Le wagon est empli d’ados de retour d’un weekend en ville et d’étudiants de McGill. Je suis assise avec quatre beaux étudiants mâles, d’ailleurs.

J’ai donné son cadeau à L. Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de temps pour jaser avec les femmes hyperactives, joyeuses et dédiées de l’organisme envers lequel je suis engagée. J’ai encore pris trop de responsabilités avec beaucoup de joie, évidemment. I am very pleased to be doing all of this. Je veux et je vais faire encore plus. Et, ce qu’il y a de bien c’est que j’ai rencontré encore plus de gens extraordinaires dont celle qui s’occupera de la Newsletter et du site web. On a connecté, elle est gentille et je lui ai dit que lorsqu’elle viendrait à Montréal, elle devrait m’appeler !

Je ne sais pas comment je fais pour vivre toute l’année sans ces filles-là. Je retiens mon souffle en attendant de les revoir. C’est ça que je fais. Thank God for emails.

Bien que je n’ai rien écrit hier à ce sujet, j’ai pensé à Patrick 1er toute la fin de semaine. Je suis tellement heureuse de l’avoir re-rencontré. Hier, j’en pleurais, seule dans mon lit, sur mes oreillers doux comme des nuages. Il y a une telle chose qu’un bonheur trop grand pour être contenu à l’intérieur de soi.

Je me sens libérée du poids que je portais pendant toutes les années où j’ai cru que j’avais rendu mes anciens amoureux tous très malheureux. Si Patrick 1er a pris la peine de me téléphoner et de me revoir, de me considérer comme une amie, c’est que je n’étais pas si terrible que je le croyais. J’ai hâte de le revoir.

J’espère ne pas avoir tout inventé et fabulé : son sourire et son rire quand on était ensemble. Et si je n’avais pas vu des signes d’irritation ? Des signes que les gars ont qui veulent dire le contraire de « je te rappelle »? Et si le fait qu’il veuille que je le rappelle est une façon de se désengager?

Je ne pense pas que je serai capable de perdre Patrick 1er en plus de ce que j’ai vécu cette année. Puis, il y a « ce que j’ai vécu cette année ». C’est lourd. Je ne veux pas qu’il ait à porter ça, mon passé récent dont il ne sait rien. J’ai juste envie d’être avec lui. S’il pose des questions, je répondrai. Sinon, on verra au fur et à mesure, je crois. Je ne veux pas qu’il fuie. Comme les autres qui se sont sentis responsables de mon bonheur. Personne ne peut me rendre heureuse sauf moi. Mais, je ne peux pas changer comment les hommes se sentent. Ni les moyens qu’ils prennent pour fuir.

Dix ans se sont passés depuis notre rencontre. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêvais que quelque chose comme ça se produise. Comment se fait-il que mes rêves se réalisent ? Est-ce que je suis récompensée parce que je suis une bonne personne ? Qu’est-ce que j’ai fait de bien ? Je le referais. Je suis tellement chanceuse. Ça m’a pris du temps, mais, j’ai fini par comprendre que j’ai une bonne famille (Maudit que c’est beau et puissant le déni, petit ajout de la rédaction quelque temps après ce billet) et que les amis c’est plus important que le reste. P2 et Val sont mes plus vieux amis et j’estime au plus haut point ma correspondance avec mes deux amies d’Australie et de Nouvelle-Écosse. De plus, je n’irais nulle part sans pouvoir me confier à une de mes collègues au bureau.

Après tout, les amis restent, l’amour passe et repasse et s’en va. Où sont les amants quand les problèmes sont là ? Nowhere in sight. Mes amis ne me jugent pas et m’écoutent et me donnent des bons conseils.

15 juin 2007 As it turned out, I had to live with rule number 4 and then 12. And then 16 : je parle des règles d’Olivia Joules.

Je ne parle plus à Patrick 1er-le nombriliste-fumeur-de-hasch. Eh oui, à ce moment, je ne le savais pas, mais j’ai appris quelques semaines après que c’est un grand consommateur de substances illicites. C’était également une des personnes les plus narcissiques que je connaisse. Finalement, j’ai sacré mon camp ! Mais pas avant d’avoir dormi avec lui (sublime) et d’avoir retesté la marchandise (quelle déception, quelle amère déception !).

En fait, j’ai été tellement triste de sa façon de faire que j’ai préférer « oublier ». Puis, j’ai développé l’idée qu’un gars trop beau, trop centré sur lui-même ne donne du bon service qu’à lui-même. Dommage, il était bien meilleur à 19 ans, avant la drogue, la grosse tête. « Pis, est-ce que t’as aimé ça ? » Euh…la vérité ou… Et voilà une autre preuve que quand je suis très enthousiasmée par quelqu’un ou vice versa, il y a quelque chose de croche. J’ai décroché seulement quand j’ai été capable d’effacer son numéro de téléphone.

Il faut dire qu’un gars qui veut coucher avec toi, après avoir prétendu des dizaines de fois qu’il ne ressent que de l’amitié, après que tu lui ait dit que non, toi, tu ne veux pas parce que (remplir ici avec une histoire d’agression qui resurface) et qui insiste et insiste et cela malgré que TU insistes pour dire que ça va tout changer…Il m’a dit « non, rien ne va changer ». Il n’a rien écouté de ce que j’ai dit. Étrangement, c’est ici que « Oupsydasy », pouf pouf dans la mitte. Je lui ai dit et je me suis dit « Ah ouin, ça va rien changer ? ». On va voir.

Ça a changé que j’ai sacré mon camp et je ne l’ai plus rappelé. Lui, il s’est fait une blonde la semaine d’après et c’est pourquoi ça a pris plusieurs semaines avant qu’il rappelle. Quand il l’a fait, je lui ai dit :

-Tu vois, ça change quelque chose. Parce qu’on n’est plus amis : t’as pas appelé cette semaine-là. Franchement, t’appelles n’importe quand et là, on couche ensemble et pouf, tu disparais ?

-Hein ? Ben non, ça change rien. J’ai une blonde. Silence.

-Ah. Eh bien. Depuis quand ?

-Je l’ai rencontrée la fin de semaine après. Et là, il commence…son nom, son âge (genre vingt ans comme les autres), elle travaille dans un magasin de lingerie et en plein ses tiroirs, il l’a rencontrée sur internet, ça a cliqué tout de suite…blablabla

-As-tu dit à ta blonde que j’existe ? Que je suis ton ex ou qu’on a couché ensemble récemment ?

-Elle a pas besoin de savoir ça.

-Hm. Bon, bien, je pense pas que c’est une bonne idée de continuer à se voir.

Il n’a pas compris ça comme je l’ai dit. Personne ne comprend le concept « Ce n’est pas une bonne idée ». Pour moi, un gars qui parle pas de moi à sa blonde est un gars qui se cache, c’est un gars malhonnête. Patrick 1er est devenu malhonnête dès que c’est lui qui a voulu coucher avec moi, quand je ne voulais plus coucher avec lui. J’avais ENFIN accepté qu’on ne serait jamais rien sauf des amis.

Je l’ai laissé parler, comme je fais avec ma mère. J’ai raccroché. Lorsqu’il a rappelé, il planifiait emménager avec elle. Ça faisait cinq mois qu’ils se connaissaient. Est-ce que j’ai mentionné qu’il a 31 ans et elle, 26 ans max, qu’il travaille de nuit et elle de jour ? Ah, à 26 ans, elle a encore le temps de réaliser qu’elle est sa maîtresse et que sa femme c’est le pot, le hasch, le speed, l’ecstacy, les sorties…

Dire que les gens pensent que je n’ai jamais été naïve. On a qu’à regarder l’année 2005 pour voir combien je l’étais.

Autre note de la rédaction…y’a pas que l’année 2005, ma grande !

J’ai recontré le vrai Père Noël

It turns out that Santa volunteers at the same place I do. Isn’t it cool ? I entered the « mail room » and I gasped, stunned, as I thought « Santaaa?! ». It was him. He is a friend of one of the supervisors and he decided to give a hand with the letters.

I would have thought that after the Christmas letters he would have had enough but no. Hehe. This is the Real Santa (has business cards too), the only Santa affiliated strictly to one shopping centre. The others just wander from one place to the next.

He has a real beard and real white hair, looks solid under his red shirt (he has a blue one underneath) and has a rocky voice. I just wanted to sit in his lap.

I was writing in another room and each time I came into the mail room, I was gaping. He has a nice sense of humor. He even laughed as I was describing my frosting-eating habits I had with an ex-boss. Yeah, some night, I just can’t help but show this side of me (the piggy one).

Since I saw him, well, I’ve been feeling like a 5 year-old again. It seems magic really exists, I can believe again.

Cher Père Noël

Yesterday, I watched a video called « Cher Père Noël » about a village in New Brunswick getting together to answer to Santa letters. It was very moving, I wish I hadn’t worn mascara and I almost sobbed at one point.

I remember when I was working with kids that one year I wrote to Santa asking that things get better in their lives, asking for a better budget, asking for patience, tolerance and mental health. I was around 28 or 29 at the time. I wrote with markers, sent it and forgot about it until last week at the announce that we were going to see that film.

When I was watching it I remembered how badly I wanted to believe in Santa. Even if I stopped believing when I was around 6 or 7 (I always knew somehow that he didn’t exist), I really needed to believe in Santa around 12. I needed to believe that my dreams could come through, that he would be there for me, I just needed to believe in something. I needed help and wasn’t getting any, my life was shit. I had my little sister that was 2 at the time and we all tried to make him come alive.

My mom always needed to believe in the magic of Christmas and she is the one that makes it all happen. We celebrate Valentine’s day, Halloween, Easter, Christmas, birthdays…everything has to be special. I like that about her even if I didn’t understand why she was making such a fuss about things.  I guess that it makes her happy to make things cheery and have a bubble of magic for a day. She likes having people around the table. She really misses me since I decided not to go there anymore.

I remember how Santa was so close to God in my mind and I thought that they were together in the same place and talked things over. Don’t we talk to God when we want things ? We ask for gifts to Santa but when we look inside our hearts, we wish for other things than ipods, computer games, snowboards, etc. We ask for peace, love, happiness…

I know I wish that My Sister comes to her senses. I wish that my mom doesn’t have anything bad when she goes to the doctor’s in a couple of weeks. I wish my favorite colleague stays with me at work for long and I wish for patience, tolerance and lots of courage. I wish my friend finds peace about her mom’s future death and that her grief just follows the « normal » path, that another friend finds in herself some self-esteem and stops thinking about herself through the eyes of others, that my little sister becomes famous and stays away from trouble. I wish for steady work.

I don’t care about ipods, computers, sweaters, more books. I just want to be safe, to be loved, to be heard and be happy.

20h20, chambre d’hôtel

J’ai mal au dos. J’ai eu une journée superbe, j’ai rencontré plein de monde. Le meeting était très intéressant avec une lecture de « Chanda’s secrets » et un spectacle de marionnettes.
J’ai pris une longue marche ce matin avant la rencontre en partant de ma chambre vers 8h. Le meeting étant à 9h30 sur la même rue et étant arrivée à 8h40, j’ai marché et je me suis rendu compte que j’étais dans le quartier chinois. Ce quartier de Toronto est bien différent de celui de Montréal. Les magasins et les restaurants sont petits et situés dans des vieilles maisons, tous sur une grande rue. Autour de cette rue, il y a un quartier plus résidentiel habité par des Asiatiques et des gens majoritairement d’autres cultures.
Ce qui me surprend, c’est de trouver des dépliants, des centres communautaires et d’autres choses en français à Toronto !