Je t’aime, je te déteste

J’ai un peu (beaucoup) de misère avec l’intimité trop rapide. D’un côté, je me sens emportée, incluse, comprise, flattée…de l’autre, ça me rebute.

Je suis toute en contradiction et j’ai bien de la misère à me comprendre là-dedans et à savoir ce que je fais avec ce qui se passe, ce que je ressens et l’autre personne.

Quand elle m’appelait en pleurant, ça me rebutait parce que je me sentais emportée par ses émotions à elle. Je me sentais attachée, prise en otage. Comment veux-tu que je dise à quelqu’un « chus pas intéressée pis je suis en train de souper » ? Comment veux-tu que je laisse ENCORE tomber quelqu’un ?

D’un autre côté, je me disais que si elle m’appelle c’est qu’elle a besoin de moi. Elle veut me parler à moi.

Dès le premier appel, on a foncé dans le tas. Awoye l’intimité rapide, les confidences non nécessaires. Mon cerveau voyait ça comme un crash and burn. Il y avait des drapeaux rouges partout. Il voyait bien que c’était la situation « elle se noie, elle s’accroche à mon cou et on va toutes les deux mourir noyées ». Mon coeur, lui, était tout content ! Une nouvelle amie ! Elle m’aime !

D’un bord, je l’aime; de l’autre bord, je la déteste. Enfin quelqu’un à qui parler; oups j’ai trop dit de choses et elle m’en dit pas mal trop. Yé ! une amie; shit, elle m’appelle encore, ça va durer des heures.

Bref, c’est la même chose qu’en amour. Trop c’est comme pas assez.

Ma tête le sait, elle, que ce que je veux c’est avoir du fun avant que ça devienne heavy, apprendre à connaître l’autre une demi-heure à la fois avant de passer des heures avec. Rencontrer la personne au lieu de parler au téléphone.

Il faut que je laisse ma tête diriger et que je mette des balises mieux que ça. J’ai beau dire mes limites, j’ai pas été super bonne pour les tenir. Avec mon chu ? No 1! Avec mes amies ? Pffrt.

 

Les gens qui m’attirent

Les gens qui m’attirent, genre coup de foudre, genre passion intense…sont des gens qui correspondent à mes patterns et donc, devraient être évités…mais pas nécessairement. Ça dépend où la personne est rendue dans sa vie, si elle a travaillé des affaires. Je ne choisis pas les gens qui ont les particularités suivantes. Ça adonne que même si j’étais dans une foule, je me dirigerais vers quelqu’un qui posséderait une ou plusieurs des éléments suivants :

  • Intense
  • Drôle
  • Vite à faire des confidences
  • Ont du vécu et c’est pas du vécu le fun
  • Parlent beaucoup trop
  • Ont un ou des proches alcooliques ou avec un problème de santé mentale
  • Ont de la misère à s’attacher, mais ils sont dépendants

J’ai besoin de penser plus à ça parce que pour l’instant, c’est juste ça.

Les gens que j’attire

Les gens que j’attire présentement ne sont pas nécessairement comme les gens que j’attirais avant.

Avant, j’attirais les gars non disponibles.J’ai aussi attiré les vieux pets et les grands ténébreux.

En amitié, j’attirais personne, je pense. Probablement parce que je ne voulais pas d’amiEs, les amIs m’intéressaient. Mais, les gars qui se disaient mes amis finissaient toujours par me faire des avances. Non disponibles, c’était pas sérieux.

En ce moment, je ne sais pas qui j’attire comme gars, mais je sais que j’ai choisi mon chum peu importe les abeilles qui essayaient de me butiner (les non disponibles et les vieux pets). Et je ne remarque pas vraiment si j’attire d’autres gars. Eh que c’est relaxant avoir un chum. Pas de questions à se poser sur les autres gars.

En amitié, j’attire les chiâleux, les gens intenses et dramatiques, les gens qui ont besoin d’aide. Les piteux pitous. En général, ils sont soit des rejets ou ils font d’eux-mêmes des rejets. Ils manquent d’estime, sont dépendants, ont des sautes d’humeurs…

Étrangement, avant, les piteux pitous m’attiraient mais ils me rebutent maintenant. Mais, pour ce post, je vais rester avec ceux que j’attire.

Moi aussi j’ai été un piteux pitou. J’ai attiré des sauveurs aussi pendant cette période-là. C’est ça, ça dépend des périodes.

En ce moment, je suis indépendante, je dis ce que je pense, je sais ce que je veux, j’aime passer du temps seule alors j’attire les gens faciles à intimider, à manipuler. Le genre de personne tellement transparente que ça prend une ou deux rencontres et je sais sur quels pitons peser pour qu’elles doutent d’elles-mêmes et qu’elles freakent. C’est pour ça que je ne le fais pas. Mais, je me tanne tellement de faire attention que ça me donne le goût…

C’est le genre de personne qui est susceptible aussi. Il suffit de niaiser pour que ça soit pris au sérieux. Qui calque son comportement ou son humeur sur ma propre humeur. Même si mon humeur ne dépend pas de la personne. Je me ramasse donc avec quelqu’un qui soit force la bonne humeur, soit se tasse et boude quand je suis de mauvaise humeur.

J’attire les victimes. C’est jamais de leur faute, personne les aime, sont sûrs que leur boss aime mieux quelqu’un d’autre et ils passent leur temps à chiâler sur leur famille, leur job, les transports en commun, leur varices, les punaises de lit…et awoye que ça rumine encore et encore. Elles aiment ça, les victimes, rappeler comment elles sont malchanceuses.

Ce sont aussi des champions du déni. Même si c’est écrit gros de même que le gars l’aime pas et ne l’a jamais aimée, elle fonce dans le mur et s’obstine à brailler pour ce que le gars a fait. Si seulement elle ouvrait les yeux, si seulement elle lisait « He’s Just Not That Into You ». Mais, non.

En plus, ce sont des gens qui adorent les drames. Étire la sauce, remets-en, ça finit pus. Tout est compliqué, tout est une source de questionnement, de crises de larmes. L’amie que j’ai flushé ne se rendait pas compte que presque tous ses amis étaient ses ex, que chaque fois qu’elle décidait d’arrêter de parler à un, un autre à qui elle avait arrêté de parler auparavant refaisait surface. Parce qu’elle l’avait appelé. Ex= drames, malentendus, vieilles histoires pas réglées.

Mais, pour l’amie qui est dramatique mais qui ne vit pas dans le drame, ça va.

C’est pas pour rien que je manque d’énergie après peu de temps passé avec eux. Avant, je les trouvais amusants, entertaining. Maintenant, je les trouve immatures émotionnellement, épuisants, plattes et je leur souhaite un bon thérapeute !

Maudit boomerang

Yesterday I did something that I am not quite sure is okay. I went at his place again even if I had said I wouldn’t. I guess his words lured me. Magical spell perhaps ? Something along the lines of « I’ll always be there, my door is always open, I won’t touch you… » Effective spell if there is one.

I have been feeling distraught, alone with my sorrow and my ugly memories. Knowing my secrets certainly gives him power. I still have to justify resisting him but all in all, he lets me be. Last night he cuddled me while I cried my eyes out. I felt secure enough to let myself go. My tears soaked the pillow, I could feel my eyes swelling. This morning I probably looked terrible but as always, he was charming.

It must be difficult for him to have me there and having me resist his moves. Two weeks ago it was easier for me. But right now, I can’t handle kissing or touching. Hugging is somewhat okay as long as his hands don’t move to low (my ass) or in front (my chest) or…almost anywhere !!

I’m grateful that I could cry freely last night. I know he doesn’t quite understand, he vaguely knows what I had to go through but he doesn’t grasp how much having someone touch me or kissing me revolts me and frightens me. I jumped out of my skin a couple of times and had nightmares. I can’t even touch him.

Thinking everything is always my fault prevents me from letting myself go. And if I talk about it I feel it’s even more my fault than when it’s all in my head. I could pretend nothing happened but it all comes back when I have to talk about it in therapy. And down comes the despair, the heaviness. This weekend I have done less than half of the things I intended to do. I feel so tired, exhausted. I slept almost around the clock on saturday and I napped on the couch this afternoon.

Everything being my fault prevents me from touching him and thinking things can be possible. I just see everything happening again and again and again.

Crying was good but it feels heavy, I feel sick. I wish I could curl up on my couch and sleep for months, drool falling on my pillow, oblivious to everything while I get repaired.

What If

I keep thinking about it. I keep thinking about all the « what ifs ».

That’s the thing ! We talked last night and everything was better. But now I keep thinking about the « what if » possibility that I fall in love with him and want a kid with him. He’s so nice, and lovable. I feel better when he’s there. I always looked at him like the dad I would have wanted. Now I have to look at him differently and I need time to adjust.

Before he invited me to go on a motorcycle ride, I never thought he was interested. I always viewed him as the guy I work with, a bit macho, likes to kid around. I didn’t think that there could be more. I thought he looked hot sometimes, not all the time, but his arms, shoulders and hands, his height. It all made me want to cuddle. I didn’t think further than that.

I pushed him away for a long time. Now, I do want him there but I’m not sure it’s a good idea (c’était pas une bonne idée), I’m not sure it can work (nope). What if I love him and, as usual, I can’t say it and he goes away  (je ne me suis pas rendue là, je n’ai même pas pensé que je l’aimais) ? What if he dies ? What if he loves me more than I do (C’est ce qui est arrivé) ? What if I can’t love him ? What if he leaves me when I need him ? What if he doesn’t understand that I’m not ready (il n’a effectivement pas compris) ?

What if it works ? What if I do fall in love with him and him with me ? What if…

He’s 55. He’s going to stop working soon and will want to travel. I’m not stopping for at least 30 years. I don’t travel. He doesn’t want to live with his girlfriend. But what if I want to live with my boyfriend ? I would like to eventually.

Plus, the main reason I like having someone in my life, the only reason in fact, is affection. I like being held, cuddled, sleep with someone. I take comfort in the other’s presence. I don’t want pressure to perform or conform.

I know sex is going to happen if I see him. I’m so attracted. Damn. (C’était temporaire, l’attirance a pas mal fait place au dégoût, le gars me rappelait trop mon père et la première fois que je suis allée chez lui, j’ai senti une odeur de grand-père. Brrr. Très dérangeant.)