Quelle est ma plus grande source de stress?

Pas compliqué, ma plus grande source de stress c’est moi. Je suis consciente que ce n’est pas ce que je suis supposée dire. Je devrais dire : c’est mon boss, c’est le monde dans le métro, c’est ma job. Mais, moi, je sais que c’est notre attitude envers ce qui cause notre stress qui est le problème.

Mon chum qui ne passe pas la balayeuse quand JE veux. Mon chum n’est pas la source de mon stress. C’est voir les poils de chat partout et savoir que c’est mon chum qui doit passer la balayeuse parce que c’est sa tâche à lui. Je pourrais la passer moi-même mais ça m’enragerait encore plus.

Ma job. Ma job est stressante. Il y a un millier de choses à faire en même temps, plusieurs dossiers en même temps, de l’entretien, des solutions à trouver, etc. C’est MOI qui m’impose un rythme infernal. MOI, qui essaie de tout faire en même temps. Et quand j’apprends quelque chose de nouveau ? Ben, JE pense qu’il faut que je sache tout tout de suite.

J’ai décidé que vu que je ne travaillais plus, même si je lis mes emails de la job, je ne regarde pas ce que ma collègue fait ou comment elle répond aux problèmes. Je laisse aller.

Être à la maison avec des jours où je ne peux pas aller dehors, c’est dur. Il y a des jours où je peux presque rien faire. Je suis le genre à faire un million d’affaires même si je suis malade. Ben là, je me repose.

Quand je suis stressée, je suis plus étourdie. Faque je relaxe !

Publicités

Lundi reconnaissant

  1. Mon rhume va finir par passer.
  2. Il restait des crêpes pour déjeuner ce matin.
  3. Mon souper d’hier était super bon.
  4. J’ai été deux fois dehors en fin de semaine.
  5. Il faisait soleil !
  6. Je suis reconnaissante d’avoir mon chum. Si j’étais célibataire, ça serait pas mal rough toute seule dans la maison. Toute seule pour tout faire et personne pour aller chez le docteur, pour aller marcher…
  7. Si j’étais célibataire et enceinte, je n’aurais personne pour peinturer la chambre.
  8. Encore une semaine en arrêt de travail.
  9. J’ai pu faire plusieurs desserts sans cuisson depuis la semaine passée, tous bons et ça me divertit.
  10. Grâce à IMDB, j’ai découvert d’autres séries. Ça me divertit pendant que je suis à la maison.
  11. Il reste juste 10 semaines et quelques avant qu’on lui voit la bette à ce bébé-là.

Lundi reconnaissant

  1. Il me reste 3 jours de convalescence.
  2. C’est MOI qui décide qui fait partie de ma liste d’amis Facebook et je peux enlever qui je veux. Je viens de recevoir un message de quelqu’un qui me demande pourquoi je l’ai enlevé de ma liste d’amis. Parce que. Je ne suis pas obligée de garder tous les gens que j’ai connu dans ma vie sur ma liste. J’aime savoir ce qui se passe chez ceux qui sont encore sur ma liste mais, il y a des gens dont les statuts me donnent envie de vomir encore plus que mes vertiges. Ça serait un point positif si j’étais anorexique.
  3. Je viens du café et j’ai été capable de m’y rendre et de revenir sans me tenir nulle part.
  4. J’ai passé une demie-heure avec J. et c’était bien agréable.
  5. Repérer de la musique de Noël et de la musique du monde sur Grooveshark. Playlists Musique du monde et Noël.
  6. Manger des balais de marshmallows au chocolat.
  7. Acheter des p’tits savons Lucia. Hmmmm.
  8. Déballer mon savon à la lavande qui parfume la salle de bain en ce moment. Je l’ai acheté chez Histoire de Bulles à Lévis quand j’étais en voyage à Québec.
  9. J’ai restreint ma liste d’invités pour Noël. Je peux faire ça, c’est mon party.
  10. On s’est tapé un festival Indiana Jones, hier. Jusqu’à ce que mes fesses fassent mal d’être assise et que ma mâchoire craque à force de bailler.
  11. Se coucher de bonne heure. Wow.
  12. Avoir un chum qui prend soin de moi : fait réchauffer l’eau pour mon thé, transporte mon ordi (ce qui évite que je le crisse par terre parce que je suis étourdie), qui prépare le souper, qui me colle, qui fait mon café, qui attache mes souliers (pus capable de me pencher ben ben), qui m’emmène en promenade (pas de laisse)… J’en profite, je ne serai pas toujours malade et enceinte !
  13. Être l’humaine d’un chat qui change ses habitudes de sommeil pour se conformer à mes nouvelles positions et heures de sommeil. Habituellement, je dors plus sur le côté droit, mon chat se plaçait donc à droite. Vu que je dors plus souvent sur le côté gauche, il s’est mis à dormir sur mon côté gauche et il se trouve entre mon chum et moi. Pas mal drôle. Depuis que je suis à la maison, il est toujours collé sur moi quand je suis au lit que ce soit le matin, l’après-midi ou le soir.
  14. J’ai manqué un party de retraite à la job. Ça paraît sans coeur, mais, j’aime pas les fêtes au travail.
  15. Ce qui m’amène au point 15, pas de party de Noël à la job pour moi cette année ! Je me trouve bonne d’avoir fait ce que j’avais dit que je ferais : dire non au party de Noël platte où je ne pourrais presque rien manger au coût de 30$.
  16. Ah oui, hey, trouver sur internet la conjugaison du verbe se placer sans avoir à ouvrir mon Besherelle.

Neuronite vestibulaire

Je suis en arrêt de travail pour une semaine. Ma collègue qui avait suggéré une labyrinthite n’était pas loin…

Ça a commencé avant 10h avant-hier et ça s’est aggravé au point que j’appelle Info Santé. À quel point des étourdissements ne sont-ils plus normaux ? J’ai été à Saint-Luc vers 14h avec mon chum (je ne pouvais pas marcher toute seule) qui m’a mise dans une chaise roulante (encore plus mal au coeur…). Je ne voyais plus bien tellement ça tournait. Je me sentais tellement pas bien et j’ai fini par vomir. En public. Pis je me suis mise à brailler. En public. La honte.

L’infirmière au triage nous a dit que vu que je suis enceinte, il faut aller aux accouchements. Rendus là, on se fait dire que ce n’est pas une urgence et que je dois aller à mon hôpital. Équipée de mon petit sac en plastique, et de mon chum qui me tenait fermement, je suis retournée dehors pour prendre le métro et l’autobus. Après avoir vomi, j’avais moins mal au coeur, mais j’avais mal à la tête. Mais, le métro et l’autobus se sont chargés de faire réapparaître la nausée.

Au moins, rendue à l’unité familiale des naissances de l’hôpital, on m’a mise dans une salle sur un lit et on m’a branchée au moniteur pour entendre le coeur du bébé et voir si j’avais des contractions. Je me suis rendue compte que le bébé était un futur danseur de claquettes ! Allongée sur un lit, pas le choix de me rendre compte de tous ses mouvements. Mon chum riait parce qu’il avait l’impression que le bébé essayait de lui parler (quand le bébé bougeait, on entendait du bruit dans le moniteur).

On m’a apporté un souper que j’ai donné à mon chum. Tout ce que je voulais c’était de la soupe Lipton, des clémentines et des crackers. Mon chum m’a acheté 8 paquets de biscuits soda et ça a fait la job. J’ai dormi, j’ai eu des prises de sang. Tout était normal donc cle problème n’était pas la grossesse ou le bébé. La docteur a décidé de me garder en observation pour la nuit et l’interniste me verrait le matin.

Mon chum est retourné à la maison. Je me sentais pas mal seule, mais, je savais qu’il reviendrait le lendemain. Couverte d’un petit drap et de mon manteau, j’ai dormi. Toute habillée.

Une fois, une infirmière est venue me voir pour me dire que j’allais être déplacée dans une chambre quand une se libérerait et j’ai crié. J’ai dû faire assez peur à l’autre patiente ! J’ai eu peur, je pense qu’elle m’avait touché avant de me parler. J’ai sursauté et crié comme une fille ! J’ai pas mal ri après et elle aussi.

Finalement, vers minuit, une autre infirmière est venue me chercher et j’ai eu une chambre à moi toute seule. Elle a déplié une couverte et je me suis couchée.

J’avais tellement hâte de brosser mes dents, d’avoir d’autre linge. Je me suis réveillée plusieurs fois et éventuellement, je me suis dit que ça devait être le matin. Je n’avais pas une fenêtre dans ma chambre, un gros meuble la cachait, je pense, mais je voyais la lumière de dehors en haut du meuble. Il était 6h30. J’ai appelé mon chum qui m’a dit qu’il n’allait pas travailler.

Juste au moment où je commençais à déjeuner, il est arrivé avec : ma brosse à dents, ma crème pour le visage, mon déodo, mes pansements pour mon bobo, des fruits coupés, des craquelins, mes vitamines. Mon héro. Il a partagé mon déjeuner, fait des sudoku…

Le docteur a fini par venir me voir et il a diagnostiqué une neuronite vestibulaire. Déjà, ça allait mieux que le jour d’avant, mais, c’était pas fort. Après le dîner, que j’ai aussi partagé avec mon chum, on a été libérés ! J’avais assez hâte d’être chez moi, en pyjama, prendre une douche, coller mon chat. J’ai quand même pris une marche avec mon chum pour aller à l’épicerie (première fois que mon chum me laisse le chariot vu que ça faisait une marchette), au Jean Coutu pour aller chercher des Gravol, au café pour acheter leurs nouveaux fudges, puis à la maison. L’air frais, ça fait du bien.

J’ai été tellement bien traitée à l’hôpital. Je me suis sentie en sécurité, je me suis reposée, tout le monde était gentil. Le docteur était relax. La bouffe était très correcte et il y en avait beaucoup. Je ne sais pas qui est capable de manger une soupe, du ragoût de boeuf, des biscuits soda, du dessert, du jus, du lait et du thé, mais c’est pas moi ! Faut dire qu’on m’avait envoyé les repas riches en protéines.

Là, je suis en pyjama, celui que mon beau-père m’a donné au shower.Très confo. Dans mon lit avec le laptop, ma revue Food Network, deux clémentines, le magazine Jobboom. J’ai fait la vaisselle et parti une brassée de linge. Mais, je suis fatiguée et ma tête tourne un peu. Je lis mes courriels de la job, j’ai dit à ma collègue ce qu’elle devait compléter que je n’avais pas terminé.

Je peux voir dehors la neige qui est tombée. D’habitude, je fais la folle quand il neige, mais là…je veux pas tomber ! Mon corps m’a pas rendue vraiment malade, mais m’a fait pogner un virus qui me force à bouger lentement et à pas trop en faire. Si c’est pas un message ça…

 

Le Spling dans les talons

15 août 2006

Rien de mieux pour remettre à l’endroit que des citations tirées d’un livre !

Mon spling est bien bas depuis un certain temps. En effaçant et relisant mes anciens blogues, je me suis dit que oui, je faisais une maudite bonne job et que oui, j’avais l’air d’aimer ça beaucoup.

Je suis en arrêt de travail parce que, justement, j’aime trop mon travail, je prends ça trop à coeur. J’aime mes clients, je voudrais que tout le monde soit content. Même mon assistante qui mérite la bastonnade. J’ai bien de la misère à gérer comment je me sens et mon manque d’énergie là-dedans. Je n’ai jamais été faite pour gérer du personnel, je crois. Je suis lion et suprême. Mais, aussi incroyable que ça soit, je suis meilleure à avoir des idées qu’à les appliquer et à les gérer. J’aime être en arrière de mon bureau, à faire mes affaires sans être dérangée. J’aime avoir des idées, en parler, puis établir la façon que ça va marcher. Mais, il faut que ça soit les autres qui appliquent la procédure. C’est pas évident.

Bon assez pour aujourd’hui. Je rajouterai seulement que mes réflexions, depuis février, m’ont amenées loin des enfants. J’adore les enfants. Mais, je n’en veux plus. Il semble que chaque fois que j’en veux c’est parce que la personne avec qui je suis en veut. Mais, moi ? Moi, je n’ai pas l’énergie et le vrai désir d’en avoir. C’est pire que la peur, c’est avoir la chienne de ne plus avoir de vie, d’énergie, de parcelle de soi qui nous appartient. Et je ne crois pas que ce soit criminel de ne pas en vouloir.

Arrêt de travail jour X

Août 2005

Soupir.
Je suis à la Grande bibliothèque. Tout le monde est concentré sur son ordi. certains s’impatientent et je ne peux pas comprendre pourquoi. est-ce que c’est mon âme de sauveuse qui fait que je veux me lever et les aider ? Est-ce que c’est juste parce que quand je suis dans une bibliothèque, je me sens toujours comme si je travaillais à cet endroit-là ?

Depuis que je suis entrée dans une bibliothèque pour la première fois quand j’étais petite, je me suis sentie comme si j’en faisais partie. À moitié invisible et étrangement lumineusement visible. À la maison en quelque sorte. Les bibliothèques, les librairies, les lieux livresques font partie de moi ou moi je fais partie de ces lieux. Je peux m’installer et disparaître ou je peux circuler et on pense que j’y travaille. Du coup j’enseigne aux gens comment fonctionne l’auto-prêt ou comment sont classés les livres…

Ça fait je ne sais pas combien de temps que je regarde les offres d’emplois aujourd’hui. Rien dans mon domaine.

La semaine prochaine, je retourne au travail. La nuit passée, je n’ai presque pas dormi et ce matin, je me suis réveillée anxieuse et sale.

1h30 du matin

20 août 2005

Il est 1h30 du matin et je ne dors pas. Je viens de finir d’écouter les derniers épisodes de la série « Dead like me » sur mon portable.

J’ai mal à la tête et je ne m’endors pas vraiment. Je peux entendre les voitures sur la rue *** et sur ***. À 1h30, je devrais tomber de fatigue, moi qui doit dormir 10h par nuit et qui doit faire des siestes depuis que je suis en arrêt de travail.

Aujourd’hui, je somnolais quand ma petite soeur m’a appelée pour aller prendre un café. On est allé chez Juliette et Chocolat. J’aime passer du temps avec ma soeur, elle est simple et pleine d’humour. Je n’ai pas à me casser la tête avec elle. Je n’ai pas à me demander si je dis la bonne chose, si je la fâche. Je suis moi-même. Par contre, il y a des choses que je ne dis pas. Je ne voudrais pas lui faire de peine.

Entre le café, la bouquinerie, sur Ste-Catherine, Omer De Serres et la Grande Biliothèque, j’ai eu le temps de penser à ne pas lui parler de mes séances de thérapie.

J’ai l’impression d’être un casse-tête de ciel bleu, juste du ciel bleu. C’est difficile faire le ciel. Mais, plus ça va, à force d’essayer, les morceaux s’assemblent. Mais, j’arrive pas à faire de deuil. J’ai à faire le deuil d’un travail qui me stresse au boutte et qu’il faudrait que je laisse parce que c’est un milieu de travail qui ne me convient pas. Il faut que je fasse le deuil de mes abus, mais j’y arrive pas. Je ne pleure pas.

Mais, je fais des maudites belles toiles. Ma dernière orangée est pleine de feu et de douleur et la bleue est pleine de peine. Je me trouve bonne. Mais, je ne pleure pas, je passe tout dans mes toiles. Et je vais à la bibliothèque, je lis, je lis, je lis, je lis. Comme si ça pouvait sauver mon âme. Est-ce que mon âme a besoin d’être sauvée, Monsieur le curé ?

Est-ce que c’est ma faute si je prends ma job et les autres trop à coeur ? Si je m’investis trop ? Est-ce que c’est ma faute si j’ai été agressée ? Est-ce que c’est ma faute si mon père est un salaud, si mon autre Soeur s’est presque fait violer par mon père parce que les deux étaient trop saouls ? Est-ce que c’est ma faute si mes parents sont alcoolos et que mon père est malheureux ? Maudits patterns.

Je suis assez chanceuse d’avoir rencontré un homme qui a de l’allure, il faut pas que je gâche ça.