Meh

I guess I have been feeling anxious, a bit restless.

Last night I had to put a bandage after all. I slept badly but I don’t know why. We have a new ventilator so the room is cool and comfy. Everything in my life is going well, no major dramas.

Maybe I’m anxious about the pregnancy and the future effects it will have. For example :

  • I don’t like my sister and she doesn’t like me. Is she going to make it difficult for my child ? Will she be able to act correctly in front of him or her ?
  • Will I be able to trust my alcoholic mom with the baby ?
  • I don’t have friends with kids. Who am I going to talk to about whatever is going on ? I plan on registering for mommy and me playgroups and cardio poussettes but it’s not the same.
  • Will I be able to take care of the baby ? Is my vision too romantic ? I am sure my vision of what it is like with a child is not romantic, it’s more really cynic and realist.
  • Will I be able to keep my cool or will I become like my parents and yell ?
  • I am afraid I will miscarry or that something might happen or that the baby is sick.

It goes on and on.

I hope it goes away. Since I have noone to talk to about this except my boyfriend, I feel lonely. I need some mommy friends I think.

 

Pognage de nerfs

C’est le temps d’un autre pognage de nerfs commandité par les cellulaires Fido.

Il est présentement 6:10, samedi matin. Qu’est-ce que je fais debout ? Eh bien…

Mon chum est sorti hier soir pour aller voir et entendre son ami faire du rap au Jupiter Room. À 5h du matin, quand le chat m’a réveillée (le chat pense que si on ne se réveille pas à 5h, on va être en retard au travail ou on est mort), mon chum n’était toujours pas rentré.

J’étais fatiguée, j’ai bien dormi et j’aurais bien continué à dormir…sauf que.

  • Mon chum n’a pas appelé pour dire qu’il ne rentrait pas.
  • Il n’est jamais « pas rentré ».
  • Il a un cellulaire.
  • Il laisse son cell ouvert au cas où j’ai besoin de l’appeler.
  • Il m’a dit qu’il laissait son écouteur dans son oreille pour être sûr d’entendre si j’appelle.
  • Il est 5h du matiiiiiin !!!! Où est-ce qu’il est ?!

Bref, c’est vraiment un argument de masse pour ne pas avoir de chum. Je sacre depuis que je suis réveillée. Je l’ai appelé trois fois et je pogne la boîte vocale.

Quand je me suis réveillée, je me suis dit que c’était pas grave et qu’il y avait sûrement des bonnes raisons

  • Le party n’est pas fini
  • Il revient en métro (le métro repart à 5h) et il n’entend pas son cell
  • Il revient à pied du Jupiter Room, ça prend du temps
  • Son esti de cell est encore mort
  • Il ne voulait pas me déranger pendant que je dors même s’il sait que je vais me faire des scénarios catastrophes digne de devenir des films
  • Comme d’habitude, il « n’y a pas pensé » soit à recharger son cell, soit à m’appeler ou il n’a pas vu l’heure.

Les scénarios catastrophes :

  • Il est dans un fossé quelque part (même s’il n’y a pas de fossé au centre-ville).
  • Un Blood ou un Crips n’a pas aimé son manteau rouge et il s’est fait tirer dessus.
  • Il a rencontré une autre fille et il a été incapable de résister alors il est allé chez elle.
  • La sortie était un prétexte pour aller revoir so ex, M., dont il a eu des nouvelles la semaine dernière.
  • En revenant, un char l’a renversé.
  • Il y a eu une fusillade au Jupiter Room.
  • Il a pris de la drogue et il est évaché quelque part en attendant que ça passe.
  • Il s’est fait violé par un rapper gay et il est dans un fossé quelque part.
  • Une fille lui a mis de la drogue du viol dans son verre et il est amnésique dans une chambre d’hôtel quelque part, perdu.
  • Il a tellement dansé que son cell est tombé de sa poche, s’est fracassé un mille miettes et il n’a vu aucun téléphone public, personne n’avait de cellulaire et s’il est chez quelqu’un, la personne n’a même pas de téléphone terrestre.
  • Il s’est fait ramasser par la police dans une descente.
  • Il est un otage parce qu’un fou est rentré au Jupiter Room et a décidé d’enfermer tout le monde pour obtenir une grosse somme des maisons de disque ou des gérants d’artistes.

Re-bref, mon chum est tellement dans la marde présentement. J’hésite à faire comme si tout était beau ou à lui arracher la tête quand il va arriver. À quoi ça sert, esti, d’avoir un cellulaire si t’es pas foutu d’appeler le monde avec et si tu réponds pas ?!

Update :

J’ai appelé mon chum deux fois de suite, je me suis dit que si le téléphone était ouvert, il finirait bien par l’entendre, ciboire.

Il vient d’appeler. Son excuse ? Il est chez son ami rapper, il attendait que je me lève pour m’appeler. Mais, il est tombé endormi. Eux autres, ils se demandaient qui appelait à 7h du matin. DUH.

Allô?! Il ne voulait pas me réveiller. Ben, trop tard.

Je vais commencer ma journée, moé. Je vais faire du ménage, manger et je vais aller voir ailleurs si j’y suis pour faire mes devoirs et je vais aller me défouler au gym. ?&&%$$ Merci d’avoir enfin appelé, mon amour.

La Grippe !! La Grippe !! OHMONDOUX !! LAGRIIIIPPEEEEE!!!

La grippe par ci, la grippe par là…

Après les mesures d’urgence au travail, les bulletins de nouvelles, les rumeurs…le Guide Autosoins du Gouvernement du Québec.

Revenez-en de la grippe. Si vous frenchez pas tout ce qui bouge, flattez pas tout ce qui morve, lavez vos mains, vous en aurez pas de problèmes. On vit pas dans le tiers-monde, on vit en Amérique du Nord. Il y a de l’eau propre et du savon à tous les cinq pas et, maintenant, du Purell sur tous les comptoirs, près de tous les ascenseurs, en entrant dans tous les bâtiments…sont à veille de faire du linge à base de Purell et d’en mettre dans la poutine ! Arrêtez de tousser dans la face du monde, de cracher par terre et de penser qu’il suffit de vous essuyer les mains sur vos pantalons pour que ça les nettoient, pis y’en aura pas de problème.

Ça va faire ! Oui, vous allez en crever de la grippe ou être ben ben malade si vous êtes un enfant avec un système immunitaire en formation, si vous êtes une personne âgée affaiblie, si vous avez déjà un système immunitaire compromis par la maladie (cancer, hépatite etc.) ou le HIV.

À part ça, inquiétez-vous plus de tomber dans les escaliers, traverser la rue sans regarder et de pogner des Infections Transmises Sexuellement à cause de vos pratiques sexuelles non protégées. Tout ça est pas mal plus dangereux que la grippe !

Maudit que j’aimerais que le monde capote de même pour la chlamydia, l’herpès, le VPH, la gonorrhée, la syphilis et, pourquoi pas, l’eczéma et l’asthme. Peut-être qu’on se rendrait quelque part, ciboire !

6:51 du matin

J’ai décidé d’ouvrir mes cahiers qui datent d’avant mon diagnostic. Peut-être que je vais voir quelque chose, découvrir des souvenirs que j’ai oublié. En tout cas, on peut voir que je n’écrivais pas super bien…J’ai laissé les tournures de phrases et les fautes. C’est pas mal dramatique et intense. Je me tape moi-même sur les nerfs.

J’ai même gardé les couleurs…

30 décembre 1991

Samedi, ça faisait deux semaines que D. et moi on sort ensemble. Il est arrivé un peu vers 13 heures et il est parti à 4:30 du matin.

Je ne me suis jamais sentie aussi bien avec quelqu’un. Surtout un gars. Je ne me sens pas en danger pour une fois.

Je l’aime plus que tout. Je sais que ce sera la mort qui nous sépareras. Depuis quelques temps, je suis encore plus accablée par des pressentiments. Personne ne m’empêcheras de me tuer s’il meurt. Je ne peux en parler, parce que les gens me croiront folle. J’ai tellement peur. Je l’aime. Et c’est avec lui que je veux vivre. Des fois, j’ai des flashs. Il avait une main sur mon ventre et c’est arrivé dans ma tête : « Ça va être beau avoir un enfant avec lui. » Seulement l’enfant me garderas en vie.

Je vis dans un rêve merveilleux quand il est là. Je ne me sens pas bien loin de lui. Je suis très inquiète. Je ne veux pas qu’il meure, moi! Il ne m’a pas sauvé la vie pour que je le perde. C’est un cauchemar quand j’ai mes maudits pressentiments !

J’y pense et j’en pleure. J’ai trouvé quelqu’un qui m’aime et que j’aime. C’est vrai cette fois. Je ne survivrai pas à sa mort. Ou je ferai une de ces dépressions…

J’ai besoin de lui. Il m’a tirée du trou, je ne le vois plus. D. est ma raison de vivre. On prend notre temps. C’est merveilleux de sortir avec lui. On n’aime pas le téléphone mais je n’aurai pas le choix de lui parler par ce moyen. Pas longtemps mais ça va me rassurer. Si je ne le vois pas pendant quatre jours on dirait que ça fait une semaine. Dans ma tête, dans mon coeur, ça fait un an que je sors avec lui. On allait à la même école que moi, au primaire. En plus, il est déjà venu chez moi avec B. D. se rappelle exactement de moi et se souviens que, déjà, à cette époque, j’avais « quelque chose de spécial ». On s’est perdus au secondaire. Rendus à la polyvalente, il ne m’a pas parlé mais savait qui j’étais. Moi, si on me demandais si je connaissais D.L., ça me disais quelque chose.

Le pire c’est que je le voyais souvent dans les corridors, à l’école. À chaque fois, c’était comme si son image me sautait à la figure. Je le remarquait où qu’il soie. Ça n’est jamais allé plus loin jusqu’à temps que ma soeur m’emmène au Lights, quand j’étais au fond du trou. Quand j’ai vu D. j’ai tout de suite reconnu le gars que j’avais si souvent vu. 2 semaines après on sortait ensemble.

Je le crois quand il dit qu’il m’aime. Ses gestes parlent d’eux-mêmes. Quand il voit que je suis fatiguée et qu’il me carresse le visage et les cheveux pour que je m’endorme. Quand il m’enveloppe de ses bras et qu’il me serre. Je peux sentir qu’il a besoin de moi, autant que j’ai besoin de lui. On n’a pas fait l’amour encore et c’est tant mieux. On s’embrasse, on se tiens les mains, on parle aussi. Pour une fois, je communique avec mon chum. Même si le physique est très important, le sexe n’est pas essentiel. Sauf qu’il me rend complètement folle quand il m’embrasse, surtout dans le cou. On a le temps, finalement. J’ai dû me faire des peurs, peut-être…Mais, il fait soleil et je pense que prendre mon temps, avec D., c’est sans doute, la décision la plus sage.

Ça fait mal d'attendre

20 mai 2008

My therapist commented on how waiting seems to be painful to me. She’s right.

When waiting fro a reply to an email, a phone call or any kind of response from someone I’m in a painful limbo where I imagine everything that can go wrong.

I feel squiched in my thoracic cage, my heart throbbing in my throat. It’s difficult to wait to be acknowledge.

I decided to master the phone by not calling and not answering. I rarely give my number so it’s less painful. But emails are still the mind killer. Every damn time I’m in a swirl of anxiety. Let go, let go, let go.

Expect nothing in return like the first time and just let go.

Fini

10 mai 2007

De Ma Soeur : Salut, j’espère que tu vas bien… Je voulais juste te dire que pour la fête des mères, je ne serai pas chez ta marraine, donc, ne te gêne pas pour y aller si jamais tu ne voulais pas y aller à cause que tu ne voulais pas me voir… Bonne journée

De moi  : Salut, Je vois que tu es consciente que j’évite les rencontres familiales. Si un jour, tu veux savoir pourquoi, on en parlera. Mais, je préfère les discussions calmes et adultes. La vérité n’est jamais facile.

De Ma Soeur : Salut encore, Je me doute bien que tu ne viens pas dans la famille à cause de moi, même si maman est certaine que c’est à cause d’elle… Petite soeur aussi et Bob, lui, il laisse passer. Par contre, puisque nous n’avons jamais su se comprendre, et que chacune de notre côté on est sûre de notre vérité sur l’autre, peut-être que ça ne vaut même pas la peine que je te demande ce que tu as à me reprocher. Peut-être qu’on se reparlera sur notre lit de mort ! Bref, maman en souffre et je sais que ça lui ferait plaisir que tu sois là pour la fête des mères. Tout ce que je voulais te dire c’est que je n’y serai pas.
Sortons les violons ici. Se joue un drame à grand déploiement…

Envoyé à Ma Soeur, ma mère, son chum et à ma petite soeur.
Eh bien,
je vois que tu n’as pas l’intention de résoudre ce très vieux problème qu’est notre non-relation. Pour ma part, je n’ai qu’une vie à vivre et rendue sur mon lit de mort, je vais avoir d’autre monde à voir. Je ne vais pas attendre au jour de ma mort pour passer à autre chose.

C’est effectivement parce que je n’endure plus les humiliations que tu m’infliges quand tu bois et même quand tu es à jeun que je ne vais plus dans les rencontres familiales. Je suis tellement en colère que je pourrais être méchante et me laisser aller. J’aime mieux garder ma dignité et ma santé mentale alors j’aime mieux rester « loin des yeux loin du coeur ». Ce n’est pas à cause de maman, ni à cause de petite soeur ni à cause de Bob. Je leur ai déjà dit. Quand on préfère penser que c’est sa faute plutôt que d’en parler c’est que c’est plus facile de se fermer les yeux. J’ai tenté de parler, d’établir un dialogue, ça n’a pas fonctionné.

Je n’en peux plus des rapports familiaux vides alors que je vois bien que vous n’êtes pas bien. Une souffre d’anxiété et de phobie sociale. Maman m’a confié un secret et refuse d’élaborer alors qu’il le faudrait. Et toi…que dire de plus sur toi ? Rien n’a été fait pour qu’on s’entende bien et que nos problèmes se règlent. Tu as raison on ne s’est jamais entendue alors qu’on aurait pu. Et Bob est Bob. Je pense qu’il évolue à son rythme. Je ne sais pas comment il fait mais il tient la route et il avance. Je me sens malade quand vous buvez. Je me sens mal à l’aise quand on parle de rien, quand on se demande comment ça va mais qu’on écoute pas. J’ai besoin de plus que ça comme famille et ça fait tellement longtemps que je sais que ma famille ne va pas bien, que ma famille est tout croche. Moi, je ne peux rien faire pour vous autres et tout ce que j’ai pu faire pour moi, pour aller mieux c’est d’arrêter de te voir Ma Soeur et de ne plus aller dans les rencontres familiales.

Oui, je me sens mieux. Triste mais mieux. Je dois faire le deuil de ma famille idéale, de celle que je voudrais : du monde capable de dire les vraies affaires, capables de se parler avec franchise sans boire, capables d’affronter le bon comme le pire avec honnêteté, qui se respectent entre eux autres, qui se regardent dans le miroir, qui respectent que j’ai des émotions et que oui, des fois, je suis déprimée et que d’autres fois, je suis de bonne humeur. Je n’en peux plus des secrets de famille. Je n’en peux plus du manque de support quand je vis quelque chose de grave. Je n’en peux plus de votre colère, de votre tristesse. Je n’en peux plus de parler de fleurs et de bouffe alors qu’à l’intérieur de vous je sais qu’il y a autre chose et que vous paraîssez tendus. C’est inacceptable de fermer les yeux sur la souffrance des membres de sa famille. J’ai ouvert les yeux sur la vôtre souvent pour me faire dire que vous ne voulez pas en parler. J’ai voulu parler de la mienne pour me faire dire que vous n’avez pas le temps ou pour recevoir de la colère de la culpabilité ou pire, le silence. J’ai fini de me sentir coupable, malade, enfermée.

On ne choisit pas la famille dans laquelle on naît, c’est vrai. Mais, on peut s’en choisir une autre. Je vous ai tellement aimés, idéalisés, j’ai eu tellement d’attente. Et toi, j’ai eu des attentes envers toi, jusqu’à ce que je lise ton dernier email. J’ai espéré que tu évolues un peu. C’est fini. Je passe à autre chose.

Mon Unité Parentale

28 novembre 2007

Today, my colleague told me that he thought it affected my boss when I said that my parents were not there for me. It could, I don’t know. What I know is that it’s true.

What makes a parent ? Is it worry ? Love ? Communication, listening ? Is it what they teach ? Gifts ?

I don’t have a « parental unit ». I have a dad and I have a mom. Then there’s my mom’s boyfriend. All are separate, they are not united. My mom took care of me the best she could which at the time was in a non linear way. It wasn’t constant. My dad was never there and when he was I was afraid of him so I wouldn’t move or talk until I exploded. My mom’s boyfriend…well, I started getting along with him when I moved out of the house because he looked like he would cry, he was going to miss me. We just started to talk more…13 years later.

Worry is what my mom is good at. Love she can do, her boyfriend too. Communication and listening is a big ZERO except for the boyfriend who surprisingly will defend what I do or say once in a while. They taught me to be clean and work hard, appearance is everything (beurk). Gifts are unimportant in my opinion.

Where is dad ? Nowhere. He is or was a big wall of brick. You know it’s there when you crash into it.

He never calls not even on birthdays. He’s drunk every time I see him. Last time was an even bigger disappointment. My Sister said he wasn’t drinking anymore. AH. He was at the bar at noon when we met. The day went downhill from there.

My mom is also an alcoholic.

None of them were there in moments where I needed them when I was growing up. I’m still looking for them now…hm. Not there.

I think that caring, loving, respecting, worrying, wondering, hoping…is part of what makes a parent. Still looking…

Do I love them ? Not sure, really. When a child is young, his love for his parents is what is strongest, nothing can and should come between a parent and his child. I did love them. I was always worried about them, I missed my dad all the time. I can’t count the times I was hurt by what they did or said. My mom was MINE, she was the most important person in my life. But drinking came before me, before My Sister. I knew this before I was a teen. Work and drinking came before everything for my dad. I stopped being happy to see them. I started getting anxious when they were there.

Now I’m just plain fed up. I can’t take anything anymore. My dad yelling just isn’t right. My mom harassing me when she drinks. Feeling like I’m a failure because I’m not military or because I put limits so I can feel better instead of shutting up. Not good enough because they just won’t act like parents and put their foot down or be there.

All I ever wanted from them is to love me and accept me. I wanted them to be there for me. Not I being there for them. I wanted guidance, respect, kindness.

Instead I don’t talk to my dad anymore. And I see my mom rarely. I’ll probably spend Christmas alone. Am I sad ? Yes.

I’m sad I had to be an adult before my time. I’m sad about getting beaten, yelled at, treated badly in many ways. I’m sad that my dad isn’t able to show me he loves me. I’m sad I’m often in relationships with guys who are like them : they won’t listen, they act like they don’t care about me, they harass me, etc.

I am sad. All the time.