Les résolutions : un désir d'auto-actualisation

Ma liste de résolutions se trouve sur mon autre blog : https://pandabox33.wordpress.com

Je continue mes efforts à ne pas manger de chips, les Doritos en particulier. Je vais essayer de manger moins de popcorn même si c’est meilleur pour la santé. J’utilise le popcorn comme substitut. Il faudrait que je regarde pourquoi ça me prend ces fringales-là.

Je continue l’exercice parce que ça me fais tellement du bien ! Ça m’aide à dormir, ça me donne de l’énergie, ça me fait sentir mieux dans mon corps. J’aime avoir du fun avec mes activités. Alors, je continue le zumba et le pilates. Et je choisis mes instructeurs pour le toning, l’aérobie. L’instructeur fait la différence. Ça continue d’être le YMCA parce que c’est communautaire et que j’appuie leurs valeurs et leur façon de faire.

Je me pèse chaque semaine avant le cours de pilates du samedi matin et mon post s’appelle Samedi en Forme. Mon premier est ici : https://pandabox33.wordpress.com/2010/01/02/samedi-en-forme/

Je vais poster sur des thèmes aussi. Le Mardi Muet (une photo), le Lundi Reconnaissant (liste de choses positives pour démarrer la semaine), le Show and Tell du mercredi (photo de quelque chose que je présente) et je vais participer au IComLeavWe au moins dix fois dans l’année.

Je continue à boire moins de liqueur (Coke). Quand je vais en boire (du McDo sans Coke c’est de l’hérésie), je vais boire un petit Coke régulier au lieu du Coke Zéro format moyen. Quand je bois du régulier, je vais moins à la toilette après et je mange moins parce que le sucre fait arriver le signal de satiété plus vite.

Ah oui, je continue avec le chocolat noir. J’ai acheté des chocolats la semaine passée et je n’avais pas remarqué qu’ils étaient au lait. Je suis passée à travers la première journée…Alors que quand c’est du noir, j’en mange un ou deux morceaux et je n’en peux plus.

Et je vais m’acheter des lunettes…argh. C’est une grosse dépense mais qui s’avère nécessaire, ma vue a beaucoup baissé. J’avais des lunettes mais elles sont dégueu. Elles servaient à voir de loin alors je les mettaient peu. Mais, là, ça s’en vient ridicule. Une situation au travail m’a forcée à regarder la réalité ! Héhé

Et là, après avoir remis tous mes travaux de psychologie de la personnalité, je m’enligne vers le cours de psychopathologie. Et, je vais continuer d’être honnête envers moi-même, envers les autres. Je vais continuer de prendre soin de moi, de m’occuper de mes bobos. Et je vais continuer de faire des efforts avec mes amis…tout le monde sait combien c’est dur d’appeler quand on besoin d’aide. C’est la même chose pour les autres !

Blues

19 février 2005

Je suis assise dans ma cuisine. J’écoute Carmina Consoli en attendant que mes biscuits finissent de cuire. Ces biscuits, je ne les mangerai probablement pas, je les vendrai et je les donnerai. Je fais de bons biscuits. En fait, mes biscuits sont excellents. Pourquoi, ne les mangent-je pas ? Parce que je n’ai jamais faim pour ce que je me fais quand je suis seule.

De toute façon, je n’ai pas très faim en général. Je ne suis pas anorexique. J’ai presque mon poids santé, mais, pas tout à fait. Mais, mon poids est stable depuis 2000. Ce soir, aujourd’hui, toute la semaine, ce mois-ci, cette année, je suis triste.

Mes amis ne savent plus quoi faire pour me rendre « mieux ». C’est mon meilleur ami qui m’a donné cet ordi. Mais, rien ne me fait rire comme avant. Rien ne peut me rendre mieux.

En 2004, et en ce début de 2005, j’ai rencontré l’amour et je l’ai perdu, j’ai eu un avortement, j’ai travaillé jusqu’à en perdre l’esprit, j’ai eu un coup de foudre qui s’est soldé par un échec, j’ai tout donné jusqu’à ne rien garder pour moi, je me suis fait mal à la cheville et j’ai dû arrêter toutes mes activités sportives, j’ai fait le deuil de ma relation avec ma sœur, mon meilleur ami s’est fait une blonde, ma chatte de dix ans est morte, j’ai retrouvé mon ex et je l’ai reperdu, j’ai passé les Fêtes seule.

Ma vie est chaotique. Les seuls succès que je remporte sont au travail. Mon estime est à zéro, mon énergie est à zéro, je ne m’en vais nulle part. Les seuls hommes qui s’intéressent à moi veulent mon corps, celui qui m’aime a peur de moi, les autres sont intimidés. Je suis seule. Seule dans mon emploi. Seule dans ma vie. Seule à vivre comme je vis, toujours à travailler comme une dingue puis, à être zombie chez moi.

Je n’ai pas envie de sortir et je n’ai pas envie de nouveaux amis. Je vais passer à travers de ce que je vis comme je passe à travers tout. Mais, je trouve ça dur. Je suis déçue. Je suis triste. Je me sens lourde à l’intérieur de moi. Je me sens comme si je ne serai plus jamais la même, comme si je ne serai plus capable de croire quelqu’un. C’est déjà tellement difficile de trouver quelqu’un. Quand on finit par rencontrer la bonne personne, on s’aperçoit trop vite que tout n’est que mirage. Le voile tombe, il faut déjà partir.

Je n’en peux plus d’être adulte. Je n’en peux plus de ne plus savoir c’est quoi l’amour, de me poser des questions, de tout analyser. Je voudrais seulement aimer et vivre. Je veux vivre mes rêves. Je ne veux pas savoir que j’ai une amie qui n’aime plus son chum mais qu’elle reste avec lui quand même. Je ne veux plus savoir que mon ami n’a jamais su c’était quoi être amoureux et qu’il fait semblant d’être amoureux. Je ne veux plus savoir que mon autre ami n’aime pas sa blonde mais qu’il reste avec parce qu’ils ont une belle complicité. C’est trop dur ! Je veux croire à l’amour ! Je le veux, moi, l’amour ! Je veux être aimée et je veux aimer !

Et, pourquoi je ne l’aurais pas ? Je mérite d’être aimée. Je ne vois pas pourquoi un homme ne m’aimerait pas, un jour, comme je suis. Malgré mes défauts. Et, avec mes qualités. Je trouve juste ça long d’attendre et de repousser, de ne pas avoir le goût. Je suis jolie, intelligente, passionnée, aimante, pétillante, cultivée, bonne communicatrice, dynamique, pleine d’humour… Je suis créative, bonne cuisinière, bilingue, je suis une peintre colorée, je dessine bien, je m’intéresse à plein de choses, je suis sportive en autant que ça soit individuel…

Pourquoi, hein, pourquoi un gars ne s’intéresserait pas à moi ? Je suis grognonne le matin; si je ne connais pas la personne, je ne veux pas qu’elle me demande comment ça va; je ne suis pas diplomate, je suis exigeante avec moi et les autres, je suis intolérante envers ceux qui ne « sont pas capables », ceux qui sont profonds comme une casserole et j’ai ben de la misère avec ceux qui pensent juste à voyager.

Je suis déprimée en automne, agressive en hiver, irritable au printemps et pas si pire en été. Je ne sais jamais ce que je veux, je suis contradictoire, j’aime, j’aime pas, je suis stressée.

À part les décisions professionnelles ça fait des mois que je ne me fais plus confiance pour prendre une décision. Je ne fais confiance à personne parce que je ne les connais pas et je ne veux pas les connaître parce que les gens me déçoivent.

Finalement, ma vie m’épuise. Je m’épuise.

Oui, je vois une psy. Ça ne m’aide pas vraiment à voir plus clair dans mes relations amoureuses. Juste à respirer par le nez une fois de temps à temps. C’est de famille virer sur le top. Ma mère m’a déjà lancé un poulet qu’elle venait de faire cuire parce que je riais d’elle. Quand j’étais plus jeune, et moins stable, j’ai déjà lancé des ciseaux. Et un cadre. Je ne fais plus ça, je considère que :

1. C’est dangereux;

2. C’est du chantage émotionnel;

3. Je pourrais me ramasser dans le trouble.

4. Je pourrais tuer quelqu’un.

Dépression saisonnière

Je pense que c’est la deuxième année où je ne souffre pas de dépression saisonnière. Habituellement, ça m’arrive en automne et au printemps. C’est une période pénible où je vais mal dormir, être irritable, déprimée, épuisée pendant quelques semaines.

Mais, là, je suis heureuse que l’automne arrive. Je respire l’air frais, je m’en délecte. J’admire les couleurs dans les arbres. Je suis contente de pouvoir porter mon manteau et mon foulard et j’ai déjà sorti mes mitaines. La noirceur ne m’appesantis plus. Pour moi, l’obscurité du matin, ça veut dire que la journée est à moi et que j’ai tout le temps du monde pour niaiser sur internet, bloguer, cuisiner, prendre ma douche, m’habiller, aller au gym. Et l’obscurité de la fin d’après-midi veut dire que c’est enfin la fin de la journée et que je peux souper tranquillement, vérifier mes statistiques de fréquentation, boire une tisane, mettre mon pyjama, préparer mes choses pour le lendemain, lire et…délice…aller me coucher.

Je ne sais pas à quoi est dû ce changement d’humeur. C’est peut-être parce que je vais au gym. Ça me donne de l’énergie, ça me réveille. Je respire mieux, je suis moins emprisonnée dans ma cage thoracique. Mon corps se sent plein de vitalité. Je me sens forte.

Quoiqu’il en soit, je suis bien heureuse de ne plus vivre ça à part moins bien dormir parfois. Mais comme j’ai lu hier « it is only a moment, it is not the rest of your life, this too shall pass ».

Entre le high et le down

Même si ça va bien, que je suis stable, que je n’ai plus d’épisodes, j’ai quand même des « tendances ».

Si je regarde la façon dont je vis ma vie, on dirait que je suis sur un high. Si je ne me regardais pas aller, si je n’étais pas consciente de ce que je fais et ressens, je ne m’en rendrais pas compte.

J’ai tendance à vouloir en faire trop. Je fais mille choses à la fois. Si je ne fais pas attention, je remplis mon horaire de toutes sortes d’activités et il faut que je rush. J’ai de la misère à dormir. Je suis donc fatiguée et je deviens irritable…et déraisonnable. Je pense que c’est la déraison qui commence tout ! La déraison me pousse à en prendre plus que je peux faire. Elle me pousse à tout vouloir faire parfaitement. Elle me pousse à ne jamais arrêter.

Si je regarde mes blog posts des années passées, il est clair que la tendance était au down. Dormir des heures même l’après-midi. Être dans le brouillard, triste. Les pensées qui fixent sur le négatif. Ne pas avoir d’énergie. L’exercice physique a changé ça. Dès que j’ai recommencé à aller au gym, ça a démarré mon cerveau et mon corps.

Un ou l’autre n’est jamais facile à admettre parce que je sais que je ne suis pas high ni down. Mais, objectivement, on pourrait dire que les signes sont là. C’est à moi de peser sur la pédale pour ralentir, respirer, me poser des questions, prendre du repos.