Le monde peut arrêter de tourner, j’ai mon café


J’arrête par là 15 minutes, une demi-heure, je prends un muffin top ou une galette, un café pour emporter, je feuillette le journal pour me désoler de l’état du monde. Je passe dire bonjour, pour me convaincre que j’existe, parce qu’on me sourit et…pour le café évidemment.

On a l’air content de me voir et voir la propriétaire et les employés…eh bien, ça me soulage. Je suis convaincue que le monde n’est pas plein de méchants ! Je suis émerveillée de voir autant de gens extraordinaires au même endroit. Je ressors un poids de moins sur les épaules, je vais travailler tranquille.

Ou bien j’y passe un temps fou à lire en buvant un latte. Je regarde les gens, je regarde les employés travailler, je regarde les décorations. C’est le seul endroit où je tolère quelqu’un que je ne connais pas à ma table. Je ne m’y sens pas menacée. Ni par les habitués, ni par les nouveaux clients. Je sais que je peux dire bonjour, parler sans qu’on m’arrache la tête, sans que quelqu’un soit déplaisant ou déplacé.

Il y a quelque chose de magique dans ce café-là. Un peu comme si c’était l’atelier du Père Noël. La terre tourne mieux quand on y croit. C’est la même chose avec Lefebvre et Filles (et gars maintenant). Ma planète tourne pas mal plusse rond quand j’y crois. Et j’y crois parce que je vois : la gentillesse, la créativité inspirée, le rire, l’entraide, l’humanité.

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