Non, c’est NON


Je savais qu’il y avait quelque chose que tu n’avais pas compris vu que tu m’avais appelée, hier.
Ce que je t’ai raconté c’était pour que tu me laisses tranquille.

Tu as fait le post-mortem de notre « relation ». Il n’y a pas eu de relation sauf dans ta tête. Mais, j’ai accepté le post-mortem. Tu es un collègue sympathique et tu aurais été un ami charmant. Mais ton entêtement à voir une relation possible entre nous deux, à voir des signes d’encouragement de ma part où il y a de la politesse et de la sympathie et surtout le fait que tu passes par-dessus mes objections et mes refus d’avoir ces relations-là avec toi rendent cette amitié-là impossible et la relation de collègue de plus en plus difficile.

C’est NON.
Et ce n’est pas un chevalier dont j’ai besoin, c’est d’un ami qui revient à ses sens ! J’ai 33 ans, bonyenne. Le courant qui passe, dont tu m’as parlé est de la sympathie, pas de l’attirance. Et si toi, tu veux une p’tite pitoune ou une femme plus jeune, moi aussi je veux un gars plus jeune. Je veux aussi un gars qui va comprendre que quand je dis non, c’est non. Et ça me prend plus que des beaux bras pour que j’ai envie de faire ma vie avec un gars. Je veux me marier un jour, avoir des enfants. Ça va me prendre plus que des beaux bras et du délire.

Une fois que je te dis non ou que je te dis que c’est impossible, j’assume que tu as compris. Je continue à être fine parce que j’assume que c’est rentré dans ta tête. Je suis gentille avec tous les gars que je croise chaque jour. J’apporte des biscuits aux fêtes. Je suis souriante et je parle avec les gens. Je ne suis intéressée à personne. Je ne suis pas disponible pour personne.

Alors, arrête. J’ai été gentille parce que pour moi tu représentes le père que je n’ai jamais eu, je te trouvais fin et drôle et attachant. Sans plus. Ton attirance pour moi rends présentement toute relation impossible.

Force-moi pas à continuer comme ça. Pour le moment c’est chiant. Mais si tu continues à m’envoyer des courriels, des photos et que je continue à me demander chaque fois quelle insanité je vais avoir à lire, je vais devoir passer à une autre étape que tu n’aimeras pas et moi non plus.

Descends de ton nuage où tu es monté seul et où je ne me trouve pas, où je ne me suis jamais trouvée.

Je n’aime pas du tout cette situation. Si tu espérais me sauver, tu m’as au contraire chrissé dedans jusqu’au cou. Comment tu penses que ça commence ? Ben, avec un gars qui veut pas décrocher, des fois. Pis moi qui essaie de lui faire comprendre le mot NON.

Cette fois-ci, le gars va comprendre parce que c’est ça. Ok ? Tu vas comprendre, hein ? Tu vas concilier tes deux parties, le jumeau délinquant et le jumeau angélique et vous allez voir que c’est impossible, que j’ai dit non et vous allez être gentils, bouder un peu et revenir au gars super que j’ai connu avant le printemps.

Commentaires fermés sur Non, c’est NON

Classé dans La vie de célibataire, Travail

Les commentaires sont fermés.